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Humeur

Mardi matin.
Je me remets d’un assaut aussi violent que passager de la part d’un virus très antipathique qui passait par là. 
Bien décidée à passer une meilleure journée que la précédente, j’ouvre les stores en m’attendant à voir, si pas un franc soleil, du moins de la lumière.
Mais… non.
Stores ouverts, il fait aussi sombre que s’ils étaient restés fermés.
Le temps passe… 
Huit heures et toujours pas un peu de clarté.
Le verdict est tombé: nous allons avoir droit à une météo tristounette et bien de saison, qui va mettre mes poules et mon Mogwaï de mauvaise humeur.
Je n’y coupe pas.
Pomme sort pour sa balade matinale et revient au pas de course en me lançant un regard noir.
Pour elle, je suis apparemment responsable du temps qu’il fait et qui ne lui plaît pas du tout.
Même topo chez mes poulettes qui n’ont aucune envie de se lever.
Je les pose sur le sol, leur propose des assiettes bien remplies contenant trois sortes de graines appétissantes, dans l’espoir de les amadouer… mais, peine perdue, elles s’éloignent en se dandinant et en lançant des « pôôôôt » réprobateurs.
Bon. Soit.
Du travail m’attend.
Vive la joie de vivre naturelle des animaux lorsqu’ils sont confrontés à la pluie!
Rien de tel pour le moral!
Je suis rentrée plutôt amusée.
Entre mon bichon boudeur et mes poules outrées, je suis gâtée!

Martine Péters

J’ai toujours eu horreur de l’expression « faits divers ».
J’ai détesté les couvrir en tant que journaliste, lorsque je travaillais pour un grand quotidien.
Car même si le public en est friand, il y a toujours un drame et une souffrance terrible dans ces histoires d’accidents, de crimes, etc.

Depuis quelques jours, la Haute Saône où nous habitons désormais est traumatisée par une affaire tragique, la disparition d’une lumineuse jeune femme de 29 ans partie faire son jogging samedi matin.
Son corps calciné a été retrouvé, plongeant la région dans le chagrin, l’horreur et l’indignation.
Ce crime s’est passé dans la ville où habitent mes beaux-parents.
Tout le monde semble s’y connaître et pleure cette disparition incompréhensible.

Pour les médias, très vite, il n’a plus été question que de « disparition d’une joggeuse ».
Le titre et le vocabulaire  deviennent réducteurs, froids, mais on  parle de « l’affaire » chaque jour.
Comme à chaque fois dans ces cas-là, je pense aux parents, au conjoint, à la famille, aux amis, au cauchemar épouvantable qui est le leur.
Et je me dis qu’un peu plus de tact dans les mots choisis pour parler de ce sujet si sensible serait bienvenu…
J’apprécie d’autant plus  Gilles Bouleau,  présentateur du journal de TF1, qui fait toujours preuve de délicatesse dans le traitement de ses sujets.

Aujourd’hui, la région est dans l’attente d’une avancée de l’enquête.
Et s’associe à la douleur d’une famille déchirée.

Martine Bernier

 

Comme pas mal de gens en cette période, je reçois dans la semaine un courrier m’informant que j’ai payé trop d’impôts et que, ô bonheur, je vais être remboursée.
Pour ce faire, je dois faire parvenir un numéro de compte à mon interlocutrice.
Hop, hop!
Chose dite, chose faite par mail .
Je croyais l’affaire entendue lorsqu’une réponse m’arrive par courrier électronique, me demandant s’il serait possible de fournir un numéro de compte sur lequel apparaîtrait également le nom de mon Capitaine.
Voui, nous sommes mariés, mais nous ne portons pas le même nom.
J’appelle donc mon interlocutrice pour lui expliquer que, non, je ne peux lui donner ce qu’elle souhaite, mais que, comme elle a pu le constater, c’est de ce compte que partent les virements.
Donc… tout est logique.
Enfin… logique pour moi, mais pas pour ceux qui ont conçu le programme informatique gérant ce domaine.
Pour eux comme pour ceux qui ont conçu nos lois et ceux qui estiment sans doute qu’il ne vaut pas la peine d’ajuster ce point de droit, c’est le nom du mari qui prime, égalité des droits ou pas.
– Et bien, mince… c’est le genre de choses qui me révolte!

Mon interlocutrice avait un débit de paroles assez lent et a eu l’air assez perplexe:
– Ah bon?
– Oui. Vous êtes une femme, vous aussi. Cela ne vous irrite pas de voir que nous n’existons pour ainsi dire pas aux yeux de la législation, y compris si c’est nous qui réglons nos factures?
– C’est vrai… maintenant que vous me le dites… c’est un peu énervant.
– Hum… un peu… le mot est faible.
– Ecoutez, j’ai une solution: ma collègue va effectuer le remboursement à la main et utilisera les coordonnées que vous m’avez fournies. Mais chaque année, si vous devez être remboursée, il faudra savoir que vous devrez me retéléphoner pour me redonner ce numéro de compte.

Je n’ai pas demandé s’il ne serait pas plus simple de le conserver dans notre dossier.
Je me suis contentée d’opiner:
– Très bien. Cela me permettra de prendre de vos nouvelles. Et vous, de m’entendre vitupérer contre le système!

Non mais!
« Nous » n’est pas constitué d’une seule personne mais bien d’un « Je » et d’un autre « Je », si je ne m’abuse?

Martine Bernier