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Intimité

Le mariage de nos enfants est un événement unique pour tous les parents.
Celui de mon fils aîné n’a pas fait exception à la règle…
Même s’il ne s’agissait pour l’instant que de la cérémonie civile, j’en garde un grand sentiment d’émotion.
Des mariés radieux, des familles heureuses, un rayon de soleil déchirant le ciel au moment des photos alors qu’il a plu toute la semaine, une soirée chaleureuse: ce fut un joli jour…

Martine Bernier

Aujourd’hui est un jour important: mon fils aîné, Sébastien, et sa compagne, Magaly, se marient civilement.
La deuxième partie de leur mariage aura lieu l’an prochain.
Après de longues années de vie commune et avec la venue proche d’un petit bout d’homme qui agrandira la famille en octobre, le moment est donc venu pour eux de franchir le pas!

Dans quelques heures, nous nous trouverons dans cette même belle salle où mon Capitaine et moi nous nous sommes dit oui l’an dernier.
Un lieu particulier pour nous…
Cette fois, c’est au tour des enfants de franchir le pas.
Cette année est une année magique pour eux: un mariage, un bébé…
Ils n’oublieront pas 2014… et nous non plus!
Les éléments qui jalonnent la vie d’une famille sont des perles que nous enfilons une à une sur un collier très spécial.
Je sais que, ce matin, Magaly doit être joyeuse et émue et que, tout à l’heure, apparaîtra une future maman belle et radieuse.
Je sais aussi que Sébastien est très investi dans ce premier grand événement, heureux de voir sa vie se transformer peu à peu.

Dans la salle, mon second fils, notre Fleur d’Asie, Kim et notre petit Tanawee seront à nos côtés.
Tanawee, mon merveilleux petit-fils, bébé rieur et joyeux, et Kim, l’aîné des presque quatre enfants de la famille.
Une jolie famille dont je suis fière, qui s’apprête à vivre un beau moment et à savourer une étape importante…

Martine Bernier

De temps en temps, lorsque la conversation s’y prête, mon Capitaine me raconte des anecdotes vécues tout au long de sa carrière militaire.
Hier, il m’a parlé de trois hommes dont il garde un souvenir précis.
A l’époque, il était adjudant et chef de section.
Parmi ses responsabilités, il  devait entraîner ses hommes à effectuer une épreuve collective: une course de 12 km avec sac et arme, course  suivie d’un tir de combat.
Tout au long des entraînements au cours desquels, bien sûr, il courait avec eux, il apportait beaucoup de soin à soutenir trois jeunes soldats  moins résistants que les autres.
Des « ventres mous », dit-on à l’Armée…
Ils avaient beaucoup de peine à tenir la distance, se fatiguaient plus vite que les autres.
Celui qui m’accompagne les encourageait, les faisait courir en tête du peloton.
Il était important pour lui de ne pas les laisser à la traîne, de les valoriser.

Le jour de l’épreuve, la course commence.
Mais à mi-distance, mon Capitaine est pris d’une faiblesse ponctuelle au point qu’il n’arrive plus à courir et qu’il avance en marchant.
En y repensant, il explique  sobrement « avoir coulé une bielle ».
C’est alors que ses trois  « ventres mous » sont intervenus.
Le reste, c’est lui qui le raconte:
« Ils se sont regroupés autour de moi, m’ont encouragé et ne m’ont plus lâché.
Ils m’ont soutenu, m’ont permis de surmonter ce moment de fatigue à tel point que nous avons même réussi à rattraper le gros du peloton ensemble. »
Il s’est tu, le regard au loin, dans ses souvenirs.
Ces trois-là, il ne les oubliera pas.
Et ajoute:  « Ils ont ‘sauvé mon honneur, ce jour là ».

Martine Bernier