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Littérature

Le temps qui passe n’a pas réussi à détrôner Agatha Christie dans mon panthéon personnel des écrivains mythiques.
Son art consommé de l’intrigue policière, son écriture si fluide et si agréable, ses descriptions, ses personnages: tout est en place pour faire de chacun de ses ouvrages un ravissement.
Je les ai tous lus.
Et ce n’est que bien après les avoir dévorés que j’ai commencé à découvrir son oeuvre à travers films et feuilletons.
Si j’ai aimé les Poirot que j’ai pu voir, avec une préférence évidente pour l’un d’entre eux dont je parlerai plus tard, il n’en a pas été de même pour la célèbre Miss Marple.
Il faut dire que j’en avais une image très précise grâce aux portraits qu’en dressait l’auteure.

Joan Hickson

J’avais bien aimé l’interprétation de l’actrice Joan Hickson, dans les années 1980, même si je trouvais son expression presque un peu trop sévère par rapport à l’idée que je me faisais du personnage que je voyais plus doux.
Mais sur une multitude d’autres détails, elle était parfaite et me faisait entrer dans l’univers de Miss Marple sans difficulté, d’autant que les épisodes étaient très fidèles aux romans.

C’est après que les choses se sont gâtées…
Lorsque la série de douze épisodes a été terminée, en 1992, douze ans se sont passés avant qu’une autre série soit tournée, avec une nouvelle actrice elle aussi anglaise, dans le rôle phare: Geraldine McEwan.

Géraldine McEwan

Cette dame, aujourd’hui décédée tout comme Joan Hickson, avait beau être septuagénaire, elle faisait beaucoup moins que son âge.
Et  je n’ai jamais pu m’habituer à elle dans ce rôle.
Trop vive, pour moi, elle n’était pas Miss Marple, mais une comédienne qui tentait de s’approcher du rôle sans me convaincre.
Son physique, son jeu ne correspondaient pas…

Début 2008, Joan Hickson a annoncé qu’elle prenait sa retraite.

Julia McKenzie

Pour la remplacer, c’est la comédienne anglaise Julia McKenzie qui a été sollicitée.
Elle était la septième à tenir le rôle.
Et moi… j’avais enfin trouvé « ma » Miss Marple, douce, inoffensive (du moins en apparence), à peine dépoussiérée.
En 2013, la série a malheureusement pris fin.
La BBC a racheté les droits d’adaptations d’Agatha Christie, ce qui pourrait bien nous valoir une nouvelle Miss Marple un jour ou l’autre…
J’espère qu’elle aussi crédible que la délicieuse Madame McKenzie…

Martine Péters





Je connais Norah Lambelet Kraft depuis de longues années maintenant.
Cette femme courageuse, cultivée et très active a eu un destin hors normes, qu’elle vient de relater dans un livre inspirant: De flash en flash, de clin d’oeil en clins d’œil: Mes mille et une vies.
Je voulais vous faire partager ce que j’ai ressenti à la lecture de son ouvrage, en diffusant un article que j’ai eu le plaisir de lui consacrer, paru voici quelques semaines dans le magazine suisse Générations.

En Suisse romande et bien au-delà, Norah Lambelet Kraft est notamment connue pour avoir fondé en 2003  l’Ecole des Grands Parentsdevenue depuis « Etre grands-Parents… aujourd’hui ». Groupe autonome du Mouvement des Aînés Vaud, l’association offre toujours un programme riche en échanges et en activités, proposant aux grands-parents vaudois de partager leurs expériences et d’explorer des pistes de réflexion. 

Ceux qui fréquentent l’association et qui connaissent Norah Lambelet Kraft sont pourtant rares à savoir qu’elle a vécu une existence digne d’un livre d’aventures.  Elle la raconte aujourd’hui dans un ouvrage intitulé De flash en flash, de clin d’oeil en clins d’œil: Mes mille et une vies. Un livre à l’image de son auteure: bienveillant et inattendu.

