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Jardin

Ce matin, je vous emmène dans notre jardin…
Ou du moins dans une petite partie du  jardin, la roseraie et le verger n’étant pas tout à fait encore en tenue de printemps pour le moment!

Ecriplume


 

Lorsque mon Capitaine m’a parlé du coin de Franche-Comté où il me proposait de vivre, il m’a expliqué qu’il y pleuvait souvent.
Ce qui, pour moi, était loin d’être un problème: non seulement j’aime la pluie mais, de plus, j’ai conscience qu’elle est plus précieuse que jamais à une époque où l’eau se raréfie.
Si les étés passés ici sont aussi secs qu’ailleurs, il faut avouer qu’en effet, l’automne et l’hiver sont copieusement arrosés.
Les matins où, en sortant m’occuper des poules, j’ai tendance à pester contre ces averses à répétition qui occupent les journées, j’ai aussi une pensée émue pour la nappe phréatique  et pour la rivière reconnaissantes.

Depuis que mes Boulettes ont droit à un abri de luxe, elles y passent leurs journées dans un confort qui ne les laisse pas indifférentes.
J’ai rarement vu des poules aussi détendues!
A chaque fois que je les laisse après m’en être occupé, je me dirige vers la roseraie.
Plusieurs jours par semaine, il fait gris et il pleut.
Et pourtant… elle est belle.
Mon Capitaine a passé beaucoup de temps à enrichir la terre et à planter les  derniers arrivés, ces jours-ci.
Tout est soigné, propre…
Et mes protégés, tous fraîchement taillés, ont  pratiquement tous commencé leur mise en feuilles.
Certains sont un peu moins avancés que d’autres, mais ils sont pleins de promesses.
Je les surveille, les encourage… le printemps n’est pas loin!

Martine Péters

 

Lorsque les deux derniers rosiers commandés ces derniers jours seront arrivés et plantés, il y aura 61 rosiers autour de nous.
Pour le moment!
Cinquante-neuf sont placés dans la roseraie proprement dite.
Le soixantième, que mon Capitaine avait ramené de Poligny, veille sur les ceps de vigne.
Quant au soixante et unième, il était jusqu’ici le mal-aimé de la bande.
Planté sur l’avant de la maison par mon Capitaine bien longtemps avant notre rencontre, ce rosier grimpant rouge s’épanouissait à la « va-comme-je-te-pousse » sur le côté route où nous n’allons jamais ou presque.
Le premier été passé ici, je ne me souviens pas l’avoir vu en fleurs: l’été était déjà largement entamé lorsque nous sommes arrivés, et nous avions beaucoup de choses à faire et à penser. 
L’année suivante, la roseraie commençait à se planter…
Je me suis investie dans cette aventure avec mon Capitaine, et j’ai commencé à apprendre, à étudier.
L’an passé enfin, j’ai vu fleurir ce vaillant rosier, que je me suis décidée à le prendre en photo.
Ses fleurs n’ont pas de parfum et… je ne raffole pas de leur couleur.
Mais ces derniers jours, alors que je venais de terminer la taille de mes rosiers, j’ai pensé à ce pauvre abandonné auquel personne ne s’intéressait.
Cette semaine, je suis allée le voir… et j’ai découvert avec horreur qu’il était étouffé par des lianes, envahi de fougères fanées se décomposant sur ses branches, et cerné par les branches d’un frêne qui s’était invité dans son périmètre où il poussait allègrement.
Pauvre rosier… il ne méritait pas cela, d’autant que plusieurs de ses branches n’étaient plus que du bois mort.
J’ai été chercher mon sécateur, un coupe-branche, et j’ai informé mon Capitaine que j’allais m’attaquer à la taille.
Je suis plutôt du genre à longuement observer avant de couper un petit bout de quoi que ce soit.
Là, il était urgent d’agir, et de manière drastique. 
En  une demi-heure, j’avais dégagé une bonne partie des lianes, expédié le bois mort hors du périmètre, dégagé les fougères décomposées et taillé le rosier pour lui permettre de refleurir de plus belle à la belle saison.
Venu contrôler l’ampleur des éventuels dégâts, mon Capitaine a semblé satisfait de mon oeuvre et m’a aidée à terminer le nettoyage de la place.
Je suis repartie avec le sentiment du devoir accompli.
Le cinquante-neuvième rosier a eu droit aux même soins que ses cousins.
Et pendant que je m’occupais de lui, plusieurs nouveaux venus,  parmi lesquels Glamis Castle, Constanze Mozart  et Sophie Rochas faisaient leur entrée dans la roseraie, de l’autre côté de la maison.
Des perles venues de France, du Royaume-Uni et d’Allemagne, que j’ai choisies avec soin…
Les suivants arriveront ces prochains jours. 
Si tout se passe aussi bien que l’année dernière, le jardin sera magnifique en période de floraison…

Martine Péters

Glamis Castel