août 2019
L M M J V S D
« Juil    
 1234
567891011
12131415161718
19202122232425
262728293031  

Catégories

Catégories

Jardin

Scepter d’Isle
Olivia Rose Austin

Cette météo boîte à surprises dont nous bénéficions depuis le début de l’été alterne en permanence grosses chaleurs, pluies, jours plus doux, re-chaleur, orages, re-pluie…
Un temps qui plaît visiblement au jardin.
Nous sommes à la mi-août, et depuis le début du mois de mai les roses n’ont cessé de fleurir.
A tel point que certains rosiers en sont à leur quatrième floraison de l’année… 
Certains d’entre eux refleurissent alors qu’ils ne sont censés le faire qu’une fois par an.
Un soir de la semaine dernière, alors que la nuit n’était pas encore tombée, j’ai été frappée par les couleurs de la roseraie…

Olivia Rose Austin

Les couleurs, pastel pour la plupart, sont d’une pureté et d’une fraîcheur sublimes…
Mieux encore: les parfums sont beaucoup plus présents qu’ils ne l’étaient jusqu’ici, sans doute bridés par la chaleur.

Parmi ces parfums , l’un des plus captivant est celui de la très belle Jude The Obscure .

Jude The Obscure

Fruité et puissant, il est l’un des plus marquants de la roseraie.
J’aime les teintes si particulières des rosiers anglais, et les grandes fleurs en coupe généreuse de celui-ci.
Il possède un coeur  tirant légèrement sur l’abricot, et des pétales allant du jaune beurre au jaune tendre en passant, pour certains, au blanc crémeux.
autant de nuances qui en fait un rosier de charme rempli de surprise.
Il n’aime pas trop la pluie mais reprend ses forces dès le retour du soleil.
Certains disent que son parfum est proche de celui de la goyave et du vin doux. 
J’ai beau fouiller ma mémoire, je ne me souviens pas avoir humé de la goyave un jour…
Mais une chose est sûre: j’ai pas mal voyagé, visité des jardins magnifiques et des lieux inoubliables… mais ce jardin dans lequel se réunissent ces merveilleux rosiers parmi lesquels celui-ci, m’offre chaque jour un enchantement perpétuel…

Martine Péters

Fin d’après-midi.
En ces jours de grande canicule, j’ai attendu en vain que les températures baissent pour m’occuper de deux de mes protégés les plus fragiles.
Il s’agit de deux petits rosiers d’intérieur que nous avons replantés dans un grand  pot pour leur permettre de poursuivre leur vie à l’extérieur en été, et à l’intérieur en hiver.
Plusieurs personnes m’avaient mises en garde: ces rosiers ne survivent pas à leur première floraison, me disait-on, et n’étaient pas faits pour être gardés.
Mais à force d’assister aux cycles de vie des hôtes de la roseraie, j’avais conclu que ces réflexions n’étaient pas forcément fondées.
J’ai donc décidé de leur offrir les mêmes soins que ceux que je réserve à mes rosiers anglais et autres.
Taillés, bichonnés, les mini rosiers ont commencé leur vie dehors dès le printemps.
Les débuts furent difficiles: j’en ai perdu  un tandis que les deux autres me paraissaient très faibles.
Mais finalement… ils ont repris du poil de la bête et sont actuellement en fleurs, tous les deux.

L’un blanc et l’autre rose…
Ce jour-là donc, je me suis installée près d’eux pour ôter les fleurs et les feuilles fanées, et pour m’occuper des oeillets.
C’est là que j’ai été happée par plusieurs parfums différents apportée par un très léger souffle de vent.
Ceux de la lavande, de la menthe, de roses…
C’était… magique.
Un peu plus tard, j’ai remarqué que le troène est en bouton et qu’il sera en fleurs dans quelques jours.
Là aussi, ce sera un grand moment.
Loin des odeurs des pots d’échappement, ce jardin est un écrin de douceur, de beauté et de senteurs… un havre.

Martine Péters

 

Je vous parle beaucoup de jardin et de rosiers, en ce moment.
Normal: c’est la saison!
Peut-être faites-vous partie vous aussi de celles et ceux qui souhaitent mettre dans leurs plantations des petits panneaux ou étiquettes indiquant les noms de chaque plante.
C’est ce que je fais avec mes rosiers.
Mais j’ai très vite été confrontée au problème que nous rencontrons à peu près tous dans ce cas: quel support choisir?
J’ai tout essayé: ceux en plastique (jaunes et très laids) dans lesquels vous glissez un morceau de papier ou de carton sur lequel vous avez soigneusement écrit le nom en question.
A la première averse, même si votre étiquette a été plastifiée, elle gondole et n’est plus présentable.
Je suis passée à quelques supports en métal adoptant le même principe… et rencontrant le même problème dès que le temps devient humide.
Je suis ensuite passée aux supports en bois fin surmonté d’une mini ardoise sur lesquelles vous écrivez au feutre indélébile.
C’est ce que j’ai préféré.
Seul souci: ils ne résistent pas non plus aux intempéries, se cassant au bout de quelque temps.
Je me suis rabattue sur des étiquettes blanches courtes sur pattes, sans beaucoup d’espoir.
Et c’est après en avoir équipé chacun de mes rosiers que j’ai découvert sur internet une idée nettement plus adaptée.
Il s’agissait de prendre un morceau de branche, d’ôter un copeau de bois sur le côté pour pouvoir y inscrire le nom en question, et de le planter près de la plante.
J’ai montré l’idée à mon Capitaine.
Un peu plus tard, il revenait avec deux propositions: l’une était exactement conforme à ce que je lui avais expliqué, et l’autre était un morceau de branche taillé pointu d’un côté et fendu sur sa largeur à l’autre bout.

Dans l’encoche, il avait glissé l’étiquette que j’avais réalisée auparavant.
Le résultat est complètement adapté à mes attente!
Naturel, discret et pratique.
Arès avoir été vérifier ce matin si les étiquettes avaient supporté les pluies, d’hier, le résultat est probant: par une n’a souffert.
Et si cela devait changer au fil du temps… elles ne seraient pas compliquées à changer!

Martine Péters