décembre 2018
L M M J V S D
« Nov    
 12
3456789
10111213141516
17181920212223
24252627282930
31  

Catégories

Parfums

 

IMG_2143

Je ne connais pas encore tous les noms des arbustes qui bordent le jardin.
Ils forment une haie composée de multiples essences, qui nous réservent parfois des surprises.
Ainsi, depuis quelques jours, j’étais happée par un parfum capiteux.
Et c’est en faisant confiance à mon nez – qui, contrairement à l’arbuste vers lequel il m’a guidée, n’a rien d’ornemental – que je me suis retrouvée face à ce diffuseur de parfum vivant.
Une photo rapidement prise et envoyée  à Pl@ntNet m’a appris que je me trouvais devant un Troène commun.

Il s’agit d’un arbre indigène à fleurs blanches offrant cette senteur très agréable.
En cherchant un peu, j’ai appris que ces fleurs entraient dans la composition de certains parfum comme « L’Eau de Camille » d’Annick Goutal ».
Avoir dans son jardin des fleurs utilisées comme matières premières en parfumerie… un rêve!
Hier, lors de la dernière sortie de Pomme pour la journée, toutes les senteurs du jardin semblaient amplifiées par la fraîcheur du soir.
J’ai fermé les yeux et je suis restée quelques instants figée, à profiter de cet instant qui m’a été donné…

 

Martine Bernier

image.php

Hier soir, l’un des amis de mon Capitaine nous rend visite.
Au moment où il me fait la bise, je suis happée par une senteur caractéristique que je n’ai plus humée depuis très longtemps:

– Tu portes du patchouli??
– Oh! Tu l’as reconnu?
– Bien sûr… il est très particulier!
– Et tu l’aimes?
– Disons que c’est toute ma jeunesse, les années 70… nous avions tous un petit flacon!
– C’est tout à fait ça! Celui que je mets est très vieux… je n’en ai plus jamais retrouvé depuis.

Ah bon?
Intriguée, j’ai fait une petite recherche pour tenter d’en savoir plus.
Je savais déjà qu’il existait des huiles essentielles créées à base de cette fleur aromatique tropicale, et qu’elle possède des vertus multiples.
Mais en parfum… je n’en jamais porté contrairement à quelques personnes de mon entourage de l’époque.
Il ne m’a pas fallu bien longtemps pour le trouver dans la composition de  « Patchouli-Réminiscence »et de quelques autres flacons.
Les nostalgique de la période Peace & Love n’ont pas disparu, visiblement.

Martine Bernier

serge-lutens-l-orpheline_2_1

Il y a quelques mois, j’ai été happée par le parfum que portait une femme de mes connaissances, à tel point que je lui en ai demandé le nom.
Elle m’a dit qu’il s’agissait de « L’Orpheline », de Serge Lutens.
Un parfum à la fois frais et élégant, suffisamment particulier pour être émouvant et attirer l’attention sans être écrasant ou lourd.

Hier, jour de notre anniversaire de mariage, mon Capitaine m’en a offert un flacon… et je suis partie sur ses traces.

En succombant à son charme je fais une infidélité aux chyprés, puisqu’il fait partie de la famille Fougère, voire Fougère cendrée selon certains.

Son créateur Christopher Sheldrake, est à la base de tous les parfums de la marque Serge Lutens. Cet Anglais raffiné et inattendu est né en Inde.
Sa vie est passionnante si l’on en croit le petit chapitre qui lui a été consacré dans le livre « Le Parfums » d’Elisabeth de Feydeau.
Et très probablement a-t-il été influencé dans ses créations par les images, les ambiances  et les odeurs multiples qui ont marqué son enfance.

Créé en 2014 , le parfum l’Orpheline  a été construite autour de… l’encens.

Et il s’ouvre comme une poupée gigogne, livrant des notes rappelant les odeurs fines d’un jardin vert ou d’un sous-bois, soutenues de musc blanc.
A la pose, il étonne par ses nuances épicées, complexe mêlées à une froideur de roche, formant un ensemble presque agressif pour moi.
Quelques instants plus tard, il s’installe et livre un coeur rond, beaucoup plus tendre et envoûtant, où le musc et une rose délicatement miellée se révèlent et se déposent en douceur pour quelques heures sur la peau.

Une petite merveille olfactive…

Martine Bernier