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Littérature

En ce moment, il est beaucoup question du Prix Goncourt pour lequel plusieurs romans ont été retenus.
Une fois de plus, le nom d’Amélie Nothomb ne figure pas sur la liste.
Elle l’aurait déjà mérité à plusieurs reprises, de mon point de vue, et notamment pour l’excellent « Soif ».
Et j’avoue qu’après avoir terminé son dernier ouvrage, « Premier Sang », je ressens la même chose.
Amélie a perdu son père en 2020, ce qui a été une douleur infinie pour elle, a-t-elle expliqué en interview.
Ce livre est un hommage superbe et bouleversant à ce père qui, dans sa longue vie de diplomate, a vécu l’expérience terrible du peloton d’exécution.
Au fil de ce récit, c’est lui qui parle et qui revient sur ses souvenirs d’enfance.
Le tout avec la plume sensible, fine et souvent drôle de sa fille, Amélie Nothomb.
Ce trentième roman est un bijou.

Martine Péters

 

Entre 14 et 17 ans, j’ai lu les livres de Jean-Paul Sartre.
A chaque fois, j’ai pris un coup à l’estomac, extrêmement impressionnée par la pensée de cet auteur que mes professeurs, pour diverses raisons, ne m’encourageaient pas à lire. 
Bien plus tard, j’ai dévoré « Le Deuxième Sexe » de Simone de Beauvoir, compagne de Sartre, et j’ai été fascinée par l’intelligence et la justesse de son essai devenu une oeuvre magistrale sur la condition de la Femme.
Je partageais ses idées et ne pouvais qu’être admirative de sa façon magistrale de les exprimer.
Chacun à leur façon Sartre et Simone de Beauvoir, surnommée « Le Castor » par ses proches, ont enrichi ma réflexion, m’ont apporté des éclairs de lucidité sur la condition humaine, comme d’autres philosophes et écrivains l’ont fait eux aussi.

Je n’avais pas eu l’occasion de voir le téléfilm en deux parties de Claude Goretta: Sartre, l’âge des passions, sorti en 2006.
Quand j’ai vu par hasard le week-end dernier que les deux épisodes étaient programmés à la suite l’un de l’autre, je suis restée devant l’écran.
Mon Capitaine m’y a rejointe et nous avons enregistré la deuxième partie pour la voir le lendemain.
J’ai été totalement impressionnée par la prestation des deux acteurs principaux Denis Podalydès et Anne Alvaro…
La ressemblance physique avec les personnages, leur jeu subtil, l’histoire, l’immersion dans cette époque si agitée et pourtant si riche… tout a contribué à me captiver.
Dans la foulée, j’ai voulu voir le documentaire sur Simone de Beauvoir, qui avait été programmé après la deuxième partie du film.
Il arrive que la télévision soit passionnante lorsqu’elle prend l’option de ne pas céder à la médiocrité.

Martine Péters

Il y a deux ou trois ans, la Dame de Chiboz m’a offert un tout petit livre provenant de la collection des petits collectors de Marabout.
Il s’appelait: La grenouille qui ne savait pas qu’elle était cuite… et autres leçons de vie, écrit par Olivier Clerc.
Je l’ai lu, de plus en plus captivée au fil des pages.
L’auteur utilise des allégories et des fables pour nous permettre de prendre conscience et de mieux comprendre diverses situations auxquelles nous sommes potentiellement confrontés.
J’ai pris l’habitude de prendre ce mini livre avec moi lorsque je vais devoir patienter dans une salle d’attente. 
Et, à chaque fois, je redécouvre un nouvel élément qui vient étoffer ma réflexion.
Alors que nous étions en voiture, j’ai raconté à mon Capitaine l’histoire de la Grenouille qui ne savait pas qu’elle était cuite, et ses aboutissants.
Sa réaction m’a fait comprendre que le bouquin l’intriguait et pourrait l’intéresser autant que moi.
Très bientôt, donc,  il aura son exemplaire qui lui permettra de se plonger avec délice au coeur des réflexions de cet auteur passionnant…

MP