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Enfants

Sur un laps de temps d’à peine 15 jours, deux enfants qui me sont chers ont été confrontés à l’expérience de la mort.
L’une, Eya, en découvrant que la guerre tue les hommes, et l’autre, Kim, en ayant la douleur de perdre son grand-père.
A chaque, fois, il faut chercher au plus profond de soi les mots qui ne consoleront pas vraiment, mais qui ne les enfermeront pas dans le désespoir.
A chaque fois, ce sont des moments graves, des conversations profondes, des échanges essentiels…
La seule chose importante, ce sont ces mots de Kim alors que je lui disais que j’ai bien conscience que tout ce que je peux dire ne le consolera pas du chagrin qu’il ressent en ce moment:
Si. Tu m’as fais du bien. 
J’espère que le mots que nous avons partagés feront leur chemin en lui  pour longtemps…

Martine Bernier

1

Toutes les personnes qui ont des enfants chez elles à demeure ou ponctuellement, savent que l’opération rangement n’est pas ce qu’il y a de plus simple.
Vous avez beau installer des coffres à jouets et autres boîtes de rangement, il y a toujours quelque chose qui ne trouve pas sa place.
Comme nous ne disposons pas des talents de Mary Poppins et que nous aimons en général faire place nette après le temps du jeu, il faut trouver des solutions, si possible ludiques.
J’en ai trouvé une que les enfants découvriront dans quelques semaines: le tapis-sac de rangement.4
Le principe est simple.
Quand vous l’ouvrez, il devient un tapis sur lequel ils peuvent jouer.
Pour ma part, j’en ai choisi deux qui peuvent être coloriés avec les feutres spéciaux joints à l’envoi.
Quand les enfants en ont assez de leurs couleurs, le tapis passe dans la machine à laver et en sort avec les dessins d’origine, neutres, prêts à être colorés.
2Une fois que les jeux sont finis, vous tirez sur les cordons et vous obtenez un baluchon qu’ils peuvent emporter où ils le veulent.
Et le tour est joué!
Enfin… en principe.
Je précise que je ne les ai pas encore testés sur mes petits-enfants!
Ca ne saurait tarder…

Martine Bernier

Nawee est celui de mes petits-enfants qui a la personnalité la plus complexe.
A 2 ans et quelques mois, il balade son sourire et son regard  amusé en ne cédant pas aux sirènes des adultes.
Nawee n’est pas un enfant qui vous court dans les bras à chaque visite: il s’apprivoise.
C’est ainsi que, depuis son arrivée, nous nous observons.
Intrigué par mon Capitaine, il entretient une relation mêlée de jeux et de respect avec lui.
Il sait qu’avec ce géant barbu, il peut compter sur un compagnon de jeux, mais qu’il y a des limites à ne pas franchir.

Par rapport à moi, les choses sont plus délicates.
Lors de nos visites, jusqu’à la fin de l’année dernière, il s’est contenté de m’approcher de temps en temps, m’offrant des touches de tendresse aussi rares que précieuses.
Je ne l’ai pas forcé.
Mon idée était plutôt d’essayer de comprendre son fonctionnement et de trouver le terrain sur lequel je pourrais le rejoindre.
Hier était donc un jour important pour moi: la petite famille venait passer la journée au Nid…. et j’avais bien l’intention de consacrer l’essentiel de mon temps aux trois petits, et  à ce petit bonhomme en particulier.

J’ai donc bien réfléchi en préparant des jeux qui pourraient l’intéresser.
Je m’attendais à capter son attention quelques instants avant qu’il ne reprenne sa vie de petit aventurier… et c’est tout l’inverse qui s’est produit.
Allez savoir pourquoi: le déclic semble avoir eu lieu.
Toute la journée, Nawee s’est intéressé à ce que je lui proposais, a accepté de jouer,  a demandé lui-même à venir sur mes genoux, m’a même réservé des gestes de tendresse auxquels il ne m’avait pas habituée jusqu’ici.
Un cadeau… un véritable cadeau!

Sous l’oeil de sa maman et de son papa, j’ai  savouré cette journée…
Et je garde en mémoire un moment très drôle: un moment de jeux un peu particulier.
Imaginez un fauteuil prévu en principe pour une personne, mais doté deux larges accoudoirs.
La place principale me revient.
Sur l’accoudoir de gauche: Kim, 10 ans, un peu à l’étroit, mais qui assure qu’il ne bougera pas!
A ma gauche, Nawee, blotti contre moi.
Pour couronner le tout, Pomme, qui n’ayant aucune envie de ne pas être de la partie, a sauté elle aussi sur le fauteuil et s’est faufilée derrière Nawee, bien décidée à rester en place.
Et , en face de nous, sur le sol, installé dans son siège, Timoté, neuf mois, commentant la scène avec de joyeux gazouillis.
Un mille-feuille de bonheur…

Martine Bernier