D’Alexandrie à Paris, Philadelphie et Lausanne 

Cette promenade dans son passé, Norah a décidé de l’écrire à l’intention de ses enfants, de ses petits-enfants et de ses arrière-petits-enfants. Et c’est en réponse aux questions qu’ils lui ont posées qu’elle réexplore son chemin de vie à travers les anecdotes et les épisodes les plus marquants. De grands drames en grands bonheur, elle a frôlé la mort alors qu’elle n’était encore qu’une enfant, a eu trois identités, a posé ses valises dans quatre pays différents, et s’est épanouie autant dans ses activités professionnelles que dans sa vie de femme et de mère.

A l’une de ses petites-filles qui l’interrogeait sur le sujet, elle expliquait avoir créé l’Ecole des Grands-Parents parce que, à son avis… « on n’a jamais fini d’apprendre, dans la vie. » C’est sans doute cette philosophie qui lui a permis de tracer un parcours professionnel exceptionnel avec, à son actif, une multitude de titres parmi lesquels pédagogue, spécialiste de la petite enfance, conseillère éducative et intergénérationnelle, formatrice d’adultes, consultante, accompagnante, créatrice de nombreux projets d’accueil, d’éducation et d’enseignement tant aux Etats-Unis qu’en Suisse. 

Les différents chapitres de son livre nous entraînent en Egypte où elle est née, à Paris où elle a étudié, à Philadelphie où elle a séjourné avec son premier mari, et en Suisse, son port d’attache où elle a rencontré son deuxième époux et où habite toujours aujourd’hui. Chassée d’Alexandrie avec sa famille, elle a vécu l’exode des Juifs d’Egypte, les déchirures liées à l’exil, la maladie, les deuils: rien n’a été épargné à la jeune Norah à laquelle il a fallu beaucoup de courage pour tracer sa route. Son goût des autres, son sens de la famille et son amour de la vie lui ont permis de franchir les écueils et de connaître une existence exceptionnelle dont le récit sans lourdeur et parsemé de touches d’humour est une véritable ode à la vie. 

Martine Péters

« De flash en flash, de clin d’oeil en clins d’œil: Mes mille et une vies » est en vente sur le site Amazon.

Un jour après l’autre.
C’est la seule façon d’avancer lorsque l’on se sent mal.
C’est en tout cas la mienne.
Au cours de ces derniers jours, je réfléchis beaucoup.
J’ai dans mon entourage des personnes précieuses qui me sont d’un grand soutien, dont, en particulier, mon fils qui a connu mon frère et avec lequel je peux échanger de manière plus approfondie.
Je crois qu’il ressent comme moi le fait que cette épreuve si douloureuse nous enseigne certaines choses essentielles.

Sans qu’il y ait apparemment aucun lien, j’ai commandé deux livres en début de semaine.
L’un d’eux s’appelle « Les trente empereurs qui ont fait la Chine », de Bernard Brizay.
Mon but était d’en apprendre davantage sur l’histoire de ce pays sur lequel je travaille depuis quelques mois.
Et j’ai proposé à mon Capitaine quelque chose d’un peu particulier.
Plutôt que de lire chacun dans notre coin, je lui ai proposé de lui faire la lecture à haute voix.
Non seulement cela m’aiderait à fixer le texte dans ma mémoire mais, en plus, cela lui permettrait de profiter du livre… si cela l’intéressait, bien sûr.
Ca a été le cas.
J’ai donc commencé la lecture mardi soir. 
Etrangement, le deuxième chapitre était consacré non pas à un empereur mais… à Confucius.
Découvrir les pages qui lui sont dédiées m’a donné l’envie de le relire.
Je possède une version numérique du livre de base: « Les Entretiens de Confucius ».
Il se lit un peu comme se lit « Le Prophète », de Khalil Gibran, et l’enseignement qu’il diffuse est très riche, tout comme celui de Lao Tseu.
En consultant ce matin les ouvrages rassemblant une partie de leur sagesse, je me suis arrêtée sur ces phrases, trop souvent reproduites sur les réseaux sociaux, mais importantes:

– « Notre plus grande gloire n’est pas de ne jamais tomber, mais de nous relever à chaque fois que nous tombons. » Confucius.

– « La vie est un départ et la mort est un retour. » Lao Tseu 

Ce genre de maximes sont une aide…
Martine Péters