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Eya

La chasse aux oeufs en chocolat a eu lieu ce samedi, dans le jardin du Grand Nid…
Eya et Aurélien ont couru sous la pluie tandis que nous étions cinq adultes à les regarder depuis la véranda en compagnie de bébé Lou…
Ce fut une délicieuse journée…
Eya, 7 ans, et Aurélien, 4 ans, ont joué sans interruption sans le moindre accrochage.
Le théâtre de marionnettes et les retrouvailles avec les Polly Pocket d’autrefois ont occupé tout leur temps…
A tel point qu’Aurélien a trouvé plutôt intéressant de découvrir « un jeu de filles »…

Martine Péters

Eya, 7 ans, me confie qu’elle est contente que je l’aie abonnée à Epistoire.com, ce service qui fait parvenir des histoires aux enfants par la poste, mais qu’elle a un problème: il n’y a pas d’images!
Nous entamons donc une longue conversation au restaurant où nous fêtons les anniversaires de sa maman et de son papyno.
– Tu sais, les images, c’est bien, mais quand il n’y en a pas, cela te permet d’ouvrir toutes les portes de ton imagination. Tu peux imaginer les personnages, des lieux, et c’est souvent mieux encore que les dessins…
– Oui, mais moi, je préfère…
– Je comprends… tu es encore un peu petite, je pense. J’aimerais bien que tu me racontes le livre que tu as le plus aimé jusqu’ici.
Et la voilà qu’elle se lance dans le récit d’une merveilleuse histoire où il est question de Dame Hiver et de deux soeurs aux caractères bien différents.
Par ses mots et la passion qu’elle met à raconter, elle nous entraîne dans son histoire avec elle.
Un moment un peu magique…
Lorsqu’elle a terminé, je lui souffle:
– Et bien tu vois, tu as tellement bien raconté que nous n’avons pas eu besoin d’images pour tout imaginer…
De retour à la maison, nous partons dans de longues conversations au cours desquelles elle me demande de lui raconter des anecdote concernant mes grands-mères.
C’est toujours amusant, joyeux, léger… mais je lui fais également passer le message que même si ma grand-mère maternelle était sévère, elle n’en était pas moins aimante et attentive. Sans jamais tomber dans le gagatisme.
Ces conversations semblent lui apporter des éléments positifs puisque, à chaque fois, elle me réentraîne sur ce terrain.
Au fil de nos échanges, je lui confie:
– Ma grand-mère était comme cela: elle aimait ou elle n’aimait pas… et elle le disait!
Songeuse, Eya, assise à califourchon sur mes genoux, me dit:
– Je me demande si elle m’aurait aimée…
– Je pense que oui. Elle n’aurait pas aimé quand tu fais des caprices, mais elle te l’aurait dit. Et tu aurais fait comme tous les enfants qui l’approchaient: tu aurais évité de refaire deux fois les mêmes bêtises devant elle! Elle savait fixer les limites.
– Qu’est-ce qu’elle aurait fait si elle m’avait rencontrée?
– Elle t’aurait regardée, l’air de ne pas y toucher, et puis vous auriez un peu parlé… et vous vous seriez habituées l’une à l’autre. 

Je suis assez frappée de voir que cette petite fille d’aujourd’hui semble fascinée par cette femme d’hier, à travers ce que je lui en raconte.
C’est à la fois drôle et émouvant…

Martine Péters





La période des fêtes s’est terminée mercredi pour nous, avec le délicieux Petit Noël d’Eya,  7 ans, qui était absente le soir du réveillon.
Une journée formidable, joyeuse et tendre, riche en surprises.
Heureuse de ses cadeaux, Eya n’a cependant pas oublié Martin, ma fameuse marionnette-ânon qu’elle adore enfiler au bout de ma main pour entamer avec lui des dialogues  farfelus.
Dialogues qui déclenchent immanquablement son rire dont je ne me lasse pas!
Dans l’après-midi, après que Eya et moi ayons improvisé un petit duo chant-guitare pour mon Capitaine, avec une chanson de Noël qu’elle avait apprise à l’école, ce dernier, sa fille et son compagnon ont réclamé à cors et à cris la chanson que j’ai écrite voici quelques années pour mon cher  grand homme.
Le hic, c’est que je ne chante plus en public, n’étant pas satisfaite de ma voix.
Eya est alors venue me voir et m’a demandé si je voulais bien la chanter pour elle. 
Je lui ai expliqué que non, pas en direct, mais que si elle le voulait je pouvais lui faire entendre l’enregistrement de cette chanson, ce qu’elle a accepté avec enthousiasme.
Direction mon bureau où je lui ai diffusé le morceau.
Elle m’a regardé ahurie:
– C’est toi qui a inventé la chanson?
– Oui.
– Et c’est toi qui chantes?
– Oui, oui…
– Et c’est une chanson pour Papy?
– Re oui oui!
Mais… c’est beau!
 
En fin de journée, assise à côté de moi sur le canapé, elle a commencé à taquiner Martin en traçant sur sa tablette de dessins effaçables une série de coeurs entourant son prénom et celui d’un certain Auguste.
Ce qui n’a bien sûr pas manqué de déclencher le désespoir de Martin qui caresse depuis longtemps le rêve d’épouser un jour son Eya… bien que nous lui ayons expliqué que cela paraissait très improbable.
Après avoir joué un long moment, la petite me regarde et me glisse quelque chose à l’oreille.
Comme je n’ai pas compris ce qu’elle me disait, dans mon fouillis de cheveux, elle répète, sur un ton plus audible:
– Tu sais, Auguste ne veut pas de moi… Je crois que je vais devoir passer à autre chose…
Elle a le regard tout triste.
Elle me parle d’Auguste depuis des années déjà, et je sais qu’il compte beaucoup pour elle.
Pauvre petite Eya qui découvre déjà les affres de l’amour…
– Ne sois pas triste. Tu vas rencontrer un jour un autre garçon que tu aimeras très fort et qui t’aimera aussi. Moi aussi, comme je crois pratiquement toutes les filles, j’ai eu des déceptions, je me suis trompée. Et puis un jour, j’ai rencontré mon Prince Charmant!
A ce moment, mon Capitaine entre dans la pièce.
Eya et moi échangeons un regard complice:
– C’est lui ton Prince Charmant?
Voui. Mon Papy Charmant! 
Elle a ri et a ajouté:
– Et tu lui écris des chansons… 

Martine Péters