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Mon Capitaine

Cela fait longtemps maintenant que j’aime lire et écouter Michel Pastoureau, historien médiéviste grand spécialiste notamment de la symbolique des couleurs.
Cet homme est un érudit, excellent conteur…
Je lis ses ouvrages (il en a écrit beaucoup…),  et, depuis quelques jours, j’ai franchi une nouvelle étape.
Alors que je cherchais s’il existait des cours disponibles sur ce genre de sujet dans l’annuaire des cours MOOC francophones, j’ai eu de la chance…
Pour ceux qui ne le sauraient pas, les MOOC (Massive Open Online Courses) sont des formation interactives en ligne, gratuits et ouverts à tous, donnés par des experts dans chaque domaine.
C’est ainsi que j’ai découvert un cycle de cours donnés par Michel Pastoureau en 2012 au Louvre.
Un soir de cette semaine, alors que je venais de me coucher, j’ai commencé à visionner la première conférence sur ma tablette, sous l’oeil de mon Capitaine qui, rapidement, a été lui aussi happé par la qualité du conférencier et l’intérêt du sujet.
Depuis, en deuxième partie de soirée, nous suivons notre cours ensemble, aussi captivés l’un que l’autre.
De temps en temps, mon Capitaine, potache dans l’âme,  ne peut s’empêcher de sortir une boutade, ce qui me contraint, plutôt amusée, à le rappeler à l’ordre.
Comme hier soir où, alors qu’il venait de faire un bon mot dans les dernières minutes du cours, je lui ai glissé très sérieusement:
– Potache! Puisque c’est comme ça, demain soir, tu iras t’asseoir au fond de la classe!
Il en rit encore…

Martine Péters

Mon Capitaine et moi avons notamment en commun le goût pour les bons films de science fiction.
J’avoue que, au fil du temps, c’est le sentiment que la réalité de notre époque commence à dangereusement rattraper ce qui semblait irréalisable il y a quelques années encore, qui me pousse à les regarder de temps en temps.
Il  y a quelques jours, nous avons donc suivi « Passengers », un film de Morten Tyldum, sorti en 2016.
Comme toujours, nous enregistrons pour pouvoir « sauter les pubs », choisissant notre moment pour visionner.
Si vous avez manquez le film en question, sachez qu’il se déroule à bord d’un immense vaisseau spatial voyageant vers une lointaine planète colonisée.
À bord, plus de 5 000 passagers sont plongés dans le sommeil dans des capsules d’hibernation… ce qui est préférable puisque le voyage va durer  120 ans.
Seulement voilà… l’un des tubes connaît un problème et réveille son occupant, Jim Preston, 90 ans trop tôt.
Seul  passager éveillé, il vit pendant un an entouré de quelques androïdes, dont un barman comme nous aimerions tous en connaître un, profitant de toutes les possibilités offertes par cet immense vaisseau.
Mais il s’ennuie… à tel point que, à bout de solitude, il va s’attacher à une dormeuse,  qu’il va finir par réveiller.
L’un comme l’autre, nous avons aimé ce film qui a bien sûr déclenché chez moi une avalanche de questions ayant toutes ou presque le point commun de commencer par « Et si… »
Cible de mes questions: mon Capitaine qui, cette fois, a joué le jeu.
Résultat, ce film a été le point de départ d’un dialogue qui se poursuit encore ponctuellement quelques jours après…
Et vous?
Vous seriez-vous embarqués pour un tel voyage?

Martine Péters



Samedi matin.
Au petit-déjeuner, j’explique à mon Capitaine:
Tu sais, j’ai un vrai problème avec mes yeux…
– Ah bon!?
– Oui. Avec mes lunettes, je vois bien de loin, mais pas de près. Et même quand je les retire, je ne vois pas nettement. Ce qui m’ennuie, c’est que je ne vois pas quand il y a de la poussière. J’ai passé un chiffon hier sur la tablette de la fenêtre de la salle de bain, et il était couvert de poussière… que je n’avais pas vue! Donc, dès que tu vois de la poussière sur les meubles ou ailleurs, il faut que tu me le dises…
– D’accord.
– … et  je te répondrai: et bien prend un chiffon et retire-là!

Une fraction de seconde, mon Capitaine m’a regardée, perplexe, puis nous avons éclaté de rire ensemble.
Quand notre accès d’hilarité s’est apaisé, il a repris:
– J’avais vu qu’il y avait beaucoup de poussière devant la fenêtre…
– Mais… pourquoi ne me l’as-tu as dit?
– Parce que j’ai eu peur que tu me sortes ce genre de phrase!


Martine Péters