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Littérature

J’ai pris l’habitude de commencer mes journées très tôt en consacrant une petite heure à l’étude alors que je suis encore couchée.
En l’occurence, depuis quelques mois, je lis tout ce qui concerne le métier de l’édition, et j’apprends beaucoup grâce, notamment, aux instances professionnelles.
Hier matin, en consultant le site du Syndicat national de l’édition, j’ai découvert ceci:

Il y a environ 10 000 éditeurs en France… Cette densité est voisine de celle de nombreux pays d’Europe. Bien sûr, il y a les « grandes maisons » – 20 éditeurs ont plus de 5 000 titres chacun – et il y a les « petites structures éditoriales » – environ 5 000 éditeurs ont moins de 10 titres chacun.

Dans mon cas, je ne publie que mes propres ouvrages, écrits seule ou éventuellement à quatre mains comme ce sera le cas pour l’un d’eux actuellement en cours de rédaction.
Sortir un livre est donc plus long puisque  je dois l’écrire et l’illustrer.
Mais je me suis fixé un objectif que je me donne deux ans à atteindre: éditer dix titres dans un premier temps et quitter ainsi  la catégorie des petites structures éditoriales.

Trois livres sont disponibles à la vente pour le moment, deux  sont en cours d’écriture et d’autres sont prévus d’ici  la fin de 2021, si tout va bien.

C’est faisable.

Martine Péters

 

Trop occupé pour pouvoir le faire avant, ce n’est que ces derniers jours que j’ai lu l’opus 2020 d’Amélie Nothomb: « Les aérostats ».

Elle y met en scène deux jeunes gens: Ange, 19 ans, étudiante, et Pie, 16 ans, lycéen atteint de dyslexie auquel, sur la demande du père de ce dernier, elle va donner des cours particuliers.

J’ai aimé ce livre qui, pour la première fois, campe la trame du livre  à Bruxelles qui est la ville natale de la romancière… et la mienne pas la même occasion.
J’y ai retrouvé des lieux qui me parlent, des clins d’oeil, une atmosphère… et une étrange relation entre des personnages complexes à souhait.

Martine Péters

Je lis les ouvrages d’Amélie Nothomb depuis sa première parution.
Et j’attends toujours avec impatience et curiosité celui qui sort chaque année en été, et que je présente ensuite… sur Ecriplume!
Cette femme étonnante a le chic pour m’étonner.
Cette fois, elle a fait plus que cela.
Je n’ai pas voulu lire ou écouter les interviews qu’elle a données avant d’avoir lu son livre, afin que la surprise soit totale.
Je ne savais donc pas que, pour écrire Soif elle s’est glissée dans la peau de… Jésus.
Lorsque je l’ai compris, j’ai été extrêmement mal à l’aise.
Je n’avais pas envie de ce sujet, pas envie de lire ce qui nous avait été enseigné pendant des années, pas envie de revivre encore et encore le calvaire que l’on a fait endurer à cet homme.
Mais je me suis accrochée.
D’un bout à l’autre, le malaise par rapport au sujet ne m’a pas quittée.
Et pourtant, j’ai la sensation, à présent que je l’ai terminé, d’avoir lu un roman philosophique important  dans lequel l’auteure a mis beaucoup d’elle-même.
Elle s’est glissée dans la peau de Jésus à partir de son procès jusqu’à sa mort, en passant par l’épisode atroce de la crucifixion.
Et ce que dit le personnage est passionnant: ses analyses, ses réflexions, que ce soit sur Judas, sur l’incarnation, sur l’amour, sur les hommes, sur les choses de la vie qu’il a aimées (ah, le doux passage de la pluie sur le toit…), sur les phrases qui lui seront attribuées dans les Evangiles mais qu’il n’a pas prononcées…
J’ai refermé le livre avec le sentiment qu’il était différent des précédents, plus fort, plus profond.
Jésus, cet homme qui a vécu il y a si longtemps et que la tradition religieuse nous a présenté comme une lointaine icône, prend ici une dimension humaine qui le rend plus attachant encore.
J’ai aimé ce livre.
Et, étrangement, alors que je l’ai terminé depuis plusieurs heures, il continue à évoluer en moi.
Certaines phrases me reviennent, j’en relis des passages.
J’ai été très interpellée par celui consacré à Judas.
Et notamment par ceci « Si je n’avais fréquenté que les autres disciples, j’aurais peut-être oublié que j’étais venu pour des gens comme Judas: les problèmes vivants, les faiseurs d’embarras, ceux que Simon appelle les emmerdeurs. »

Martine Péters