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Figurez-vous que je squatte l’ordinateur de mon Capitaine, ce matin, pour écrire ces quelques mots.
Mon cher Max, mon Mac, semble s’être levé du mauvais pied.
Ma connexion me joue des tours et je vais devoir appeler à l’aide.
Ecriplume reviendra donc demain… j’espère!

Martine Bernier

Mercredi
Depuis le début de l’année, le rythme de travail est devenu si intense que je voudrais rajouter des heures à mes journées.
Je ne m’en plains pas: c’est une chance, d’autant plus précieuse qu’aucune tâche ne ressemble à la précédente.
Certaines, pourtant, sont plus délicates que d’autres, et il m’arrive de sortir de mon bureau en affichant une mine de zombie.
Mon Capitaine est là, qui veille…
Il m’entoure, me comble d’attentions, fait tout pour me faciliter la vie et me la rendre douce.
Quand, plus tard, je regarderai en arrière, je porterai sur cette période un regard ravi…

**

Je termine un article, mais trois autres m’attendent encore, sans compter un travail un peu plus ingrat que quelques-uns de mes collègues et moi-même devons achever avant la parution d’un guide.
Au moment où je vais me remettre au travail, Pomme me jette un regard… que je devine sous son rideau de sourcils.
Cet hiver, j’ai laissé pousser son pelage.
Mais là… elle ressemble à un ourson.
Je m’en veux de la négliger, et je décide dans la minute de consacrer vingt minutes à un rafraîchissement rapide de sa coupe.
Je l’installe, prépare les instruments, le sachet de récompenses…
Mon but: lui dégager les yeux, améliorer un peu son look et me concentrer sur ses pattes, et particulièrement sur le dessous de celles-ci où les coussinets disparaissent sous les poils.
Elle n’aime pas trop ce genre d’exercice, mais se laisse faire, me gratifiant d’une léchouille dès qu’elle peut atteindre ma joue.
Vingt minutes plus tard, elle est pimpante, joyeuse, va se montrer à mon Capitaine qui s’extasie devant elle.
Je nettoie et range mon salon de toilettage improvisé tandis que tous les deux partent en escapade.
Je retourne à mes écrits le coeur plus léger!

**

Le soir, dans la chambre, je fais un petit inventaire des menus objets que j’ai déjà achetés pour la naissance prochaine de mon nouveau petit-fils.
Le cinquième de nos petits-enfants doit naître en mai, mais l’était de notre Fleur d’Asie nous fait penser que, comme son frère et son cousin, il aura un peu d’avance.
Comme pour chacun de ces petits, je suis heureuse de cette nouvelle naissance dans notre famille.
Par un concours de circonstances complètement étonnant, c’est moi qui ai eu le privilège et le bonheur de choisir son prénom.
Mon fils et ma belle-fille savent-ils le fantastique plaisir qu’ils me font là?
Je l’espère…
Et j’espère surtout que ce petit bonhomme aimera son prénom!

Martine Bernier

 

Lorsque j’étais haute comme trois pommes, j’étais bercée par pas mal de styles de musique très différents, écoutés par les différentes personnes qui vivaient dans la maison.
À l’étage de ma grand-mère, j’entendais Tino Rossi, Luis Mariano, Bourvil, Fernandel, Trenet… chanteurs que ma mère affectionnait comme elle.
Du côté de mon père, je m’abreuvais notamment de Brel, Brassens, Ferrat, Aznavour, Beethoven et autres classiques, ainsi que, plus curieusement,  les Choeurs de l’Armée Rouge.
Et dans l’antre de mon frère aîné, qui avait sept ans de plus que moi, étaient diffusés en permanence les tubes des années 60.
Comme il m’était strictement interdit d’entrer dans sa chambre, le plus souvent je m’asseyais devant la porte fermée, et j’écoutais discrètement.
J’entendais les Beatles, les Stones, tous les groupes et les chanteurs de l’époque.
Et parmi eux, The Shadows, ce groupe britannique qui a cumulé les succès pendant des années.
J’étais complètement fascinée par le son de leurs guitares électriques.
Dès que mon frère quittait la maison, je ne rêvais que de me précipiter dans sa chambre pour écouter en boucle le morceau « Apache »  qui était un énorme succès.
Mais il m’avait prévenu qu’il avait piégé les lieux et que si j’avais le malheur d’utiliser son tourne-disque, il serait immédiatement prévenu et reviendrait sur le champ pour m’exploser le peu de cervelle que j’avais.
Hum.
Sans être convaincue que c’étaitvrai, dans le doute, je préférais m’abstenir.
Donc, je me contentais de rester derrière la porte ou de guetter à la radio ce son fascinant pour mes jeunes oreilles.

Il y a quelques jours, j’ai changé les cordes de ma guitare.
Une guitare classique, que je n’ai pas électrifiée.
Mais en l’accordant… j’ai entendu une note qui m’a immédiatement remis en mémoire ce morceau qui m’a poursuivie si longtemps.
Apache…
Je suis allée le réécouter sur YouTube, et je vous en fais profiter en deux versions.
La première est d’origine.
La deuxième, reprise par le groupe avec Cliff Richard, a été mise en ligne en 2009 et enregistrée lors d’un concert à Paris.
Cela vous rappelle quelque chose?

Martine Bernier