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Langue francaise

Durant mes 18 premières années passées en Belgique, j’ignorais comme tout le monde que je pratiquais un belgicisme criant aux yeux du reste du monde, sauf dans le Nord de la France.
Dans les conversations, le verbe « savoir » était très souvent utilisé à la place de « pouvoir », m’a-t-on fait remarquer bien des années plus tard.
Du genre: « Tu sais me passer le pain? » ou « Sais-tu aller me chercher ma veste? ».
Tenant compte des remarques qui m’étaient faites, j’ai donc veillé à ne plus utiliser « savoir » à toutes les sauces.
Mais j’ai découvert récemment que ce belgicisme n’en est pas vraiment un.
Martin Francoeur, chroniqueur à « L-express.ca » expliquait dans un article 
passionnant que, sans en être conscients, les Belges sont en fait les derniers à utiliser le verbe savoir dans le sens qui a été le sien durant des siècles:   « Avant que cela devienne un belgicisme, l’emploi de «savoir» dans le sens d’«avoir la capacité de» ou de «pouvoir» était courant en français classique. Molière, par exemple, avait fait dire à son Tartuffe la célèbre réplique: «Couvrez ce sein que je ne saurais voir».
Ce que j’ai appris dans cet article m’a beaucoup intéressée…
Les pseudo failles de la langue ne sont pas forcément des erreurs de langage!

Martine Péters-Guédot 

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La sortie du Petit Larousse est chaque année un mini événement… que j’ai manqué en juin alors que nous débutions notre grande migration!
Je me rattrape aujourd’hui avec d’autant plus de conviction que 2018 est événementielle pour lui.
Cette année, pour le bicentenaire de cet incontournable dictionnaire, Larousse a sorti une édition exclusive célébrant cet anniversaire.
Notre dico bien-aimé s’enrichit ainsi de 150 nouveaux mots, sens et expressions, de 50 personnalités qui ont marqué ces dernières années, d’une lettre hommage à Pierre Larousse rédigée  par des élèves du collège de Toucy (village natal de Pierre Larousse) et imprimée sur les pages de garde, d’une couverture collector et de bonus numériques intégrés au Dictionnaire Internet.

Les planches illustrées restent l’un des joyaux de ce dictionnaire que nous devons à un homme étonnant, Pierre Larousse (1817-1875).
Comme beaucoup de ses contemporains nés dans ces années foisonnantes , il a cumulé les savoirs et a énormément apporté à la société et aux générations suivantes.
Il a pratiqué avec succès plusieurs métiers (grammairien, lexicographe et littérateur), puis éditeur, imprimeur, chef d’entreprise…), a édité de nombreux livres destinés à l’enseignement élémentaire, axant son travail sur l’idée qu’il fallait faire travailler l’esprit des élèves en les poussant à penser par eux-mêmes et à façonner leur propre jugement.
Sa manière de concevoir l’enseignement a séduit de nombreux instituteurs qui ont adopté sa méthode.

La particularité de son dictionnaire?
Il a immédiatement été tourné vers la langue contemporaine et vivante sous tous ses aspects et n’a plus cessé de le faire depuis.

Depuis sa création, il est entré dans la plupart des foyers, devenant une référence, et s’adaptant à la modernité en mettant son dictionnaire en ligne… et en offrant une carte d’activation jointe à l’édition 2018.

Au fil des années, j’ai conservé certaines de ses éditions prestigieuses.
Celle-ci en fera partie!

Martine Bernier

 

 

 

Nous savons tous ce qu’est un anagramme, qui consiste à créer un mot ou une phrase en reprenant, dans un autre ordre, les lettres d’origine.
Certains pensent que ce jeu de mots recèle des vérités cachées…
Ronsard y croyait, lui qui voyait, dans le prénom d’une femme à laquelle il était attachée,  Marie, le verbe aimer…

Dans le même sens, il y a également ceci:

– L‘aspirine est indispensable au Parisien.
– Un boulier  permet de ne pas oublier.
– 
Le chien aime sa  niche.
Grâce à leur pétrole, les émirats restent les maîtres.
Il ne veulent pas que la patrie ne soit qu’une partie d’un super état.
Au sénat, tous n’ont pas la santé.
La nuit unit les amants.
– Ceux qui meurent ne remuent plus.

 

Merci à l’auteur Thierry Leguay qui a réunit ces phrases dans son petit livre « Les Poules du couvent couvent: un régal!

Martine Bernier