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Fondation Gianadda

Un bel artiste s’est éteint le 14 septembre dernier…
Sam Szafran était l’un des rois du pastel et de l’aquarelle, un peintre plein d’originalité que j’avais découvert grâce à la Fondation Gianadda.
J’aimais me perdre dans ses jungles et ses escaliers, et j’apprécie la beauté du pavillon qu’il a peint à la fondation…

Mon ami Jean m’a envoyé ce week-end un essai qu’il vient de terminer.
Une perle de drôlerie et de bon-sens qui mériterait d’être publiée et lue par le plus grand nombre…

Ce week-end, j’ai passé un long moment en conférence vidéo avec Aurore, ma fillotte de Bretagne qui vit désormais dans le Sud.
Une vrai bonheur: cela ne nous était pas arrivé depuis longtemps, et les nouvelles qu’elle avait à m’apprendre étaient toutes excellentes!
Si tout se passe comme nous l’espérons, elle devrait venir passer quelques jours au Grand Nid avec son conjoint que nous nous réjouissons de rencontrer.
L’automne sera riche…

Martine Péters 


Rodin et Giacometti dévoilent leurs secrets à la Fondation Gianadda

Auguste Rodin et Alberto Giacometti sont deux habitués de la Fondation Gianadda. Mais jamais, ici comme ailleurs, ils n’avaient été réunis pour une exposition destinée à mettre en lumière et à commenter la résonnance possible entre l’œuvre des deux artistes. C’est ce défi que s’est fixé la fondation de Martigny, à découvrir dès le 27 juin.

Alberto Giacometti n’a jamais rencontré Auguste Rodin. Lorsqu’il est arrivé à Paris en 1922, Rodin était décédé depuis cinq ans. Mais l’œuvre du Maître reste un modèle pour la sculpture moderne. Les biographes de l’artiste suisse racontent qu’il a lu plusieurs ouvrages sur Rodin dans sa jeunesse. A l’âge de 14 ans, en1915, alors qu’il voyageait pour la première fois de sa vie, il était entré dans une librairie et avait acheté un livre sur le travail de Rodin. Un livre si cher qu’il ne lui restait plus d’argent pour payer sa pension, le soir, ce qui lui a valu de devoir reprendre sa route de nuit, à pied dans les Alpes, en plein mois de décembre …

Une immersion au cœur de deux univers

Plus de cent ans plus tard, grâce à son partenariat avec le Musée Rodin et la Fondation Giacometti, à Paris, la Fondation Gianadda réunit des œuvres de ces deux génies si inspirés et si différents l’un de l’autre. Les thèmes de l’exposition portent sur l’étude et la comparaison de leur travail, en s’attardant notamment sur le modelé, les groupes, la référence à l’art ancien, le socle, la déformation, etc. L’un des points forts de l’exposition est la double présence des deux versions iconiques de  L’Homme qui marcheréalisées par Rodin en 1907 et par Giacometti en 1960, qui révèlent plusieurs points communs. Plus qu’une simple exposition, c’est à un véritable cours d’histoire de l’Art que nous convient les organisateurs en réunissant et en expliquant quelque 130 œuvres qui se retrouvent pour la première fois face à face… Une rencontre exceptionnelle entre deux monstres sacrés.

Martine Péters

L’exposition « Rodin – Giacometti » est à visiter du 27 juin au 24 novembre 2019 tous les jours de 9h00 à 19h00 à la Fondation Gianadda, à Martigny.

 

 

Cet article est paru dans le numéro de juin 2019 du magazine suisse Générations que vous pouvez retrouver à l’adresse suivante:
https://www.generations-plus.ch

6. peinture 202 x 125, 19 juin 2017

1. Peinture 202 x 125, 19 juin 2017 Acrylique sur toile, 202 x 125 cm Photo ©DR ©2018, ProLitteris, Zurich

Les œuvres de Pierre Soulages marqueront de leur élégant mystère les murs de la Fondation Gianadda dès le 15 juin. Une ode à la couleur noire, porteuse de vie et de lumière.

 

Pierre Soulages est un peintre de l’abstraction, de ceux qui ont choisi de ne pas représenter ce qui nous entoure, mais d’explorer le cœur de la peinture en elle-même. En collaboration avec le Centre Pompidou, la Fondation Gianadda propose une rétrospective retraçant le parcours de cet artiste majeur de notre époque.

Les premières œuvres réalisées autour des années 50, utilisent des matériaux inattendus comme le brou de noix ou le goudron. Le ton est alors donné: dès ses débuts Soulages est déjà en marge.
Cette particularité ne fera que s’accentuer par la suite.
Tout au long de son évolution artistique il restera fidèle à sa conviction: pour lui, « une peinture est un tout organisé, un ensemble de formes sur lequel viennent se faire ou se défaire les sens qu’on lui prête. » 

La dernière partie de l’exposition s’attarde sur la période allant de 1979 à nos jours, durant laquelle Pierre Soulages s’engage dans ce qu’il va appeler « l’Outrenoir », un univers qui dépasse les frontières de la couleur. Cette nouvelle technique utilisant la résine, consiste à recouvrir l’intégralité de la toile de noir et à travailler la matière pour jouer avec la lumière en introduisant une vie et une force nouvelles à ses tableaux.  Le peintre va travailler toute sa vie sur l’art de peindre dans des tonalités sombres, tout en y introduisant des contrastes et des effets lumineux réfléchis par la surface du noir.
Ces toiles charbonneuses constituent un voyage interpellant, parfaitement en adéquation avec le but que s’est toujours fixé cet artiste atypique: toucher les sensibilités sans passer par la représentation.

Martine Bernier

Pierre Soulages, du 15 juin au 25 novembre 2018, à la Fondation Pierre Gianadda, à Martigny.  http://www.gianadda.ch

 

Cet article est paru dans le numéro de juin du magazine Générations:https://www.generations-plus.ch/?q=magazine