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Gastronomie

Depuis que j’ai commencé cette trilogie d’articles sur quelques-unes des gourmandises pour lesquelles j’ai ou j’ai eu un faible dans mes trois pays d’origine et d’adoption, j’ai l’impression de faire un remake de l’excellent « Tour de Gaule » d’Astérix et Obélix!
Il y aurait quantité de mets qui mériteraient d’être encore citées…
Aujourd’hui, je termine mon périple avec la France où je vais me concentrer sur mes viennoiseries et les pâtisseries favorites.
Il y a bien longtemps, dans une autre vie, j’ai découvert, dans le Maine-et- Loire, une viennoiserie irrésistible: le croissant aux amandes.
Je parle du vrai, riche en amandes, en crème d’amande et en sucre… tout ce qu’il faut en principe éviter!
Comme il s’agit d’une véritable bombe calorique, j’en ai consommé peu…  mais chaque fois avec ravissement et presque sans remords!
Impossible aussi de zapper les éclairs au café, aussi appelés éclairs au moka ou les chouquettes, véritable trésor national qui fait partie du quotidien de la vie française…
Oui, je sais… le sucre, c’est mal.
Raison pour laquelle ces merveilles sont ancrées dans mes fantasmes, mais rarement dans mes menus.
Cela ne m’empêche pas de penser à elles avec envie… 
Mon petit-fils et moi partageons la même tendresse pour les mini chaussons aux pommes qui occupent la table de nos petits-déjeuners lorsqu’il nous rend visite. 
Notre boulanger les réalise à la perfection… et ils me rappellent au passage les fameuses « gosettes » belges!
Les pommes sont également les stars de la tarte que je préfère: la tarte aux pommes. 
Qu’elle soit réalisée à la française ou à la suisse allemande, elle me fait chavirer… particulièrement lorsqu’elle est réalisée par nos soins (ou plutôt par ceux de mon Capitaine), avec, si possible, les pommes du jardin.
Et lorsque, en prime, elle cache des raisins secs sous la couche de fruits, je suis au nirvana! 
Enfin presque.
Je pourrais citer encore tant de douceurs sucrées… mais la dernière de cette petite liste est une nouvelle venue dans mon panorama culinaire.
Je l’ai découverte… samedi dernier, chez un couple d’amis.
Pour accompagner le sorbet aux framboises du jardin que nous a servi la maîtresse de maison en fin de repas, elle nous a proposé une brioche à la frangipane.
Une pâte légère,  fourrée de pâte d’amande… une révélation.
Cette brioche ponctuait un repas généreux en douce compagnie, et illustrait à elle seule combien un mets délicat peut ajouter une note chaleureuse à un moment parfait.
Quel que soit le pays!

MP
 





Une amie m’a laissé un petit message, après l’Ecriplume d’hier.
Elle m’y disait que ce texte lui avait mis l’eau à la bouche, et me demandait si j’avais trouvé en Suisse et en France des « gourmandises » aussi séduisantes… insistant sur le fait que « tes lecteurs Suisses et Français vont prendre la mouche si tu ne parles pas de leur gastronomie! »

Comme mon intention n’est pas de briser le coeur de qui que ce soit, je reprends la plume (le clavier, en l’occurence) pour commencer par la Suisse.
Les viennoiseries et autres pâtisseries que j’ai rencontrées en Suisse sont très différentes de celles que je connaissais en Belgique.
Il faut dire que ces dernières ont un avantage que les autres n’ont pas: elles réveillent chez mes papilles le souvenirs de saveurs d’enfance.
J’ai cependant eu quelques surprises qui m’ont réjouie pendant toutes ces années passées dans ce magnifique pays de montagnes.
La première n’est pas sucrée, mais provient bel et bien d’une boulangerie.
Il s’agit du pain de seigle, véritable institution en Valais.
Il fait partie du patrimoine culinaire Suisse… et quiconque en a dégusté ne fut-ce qu’une fois dans sa vie y revient, pour peu qu’il ait été réalisé dans les règles de l’art par les mains expertes d’un bon artisan. 
Simplement beurré ou pour accompagner un plat de charcuterie ou de fromage, c’est un véritable délice…
Mais puisque mon intention était plutôt sucrée au départ, je dois avouer que ce qui fut mon régal lors des repas festif a été la Forêt Noire… de la Migros.
La Migros étant, pour ceux qui l’ignoreraient, une grande surface mythique en Suisse.
Oui, je sais: la Forêt Noire est un gâteau allemand.
Au cours d’un voyage de presse, j’ai d’ailleurs eu l’occasion de savourer la version originelle, à Baden Baden, excellente.
Mais celle de la Migros restera dans ma mémoire  comme étant plus légère et tout aussi  savoureuse.
D’ailleurs, quand mon fils a envie de me faire plaisir, il en glisse une dans sa voiture avant de venir passer le week-end avec nous!
Autre délice, à mes yeux du moins: la tarte aux noix des Grisons.
Irrésistible…
Impossible de ne pas parler d’un lieu que j’aimais beaucoup: la confiserie et salon de thé Zurcher, à Montreux.
Là, même les réfractaires à la pâtisserie et au chocolat ne peuvent que fondre… hélas uniquement sur le plan figuré, pour ma part.
Ma préférence allait vers leur glace vanille, plaisir que je ne m’accordais que très, très rarement, mais qui me laisse un souvenir impérissable.
Je crois que j’aimais autant la délicatesse du cadre et de la vaisselle que le contenu des coupes…
En Suisse, dans certaines régions, le carnaval est une institution.
C’est aussi la période de tous les dangers pour ceux qui ont tendance à grossir…
Difficile de résister aux « merveilles », ces beignets en pâte très fine, croustillants et saupoudrés de sucre glace.
Et puis… mon chouchou entre tous, qui est un plat salé, je sais, mais auquel je voue une tendresse particulière pour les souvenirs merveilleux qui lui sont associés en compagnie de mon Capitaine: les filets de perches du Léman.
Mon Capitaine vous dirait d’ailleurs que nous allions les manger autant du côté français que du côté suisse, l’important étant que les perches proviennent dudit lac…. et que nous les partagions ensemble!

Promis, la prochaine fois, la France sera à l’honneur elle aussi!

Martine Péters

 

 

Dans l’une de nos conversations, ma maman de coeur m’a expliqué avoir dû décommander un repas prévu avec l’une de ses amies dans un restaurant où elles espéraient déguster des « jets de houblon ».
Jets de houblon?
Késako?
J’ai beau avoir vécu en Belgique, je n’avais jamais entendu parler de ce produit du terroir typiquement belge, extrêmement rare.
Il s’agit des petites pousses qui apparaissent à la base de la plante peu avant l’arrivée du printemps.
Certains agriculteurs font l’effort de les récolter à la main pour les vendre… et ils ont du mérite lorsque l’on sait qu’une grosse souche de houblon ne produira qu’environ trente grammes de ces pousses délicates.
Inutile de préciser que, aussi rares voir plus que les truffes, ces pousses fragiles sont chères.
Aux enchères, il leur arrive de flirter avec le prix de 1600 euros le kilo!
Le goût se situe entre l’asperge blanche et le salsifis, dit-on.
Une saveur subtile dont les gourmets raffolent, guettant l’arrivée des jets de houblon avec impatience.
Et bien sûr, ils restent discrets sur le sujet: il est des histoires belge qui ne se racontent pas…

Martine Péters