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Humeur

Les grandes crises sont toujours révélatrices des caractères de chacun.
Celle liée au coronavirus n’échappe pas à la règle.
En première ligne, il y a celles et ceux, remarquables, qui soignent, qui sauvent des vies, qui  supportent une charge de travail inouïe et des horaires d’enfer. 
 Il y a également celles et ceux, remarquables eux aussi, sans lesquels le monde ne tournerait pas, que ce soit dans les domaines du maintien de l’ordre, de la sécurité, des transports, de l’entretien des villes, de l’alimentation, du commerce, de la production etc.

Puis il y a la grande majorité d’entre nous, les confinés disciplinés, qui font la seule chose possible et essentielle pour participer  à l’effort collectif: rester chez soi.  

Et enfin il y a les innommables, ceux qui se moquent de tout et qui ne veulent en faire qu’à leur tête quitte à mettre les autres en danger, ceux qui estiment que leur confort et leur bien-être passent avant tout.
Les actualités en ont montré une belle brochette, ces derniers jours, et continuent à le faire. 
Ceux dont les discours et les actes  nous font bouillir le sang.

Et il y a pire encore… ceux qui forcent les voitures des soignants pour leur voler des masques dont l’optique d’un juteux commerce parallèle de cette denrée trop rares et vitales pour les soignants qu’ils mettent en danger sans remord.

Je souhaite une rapide greffe de cerveau et éventuellement de coeur aux spécimens de ces deux dernières catégories, révoltants représentants de la nature humaine dans ce qu’elle a de plus désolant.

Et j’envoie une pensée très tendre à Manu Dibango, ce merveilleux humain, brillant saxophoniste, qui nous a quittés cette semaine, emporté par ce virus… 

Martine Péters

Mardi matin.
Je me remets d’un assaut aussi violent que passager de la part d’un virus très antipathique qui passait par là. 
Bien décidée à passer une meilleure journée que la précédente, j’ouvre les stores en m’attendant à voir, si pas un franc soleil, du moins de la lumière.
Mais… non.
Stores ouverts, il fait aussi sombre que s’ils étaient restés fermés.
Le temps passe… 
Huit heures et toujours pas un peu de clarté.
Le verdict est tombé: nous allons avoir droit à une météo tristounette et bien de saison, qui va mettre mes poules et mon Mogwaï de mauvaise humeur.
Je n’y coupe pas.
Pomme sort pour sa balade matinale et revient au pas de course en me lançant un regard noir.
Pour elle, je suis apparemment responsable du temps qu’il fait et qui ne lui plaît pas du tout.
Même topo chez mes poulettes qui n’ont aucune envie de se lever.
Je les pose sur le sol, leur propose des assiettes bien remplies contenant trois sortes de graines appétissantes, dans l’espoir de les amadouer… mais, peine perdue, elles s’éloignent en se dandinant et en lançant des « pôôôôt » réprobateurs.
Bon. Soit.
Du travail m’attend.
Vive la joie de vivre naturelle des animaux lorsqu’ils sont confrontés à la pluie!
Rien de tel pour le moral!
Je suis rentrée plutôt amusée.
Entre mon bichon boudeur et mes poules outrées, je suis gâtée!

Martine Péters

J’ai toujours eu horreur de l’expression « faits divers ».
J’ai détesté les couvrir en tant que journaliste, lorsque je travaillais pour un grand quotidien.
Car même si le public en est friand, il y a toujours un drame et une souffrance terrible dans ces histoires d’accidents, de crimes, etc.

Depuis quelques jours, la Haute Saône où nous habitons désormais est traumatisée par une affaire tragique, la disparition d’une lumineuse jeune femme de 29 ans partie faire son jogging samedi matin.
Son corps calciné a été retrouvé, plongeant la région dans le chagrin, l’horreur et l’indignation.
Ce crime s’est passé dans la ville où habitent mes beaux-parents.
Tout le monde semble s’y connaître et pleure cette disparition incompréhensible.

Pour les médias, très vite, il n’a plus été question que de « disparition d’une joggeuse ».
Le titre et le vocabulaire  deviennent réducteurs, froids, mais on  parle de « l’affaire » chaque jour.
Comme à chaque fois dans ces cas-là, je pense aux parents, au conjoint, à la famille, aux amis, au cauchemar épouvantable qui est le leur.
Et je me dis qu’un peu plus de tact dans les mots choisis pour parler de ce sujet si sensible serait bienvenu…
J’apprécie d’autant plus  Gilles Bouleau,  présentateur du journal de TF1, qui fait toujours preuve de délicatesse dans le traitement de ses sujets.

Aujourd’hui, la région est dans l’attente d’une avancée de l’enquête.
Et s’associe à la douleur d’une famille déchirée.

Martine Bernier