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Objets

Depuis toujours, les carnets sommes indissociables.
Je leur ai déjà consacré un ou deux textes sur Ecriplume, et l’attachement que je leur voue n’a pas changé depuis.
J’en ai des quantités, remplis ou vides, tous très beaux, qu’ils soient en moleskine ou issus des prestigieuses collections Paperblanks.


Les uns m’ont accompagnés dans mon quotidien, les autres attendent d’y être conviés.
De temps en temps, j’en reprends un et je relis les notes prises, ce qui me réserve parfois des surprises.
Des fleurs séchées provenant d’endroits bien précis, des phrases retenues, des noms de personnes, d’animaux, de lieux, de fleurs, d’objets, quelques lignes sur un événement ou une anecdote, sur une histoire qui m’ont été racontés,  des idées que je ne veux pas oublier…

Lorsque je les reprends, j’y puise des informations qui me servent toujours une fois ou l’autre.
Ces carnets sont des compagnons précieux…
Bien sûr, comme je ne suis pas restée ancrée dans le siècle dernier, j’utilise également les applications de notes qui figurent sur mes iPhone,  ordinateur et iPad.
Mais rien ne remplace le charme de ces mini cahiers et de leurs pages que je tourne à l’infini…

Martine Péters 

Il suffit de regarder certains objets pour être propulsés dans une époque antérieure dont ils ont été l’un des symboles.
Parmi eux, le téléphone crapaud…
Lorsque sont arrivés ses successeurs, plus modernes, plus légers, sans fil, nous les avons abandonnés sans regret.
Et, comme toujours, il faut laisser passer le temps pour réaliser que, finalement, nous l’aimions bien, notre bigophone.
J’ai souvent été frappée par le fait que les enfants d’aujourd’hui, qui n’ont jamais connu notre bon vieux téléphone en bakélite, ignorent ce que veut dire le geste mimé d’un doigt tournant un cadran pour composer un numéro.

Plus de cadran aujourd’hui, mais des touches et une technologie bien plus sophistiquée qu’elle ne l’était à l’époque.
Et pourtant.
Avez-vous remarqué que le téléphone vintage refait son apparition dans les

chaumières,  sous de multiples formes et couleurs, mais rappelant toutes de près ou de loin les années où il fallait décrocher pour entendre son interlocuteur?
Certains commerces surfent sur la vague retro entretenue par les plus nostalgiques d’entre nous.
Et comme d’habitude, j’ai un petit préféré qui fera dresser les cheveux sur les têtes réfractaires: le téléphone en céramique couvert de roses.

Il  donnerait presque l’impression d’entrer dans l’univers d’une vieille dame anglaise du siècle dernier!

Martine Péters

Le parapluie de Jouy

S’il est un objet que j’aime beaucoup… et que je n’utilise pratiquement pas par la force des choses et de la météo, c’est le parapluie.
Vous allez me dire  qu’il n’y a rien de plus banal et classique.
Faux.
J’aime les croiser, les regarder, les détailler…
Et parmi les différents modèles existants, certains dont très originaux.
Comme le parapluie cloche, qui crée une bulle de protection, et qui est généralement transparent pour des raisons évidentes de visibilité

Parapluie inversé

Le plus ingénieux est certainement le parapluie inversé qui évite d’être mouillé en le refermant, et qui résiste bien au vent.
Il y a aussi le délicieux parapluie froufoutant à volant, qui tient presque de l’ombrelle, ancêtre du parapluie, et le parapluie pagode dont certaines versions comme celle de Chantal Thomass sont magnifiques.

Parapluie à volant
Parapluie pagode signé Chantal Thomass
Parapluie de Jouy

Ce modèle pagode a ma préférence, mais il en existe un autre qui  s’inscrit pour moi dans le palmarès des petites merveilles:
celui de Jouy qui mêle la qualité à l’élégance…

Irrésistible…

A propos, saviez-vous que le parapluie tel que nous le connaissons aujourd’hui et utilisé comme accessoire de mode, a été créé au XVIIe siècle?
Quant à mon amour pour l’objet en question, ne cherchez pas. 
Il me vient de… Mary Poppins!

Martine Bernier