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Objets

Il suffit de regarder certains objets pour être propulsés dans une époque antérieure dont ils ont été l’un des symboles.
Parmi eux, le téléphone crapaud…
Lorsque sont arrivés ses successeurs, plus modernes, plus légers, sans fil, nous les avons abandonnés sans regret.
Et, comme toujours, il faut laisser passer le temps pour réaliser que, finalement, nous l’aimions bien, notre bigophone.
J’ai souvent été frappée par le fait que les enfants d’aujourd’hui, qui n’ont jamais connu notre bon vieux téléphone en bakélite, ignorent ce que veut dire le geste mimé d’un doigt tournant un cadran pour composer un numéro.

Plus de cadran aujourd’hui, mais des touches et une technologie bien plus sophistiquée qu’elle ne l’était à l’époque.
Et pourtant.
Avez-vous remarqué que le téléphone vintage refait son apparition dans les

chaumières,  sous de multiples formes et couleurs, mais rappelant toutes de près ou de loin les années où il fallait décrocher pour entendre son interlocuteur?
Certains commerces surfent sur la vague retro entretenue par les plus nostalgiques d’entre nous.
Et comme d’habitude, j’ai un petit préféré qui fera dresser les cheveux sur les têtes réfractaires: le téléphone en céramique couvert de roses.

Il  donnerait presque l’impression d’entrer dans l’univers d’une vieille dame anglaise du siècle dernier!

Martine Péters

Le parapluie de Jouy

S’il est un objet que j’aime beaucoup… et que je n’utilise pratiquement pas par la force des choses et de la météo, c’est le parapluie.
Vous allez me dire  qu’il n’y a rien de plus banal et classique.
Faux.
J’aime les croiser, les regarder, les détailler…
Et parmi les différents modèles existants, certains dont très originaux.
Comme le parapluie cloche, qui crée une bulle de protection, et qui est généralement transparent pour des raisons évidentes de visibilité

Parapluie inversé

Le plus ingénieux est certainement le parapluie inversé qui évite d’être mouillé en le refermant, et qui résiste bien au vent.
Il y a aussi le délicieux parapluie froufoutant à volant, qui tient presque de l’ombrelle, ancêtre du parapluie, et le parapluie pagode dont certaines versions comme celle de Chantal Thomass sont magnifiques.

Parapluie à volant
Parapluie pagode signé Chantal Thomass
Parapluie de Jouy

Ce modèle pagode a ma préférence, mais il en existe un autre qui  s’inscrit pour moi dans le palmarès des petites merveilles:
celui de Jouy qui mêle la qualité à l’élégance…

Irrésistible…

A propos, saviez-vous que le parapluie tel que nous le connaissons aujourd’hui et utilisé comme accessoire de mode, a été créé au XVIIe siècle?
Quant à mon amour pour l’objet en question, ne cherchez pas. 
Il me vient de… Mary Poppins!

Martine Bernier

matriochka-legendes-russes

A chaque fois que je vois des matriochkas, je fonds.
matriochka-manga-500x400Au sens figuré, hélas.
matriochka-fleurs-fond-sombre-585x400Certaines de ces poupées russes sont si belles qu’il est impossible de ne pas prendre le temps de les détailler.

SI les dessins sont très importants dans ce genre d’artisanat, la qualité d’une belle série est évidemment liée au nombre de poupées contenues dans les autres, et aux finitions de chacune, y compris des plus petites.

J’ai eu envie de savoir depuis quand étaient fabriquées ces petites merveilles et j’ai appris que les premières dataient de 1890.
Ce qui est assez récent.
Mais la chose qui a attiré mon attention est que ces poupées auraient été inspirées de poupées japonaises.
Regardez sur Internet:  vous ne trouverez pas les représentations de cet art du jouet en bois en mode asiatique, à une ou deux exceptions près.
Un peu comme s’il  ne se faisait plus.
Pourquoi me suis arrêtée à ce détail?
Parce que je savais que les Chinois ou les Japonais avaient eux aussi cédé à l’attrait des matriochkas.
Parmi les objets qui me suivent depuis que je suis adolescente, se trouve deux séries de poupées gigognes.
La première, russe, n’a que peu d’intérêt.
Elle est basique, le dessin est très simpliste et elle ne comporte que quatre pièces.
Mais la seconde, achetée pour trois sous dans un  magasin chinois dans les années 1970, est très différente.
Elle est étonnante de finesse et d’ingéniosité.
Alors que le corps de la « poupée mère » est plus fin que celui de la première matriochka, elle en contient une de plus que la précédente.
Et la dernière  poupée a la taille d’un grain de riz.
Cerise sur le gâteau: la tête des trois premières poupées est mobile, reliée au reste du corps par un petit bout de bois.
La seule représentation que j’ai trouvée sur Internet de ce type de poupées, je l’ai trouvée sur e-bay: la voici ci-contre.s-l225
Apparemment, elles ne se font plus.
Dommage…

Martine Bernier