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Littérature

Je connais Norah Lambelet Kraft depuis de longues années maintenant.
Cette femme courageuse, cultivée et très active a eu un destin hors normes, qu’elle vient de relater dans un livre inspirant: De flash en flash, de clin d’oeil en clins d’œil: Mes mille et une vies.
Je voulais vous faire partager ce que j’ai ressenti à la lecture de son ouvrage, en diffusant un article que j’ai eu le plaisir de lui consacrer, paru voici quelques semaines dans le magazine suisse Générations.

En Suisse romande et bien au-delà, Norah Lambelet Kraft est notamment connue pour avoir fondé en 2003  l’Ecole des Grands Parentsdevenue depuis « Etre grands-Parents… aujourd’hui ». Groupe autonome du Mouvement des Aînés Vaud, l’association offre toujours un programme riche en échanges et en activités, proposant aux grands-parents vaudois de partager leurs expériences et d’explorer des pistes de réflexion. 

Ceux qui fréquentent l’association et qui connaissent Norah Lambelet Kraft sont pourtant rares à savoir qu’elle a vécu une existence digne d’un livre d’aventures.  Elle la raconte aujourd’hui dans un ouvrage intitulé De flash en flash, de clin d’oeil en clins d’œil: Mes mille et une vies. Un livre à l’image de son auteure: bienveillant et inattendu.

D’Alexandrie à Paris, Philadelphie et Lausanne 

Cette promenade dans son passé, Norah a décidé de l’écrire à l’intention de ses enfants, de ses petits-enfants et de ses arrière-petits-enfants. Et c’est en réponse aux questions qu’ils lui ont posées qu’elle réexplore son chemin de vie à travers les anecdotes et les épisodes les plus marquants. De grands drames en grands bonheur, elle a frôlé la mort alors qu’elle n’était encore qu’une enfant, a eu trois identités, a posé ses valises dans quatre pays différents, et s’est épanouie autant dans ses activités professionnelles que dans sa vie de femme et de mère.

A l’une de ses petites-filles qui l’interrogeait sur le sujet, elle expliquait avoir créé l’Ecole des Grands-Parents parce que, à son avis… « on n’a jamais fini d’apprendre, dans la vie. » C’est sans doute cette philosophie qui lui a permis de tracer un parcours professionnel exceptionnel avec, à son actif, une multitude de titres parmi lesquels pédagogue, spécialiste de la petite enfance, conseillère éducative et intergénérationnelle, formatrice d’adultes, consultante, accompagnante, créatrice de nombreux projets d’accueil, d’éducation et d’enseignement tant aux Etats-Unis qu’en Suisse. 

Les différents chapitres de son livre nous entraînent en Egypte où elle est née, à Paris où elle a étudié, à Philadelphie où elle a séjourné avec son premier mari, et en Suisse, son port d’attache où elle a rencontré son deuxième époux et où habite toujours aujourd’hui. Chassée d’Alexandrie avec sa famille, elle a vécu l’exode des Juifs d’Egypte, les déchirures liées à l’exil, la maladie, les deuils: rien n’a été épargné à la jeune Norah à laquelle il a fallu beaucoup de courage pour tracer sa route. Son goût des autres, son sens de la famille et son amour de la vie lui ont permis de franchir les écueils et de connaître une existence exceptionnelle dont le récit sans lourdeur et parsemé de touches d’humour est une véritable ode à la vie. 

Martine Péters

« De flash en flash, de clin d’oeil en clins d’œil: Mes mille et une vies » est en vente sur le site Amazon.

Un jour après l’autre.
C’est la seule façon d’avancer lorsque l’on se sent mal.
C’est en tout cas la mienne.
Au cours de ces derniers jours, je réfléchis beaucoup.
J’ai dans mon entourage des personnes précieuses qui me sont d’un grand soutien, dont, en particulier, mon fils qui a connu mon frère et avec lequel je peux échanger de manière plus approfondie.
Je crois qu’il ressent comme moi le fait que cette épreuve si douloureuse nous enseigne certaines choses essentielles.

