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Lieux insolites

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Pougne-Hérisson, cela vous dit quelque chose?
Un village, dans les Deus-Sèvres, où les habitants semblent avoir un humour bien ancré.
Sa particularité?
Il s’est autoproclamé le « Nombril du Monde ».
Le nombril en question est une pierre sur laquelle a été fixée un rivet.
Et, dit-on, à partir de cette pierre sont nées les histoires du monde lors d »un ‘big-bang mythologique ».
Elle aurait été découverte par un aviateur américain, John Barney Fergusson, alors qu’il était parachuté lors du débarquement de 1944.
Avec sa découverte s’ouvrait l’ère de l’ombicologie moderne!

Mieux encore: un autre homme, Robert Jarry, sachant que la pierre est le lieu où la parole repose, décide de faire revenir toutes les histoires du monde à Poigne-Hérisson en construisant la machine à capter les mythes.
Hélas, trois fois hélas, la machine n’a jamais fonctionné de son vivant…
Aujourd’hui, elle est en état de marche, et attire de nombreux contes au Nombril du Monde.
Toute cette légende a été forgée par un conteur professionnel, Yannick Jaulin, en 1990.
Et sa farce a pris corps: depuis, les panneaux officiels de la DDE annoncent au bord des routes la présence de l’ombilic cosmique.
Mieux encore: un festival se déroules sur place tous les deux ans en été, et s’y côtoient des milliers de spectateurs et 150 artistes.
Je connaissais le Centre du Monde, voire même plusieurs Centres… mais pas son nombril.
Mais comment ai-je pu vivre dans une telle ignorance?!
Martine Bernier

Site du Nombril du Monde

5cdc6a5fb0ab25d08ddcb599fa6d847eLe désert d’Atacama…

648x415_fleurs-poussent-parc-llanos-challe-portes-desert-atacama-chili-5-novembre-2011Je ne le connais qu’à travers les textes de Pablo Neruda.
Je savais en revanche qu’une fois par an, ce désert aride du Chili se couvre de fleurs.
Cette année, deux floraisons ont eu lieu en raison des fortes chutes de pluie qui ont sévi sur la région.epalive881251
Le résultat a attiré des milliers de touristes venus admirer les millions de fleurs recouvrant ce sanctuaire de sable et de gravier.

Les photos donnent une idée de la beauté époustouflante de ce spectacle.

Et je pense à Neruda qui a tant aimé ces lieux…

Martine Bernier

 

ATACAMA

Intolérable voix, sel disséminé cendre substituée, thyrse noir avec sa perle extrême où la lune apparaît aveugle, en des couloirs de cuivre en deuil.

Quel matériel, quel cygne creux enfonce dans le sable son nu moribond et durcit sa clarté liquide et lente ?

Quel dur rayon brise son émeraudenamaqualand entre des pierres indomptables, cristallisant le sel perdu ?

Terre, terre sur la mer et sur l’air, sur le galop de l’amazone pleine de coraux :

grenier amoncelé où le blé dort dans cette racine tremblante de la cloche :

Ô mère de l’océan ! qui produit le jaspe dur, la silice dorée :

sur ta peau, pure peau de pain, loin des arbres de la forêt,

il n’y a rien hormis tes lignes de secret,

rien si ce n’est ton front de sable,

rien si ce n’est les nuits et les journées de l’homme,

mais auprès de la soif du chardon,

là où un papier s’enfonce oublié,

une pierre marque les berceaux profonds de l’épée et de la coupe

et signale les pieds endormis du calcium.

Pablo Neruda ( Chant général du Chili)

Paris monuments

En temps normal, il ne se visite pas.
Mais pour les Journées du Patrimoine, le réservoir du parc Montsouris, à Paris, a été accessible aux passionnés désireux de découvrir ce lieu « étrange et grandiose » que Léo Malet décrit dans son roman « les rats de Montsouris ».
Les touristes qui passent devant la butte rectangulaire recouverte de pelouse se demandent peut-être ce qui s’y cache.
Il s’agit de l’un des cinq réservoirs d’eau majeurs de la capitale française, et représente 20% de ses ressources en eau potable…pavillon-du-reservoir-montsouris-1194934274-1098919-300x224

Au cours de ces journées du patrimoine, qui ont eu lieu la semaine dernière, j’ai suivi un court reportage sur le lieu, et j’ai été envoûtée par la beauté de ce qui se trouve sous terre, à l’abri des regards.
Une cathédrale d’eau souterraine dont il était expliqué qu’elle est constituée de 1800 arches de pierres.
Lorsqu’il a été construit, de 1868 à 1873, ce superbe ouvrage était le plus grand du genre au monde, arborant fièrement ses 235 mètres de long sur 135 mètres de large, et son architecture taillée dans  les pierre des carrières du 14e siècle.
Des murs de 2 mètres d’épaisseur pour accueillir le précieux liquide.

Dans cette eau cristalline vivent encore des truites, véritables employées communales utilisées pour garantir la qualité de l’eau.
Leur présence relèvent d’ailleurs davantage de la tradition que de la nécessité…

Tous les ans,  le réservoir de Montsouris est vidé pour être entretenu et désinfecté, et l’eau est ici conservée à une température de 10 degrés.
Les fontainiers racontent que, sous les arches, ils observent des « marées basses et des marées hautes », aux heures de pointe de la consommation…
Si vous êtes proches de Paris et que ces réservoirs vous intéressent, vous ne pourrez donc pas visiter celui-ci, mais vous pourrez vous rabattre sur celui de la porte d’Arceuil.
Il propose désormais des visites pour le public et accueille un espace de sensibilisation et d’information sur l’eau à Paris.

Martine Bernier