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Lire

La lecture à haute voix continue à l’être l’une des activités que nous pratiquons en soirée, mon Capitaine et moi.
Nous lisons tous deux d’autres ouvrages chacun pour soi, mais nous consacrons aussi quelques heure par semaine à cette autre forme de lecture qui nous permet de découvrir ensemble un livre que je choisis parce que je sais qu’il plaira à lui comme à moi. 
Après la biographie de Jane Austen que nous avons beaucoup aimée, je lui ai proposé un ouvrage de Didier van Cauwelaert.
Je savais qu’il serait intéressé autant que je le suis par le sujet abordé: « Les émotions cachées des plantes ».

Et je ne me suis pas trompée…
Dans cet ouvrage, l’auteur démontre que, en s’adaptant à leur environnement, en produisant des réponses adaptées aux événements qui les concernent, les plantes font preuve d’intelligence, ou du moins d’une certaine forme d’intelligence.
Il se base pour écrire ce livre, sur les travaux de la neurobiologie végétale menés à travers le monde, et nous entraîne dans un monde omniprésent sur notre planète… mais que le commun des mortels dont nous faisons partie connaît finalement très mal.
Un livre passionnant…

Martine Péters 

Nous sommes des centaines de milliers, voire plus, à ressentir la même impatience lorsque la sortie d’un nouvel album d’Astérix est annoncé.
J’avais adoré le dernier, en ayant toujours une immense pensée reconnaissante pour Goscinny et Uderzo qui ont créé là des personnages exceptionnels.
De passage au kiosque, j’ai donc acheté avec bonheur le nouvel album qui me tendait les bras: La fille de Vercingétorix.
Si le scénario est maigrichon, et les dessins parfois un peu éloignés des personnages de base (notamment au niveau des pirates), certains passages sont très drôles, le tout servi par une abondance de couleurs et de clin d’oeil.
Et finalement, c’est bien ce que l’on demande à nos irrésistibles moustachus: qu’ils nous fassent passer un bon moment!

Martine Péters

Je lis les ouvrages d’Amélie Nothomb depuis sa première parution.
Et j’attends toujours avec impatience et curiosité celui qui sort chaque année en été, et que je présente ensuite… sur Ecriplume!
Cette femme étonnante a le chic pour m’étonner.
Cette fois, elle a fait plus que cela.
Je n’ai pas voulu lire ou écouter les interviews qu’elle a données avant d’avoir lu son livre, afin que la surprise soit totale.
Je ne savais donc pas que, pour écrire Soif elle s’est glissée dans la peau de… Jésus.
Lorsque je l’ai compris, j’ai été extrêmement mal à l’aise.
Je n’avais pas envie de ce sujet, pas envie de lire ce qui nous avait été enseigné pendant des années, pas envie de revivre encore et encore le calvaire que l’on a fait endurer à cet homme.
Mais je me suis accrochée.
D’un bout à l’autre, le malaise par rapport au sujet ne m’a pas quittée.
Et pourtant, j’ai la sensation, à présent que je l’ai terminé, d’avoir lu un roman philosophique important  dans lequel l’auteure a mis beaucoup d’elle-même.
Elle s’est glissée dans la peau de Jésus à partir de son procès jusqu’à sa mort, en passant par l’épisode atroce de la crucifixion.
Et ce que dit le personnage est passionnant: ses analyses, ses réflexions, que ce soit sur Judas, sur l’incarnation, sur l’amour, sur les hommes, sur les choses de la vie qu’il a aimées (ah, le doux passage de la pluie sur le toit…), sur les phrases qui lui seront attribuées dans les Evangiles mais qu’il n’a pas prononcées…
J’ai refermé le livre avec le sentiment qu’il était différent des précédents, plus fort, plus profond.
Jésus, cet homme qui a vécu il y a si longtemps et que la tradition religieuse nous a présenté comme une lointaine icône, prend ici une dimension humaine qui le rend plus attachant encore.
J’ai aimé ce livre.
Et, étrangement, alors que je l’ai terminé depuis plusieurs heures, il continue à évoluer en moi.
Certaines phrases me reviennent, j’en relis des passages.
J’ai été très interpellée par celui consacré à Judas.
Et notamment par ceci « Si je n’avais fréquenté que les autres disciples, j’aurais peut-être oublié que j’étais venu pour des gens comme Judas: les problèmes vivants, les faiseurs d’embarras, ceux que Simon appelle les emmerdeurs. »

Martine Péters