Sans qu’il y ait apparemment aucun lien, j’ai commandé deux livres en début de semaine.
L’un d’eux s’appelle « Les trente empereurs qui ont fait la Chine », de Bernard Brizay.
Mon but était d’en apprendre davantage sur l’histoire de ce pays sur lequel je travaille depuis quelques mois.
Et j’ai proposé à mon Capitaine quelque chose d’un peu particulier.
Plutôt que de lire chacun dans notre coin, je lui ai proposé de lui faire la lecture à haute voix.
Non seulement cela m’aiderait à fixer le texte dans ma mémoire mais, en plus, cela lui permettrait de profiter du livre… si cela l’intéressait, bien sûr.
Ca a été le cas.
J’ai donc commencé la lecture mardi soir. 
Etrangement, le deuxième chapitre était consacré non pas à un empereur mais… à Confucius.
Découvrir les pages qui lui sont dédiées m’a donné l’envie de le relire.
Je possède une version numérique du livre de base: « Les Entretiens de Confucius ».
Il se lit un peu comme se lit « Le Prophète », de Khalil Gibran, et l’enseignement qu’il diffuse est très riche, tout comme celui de Lao Tseu.
En consultant ce matin les ouvrages rassemblant une partie de leur sagesse, je me suis arrêtée sur ces phrases, trop souvent reproduites sur les réseaux sociaux, mais importantes:

– « Notre plus grande gloire n’est pas de ne jamais tomber, mais de nous relever à chaque fois que nous tombons. » Confucius.

– « La vie est un départ et la mort est un retour. » Lao Tseu 

Ce genre de maximes sont une aide…
Martine Péters

Chaque livre que je lis m’apporte quelque chose.
Il en est des livres comme des gens: certains nous déçoivent et prennent un autre chemin que le nôtre, d’autres nous suivent toute une vie durant, d’autres encore s’égarent, d’autres nous enchantent et nous offrent une nouvelle facette d’eux-mêmes à chaque retrouvailles.
Mais l’un d’eux m’a laissé un sentiment de malaise qui ne m’a jamais quittée.
J’étais à l’école, dans le années 1970, je crois.
Notre professeur nous a demandé de lire « Le Pays où l’on n’arrive jamais ». d’André Dhôtel
J’ai trouvé ce titre extraordinaire… et je me réjouissais de le découvrir.
Ce qui m’est arrivé ne m’est arrivé que deux fois dans ma vie… j’ai détesté ce livre.
Autant j’avais adoré son titre, autant l’histoire d’errance de Gaspard et de son ami fugueur m’a déçue.
Je m’étais imaginé quelque chose de très différent… 
La sensibilité de l’auteur ne correspondait pas à la mienne.
J’avais, je pense une attente beaucoup trop éloignée de la réalité du récit.
Comme j’étais très jeune, je me suis demandé avec inquiétude si cela marquerait la fin de mon goût pour la lecture…
J’ai lu le livre jusqu’au bout, comme cela nous avait été demandé, ayant à chaque page le sentiment de plus en plus fort de malaise, comme si je m’enfonçais dans une brousse inhospitalière.
Pourtant, cet ouvrage avait reçu le Prix Fémina et avait été un grand succès de librairie.
Beaucoup de mes camarades de classe l’avait d’ailleurs beaucoup aimé.
Mais j’avais sans doute besoin de réalité, pas de merveilleux…
Plusieurs fois par la suite, j’ai essayé de le relire avec le sentiment d’être passée à côté de quelque chose… et j’ai toujours été arrêtée dès les premières pages par le même sentiment de rejet.
Il a donc quitté ma vie.
Mais, étonnamment, des années plus tard, je pense toujours que ce titre est l’un des plus beaux que j’ai croisés…

Martine Péters