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Lieux insolites

IMG_8230ssIl existe, dans le Sussex, une école réputée pour être celle de l’excellence en Angleterre: Christ Hospital.

Vous souvenez-vous de Poudlar, l’école d’Harry Potter?
Elle a été imaginée sur le modèle de Christ Hospital.
Cet établissement a été fondé en 1552 par Edouard VI, et accueille plus de 800 élèves.
Il y aurait des milliers de choses à en dire, mais je ne vais m’arrêter qu’aux particularités les plus flagrantes de l’endroit.
Le lieu est mythique, sidérant, complètement inattendu dans notre monde d’aujourd’hui.
écoleLa beauté et la majesté du site, des salles et  de l’architecture est à la hauteur de l’enseignement très complet, ouvert sur le monde et sur l’époque d’aujourd’hui, mais encadré de règles strictes.
Dans ce et endroit hors du temps, les élèves ont pour obligation de porter un uniforme dont le modèle, dit-on, n’a pas changé depuis la création de l’école.
Et là encore, dans une société où beaucoup de jeunes parlent de look, de marques et de mode, on pourrait imaginer que la pilule de l’uniforme passe mal.
Et bien pas du tout…
Ils sont fiers de le porter.
Désuet? Aucune importance.
Il marque leur appartenance à une institution qu’ils fréquentent en étant conscients qu’il s’agit d’un privilège.
JNew-senior-school-day-places-at-Christ-s-Hospital_articlelarge‘oubliais de préciser que les frais d’écolage s’élèvent à 40’000 euros par an.
Alors… réservé à une élite, l’enseignement de Christ Hospital?
Non, a répondu son directeur dans une interview récente.
Grâce à un système de solidarité auquel participent les anciens élèves, des jeunes dont les parents n’auraient à priori pas les moyens d’offrir cette école à leur enfant peuvent eux aussi intégrer les rangs de la prestigieuse institution.
Chapeau…

Martine Bernier

 

 

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Quand l’architecte Antti Lovag (né en 1920) construit une maison, il a l’art de s’arranger pour qu’elle sorte de l’ordinaire.
Sa grande spécialité, ce sont les maisons bulles, d’insolites maisons d’art tout en rondeurs, en harmonie…
C’est dans cette optique qu’il a bâti le Palais Bulles, en 1979, à Théoule-sur-Mer, dans les Alpes-Maritimes.
Une construction qui a duré cinq ans et qui fut la troisième de ce type qu’il a construite.
Mille fenêtres hublots, une salle de réception capable de recevoir 350 personnes assises, un salon panoramique, dix suites décorées chacune par des artistes contemporains, une piscine, des bassins, un amphithéâtre…  ce luxueux caprice commandé par Pierre Bernard est une performance.
Son propriétaire n’en a malheureusement  pas profité longtemps.
En 1991, il décède et la maison est rachetée par le couturier Pierre Cardin.
A chaque fois qu’un documentaire lui est consacrée, je suis intriguée.
Antti Lovag a toujours dit de lui que, plus qu’un architecte, il est « habitologue ».
Son but est de concevoir des maisons, mais aussi du mobilier adapté à la morphologie humaine.
Des formes sphériques, partout…
S’il suscite l’admiration, il a dû faire face également à des détracteurs virulents durant sa carrière.
Et pour cause… son univers est très éloigné de ce que nous connaissons au quotidien.
Pierre Cardin, de son côté, a acheté le Palais Bulles pour pouvoir offrir un cadre idéal aux oeuvres d’art qu’il collectionne depuis des années.
César disait de la demeure qu’elle était « une grande  sculpture habitable ».
Quand à son propriétaire, il estime qu’elle est la réplique du paradis tel qu’il l’imagine…

Martine Bernier

1914_PhotoJardin

Il y a environ 15 jours, je regardais un journal télévisé français lorsque j’ai été attirée par un reportage consacré à Chédigny.
L’endroit se trouve en Indre-et-Loire, et est le seul village de France à avoir reçu le label national: « Jardin remarquable ».
Jardin remarquable?
Au singulier?
Parlons-nous d’un jardin exceptionnel mis à la disposition du public?
Non…
Le reportage m’a appris que le village est considéré dans son entièreté comme un jardin.
En 1998, la municipalité a souhaité doter son village d’un petit quelque chose en plus.
Un cachet rural qui embellirait la vie de ses habitants tout en se créant une jolie réputation.
Pour cela, l’idée a été avancer de planter un peu partout des rosiers.
Le village a pu compter sur le savoir de quelques passionnés et connaisseurs en matière de roses.
La population leur a emboîté le pas et tous ont contribué à transformer le visage des rues en les rendant vertes et fleuries.
Plus de trottoirs, désormais, à Chédigny, mais des plantes vivaces et environ 600 rosiers, presque tous anciens, partout, des façades ornées de rosiers grimpants…
Le résultat est une petite merveille.
Et les habitants se sentent si bien dans leurs rues qu’elles sont devenues un lieu de rencontre.
Sans engager des frais exorbitants et sans chercher des idées révolutionnaires, le village est devenu une étape incontournable pour les personnes qui passent dans la région.
Douceur de vivre dans un écrin fleuri… l’idée est belle!

Martine Bernier