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Peinture

L’escalier de l’Opéra, Victor Navlet

L’Opéra de Paris me fascine… et je suis loin d’être la seule.
Je l’aime pour sa beauté, son histoire, ses mystères, l’univers artistique qu’il accueille… 
De temps en temps, je me replonge dans les oeuvres des peintres de l’Opéra…
J’en connais onze, parmi lesquels de très connus comme Degas, Renoir, Caillebotte ou Toulouse-Lautrec, mais aussi d’autres, dont on entend parler un peu moins souvent. 
Parmi eux, Victor Navlet, grand spécialiste des intérieurs d’églises, de musées et de palais, a réalisé ce tableau magnifique.
Une perfection, à mes yeux, que l’artiste a peinte vers 1880, alors qu’il était sexagénaire.
Certaines toiles valent toutes les photos…

MP

 

Expoaquarelles

Il y a deux ans, je m’étais rendue à Martigny pour les besoins d’un petit reportage.
J’y avais rencontré les participants à un cours d’aquarelle organisé par Pro Senectute Valais, et placés sous la bienveillante houlette de leur professeur, Pierre-Alain Corthay, peintre, guide de montagne et éducateur.

Une belle brochette d'artistes

Une belle brochette d’artistes

Point d’orgue de leur cheminement, ils  avaient proposé une exposition de leur travail au Centre de Loisirs et de Culture, et j’étais allée à leur rencontre, découvrant au passage des personnalités attachantes et quelques jolis talents.

Deux ans plus tard, donc, Pierre-Alain Corthay, Nathalie Humbert, animatrice socioculturelle de Pro Senectute Valais, et sa collègue Evelyne Emery ont récidivé avec une deuxième exposition, un peu particulière.
Cette fois, c’est dans un lieu bien différent qu’a eu lieu le vernissage, puisque  les aquarelles sont exposées à la fois dans les vitrines des commerçants du Bourg de Martigny et dans un endroit très particulier appelé la Grange à Emile.

J’avais annoncé l’exposition sous forme d’encadré, et il n’était pas prévu que je rédige un autre article.
Mais mes interlocuteurs m’ont invitée à leur rendre visite, et j’ai promis que je trouverais un moment pour le faire.
Hier donc, je m’y suis rendue avec mon Capitaine, et j’ai découvert un lieu plein de charme et de cachet, et des aquarelles de belle tenue, mariant différents styles et sensibilités.
Les exposants s’appellent Dominique Hennemann (seul homme du groupe), Thérèse Fragnière, Liliane Michaud, Claudine Rotelli, Josiane Wehrli, Liliane Grandi, Agnès Luisier.
Tous sont des amateurs doués, débutants ou avertis.
Découvrir les talents artistiques qui sommeillent au fond de chacun d’entre nous est toujours touchant, et quelquefois surprenant.
Les surprises et de séduisantes petites perles ne manquent pas parmi les tableaux accrochés à la Grange à Emile.
Cette grange, d’ailleurs, parlons-en…

Grâce aux explications de nos hôtes et à la plaque placée sur la façade, j’ai appris qu’elle avait été construite par Emile Darbellay (1887-1972) pour les besoins de son exploitation agricole.

Pierre-Alain Corthay devant la Grande à Emile

Pierre-Alain Corthay devant la Grande à Emile

En 2008, son fils, Maxime, l’a cédée à la commune de Martigny.
Huit ans plus tard, l’administration communale de Martigny a accepté de baptiser le lieu « La grange à Emile », et ce sur une proposition du petit-fils d’Emile Darbellay… qui n’est autre que Léonard Gianadda.
La Fondation Annette et Léonard Gianadda a d’ailleurs soutenu la restauration de ce bâtiment témoin du passé, qui, aujourd’hui, commence à recevoir des manifestations culturelles.
Voilà donc deux bonnes raisons justifiant la visite: la découverte d’un bouquet de talents, et celle de cet espace culturel hors normes, dans le cadre plein de charme du Bourg de Martigny…

Martine Bernier

Exposition à la Grange à Emile: jusqu’au 9 avril ouvert les mercredi, vendredi, samedi et dimanche, de 15 à 19 heures.

La grange se trouve à la rue de Fontaines, à Martigny.
Information Pro Senectute Valais: 027 322 07 41

 

Depuis quelques jours,  je me penche sur un aspect de la peinture auquel je suis moins sensible: le fauvisme.
Et particulièrement sur la démarche de Matisse, dont les oeuvres seront présentes à la Fondation Gianadda l’an prochain.
Contrairement à beaucoup  d’autres courants comme tous ceux qui ont précédé le cubisme ou, plus tard, le surréalisme ou la peinture métaphysique, celui-ci ne déclenche pas chez moi d’émotion particulière, à quelques exceptions près, comme « La Danse ».

Matisse: "La Danse"

Matisse: « La Danse.

Donc, j’ai décidé de me pencher sur la question et d’étudier plus en profondeur ce mouvement amorcé par Cézanne, pour me préparer à l’exposition 2015.
Il est pour moi moins abordable que les autres au premier abord.
À défaut d’aimer naturellement, il faut au moins que je comprenne!
J’en ai parlé à mon Capitaine et je me suis procuré un livre sur Matisse, sur sa vie, sa démarche artistique, son travail.
Celui qui m’accompagne a voulu participer à ma petite recherche, sans rien dire.
Dimanche, en allant au salon, j’ai réalisé qu’il y avait un livre inconnu sur la table basse.
Un petit livre carré, aux pages cartonnées, présentant sur chaque page le détail d’un tableau de Matisse, le tout accompagné d’une phrase sans intérêt pour un adulte.
Public cible: les enfants de 2 à 4 ans.
Un peu interloquée, j’ai pris le livre et je suis allée vers mon Capitaine, qui m’a regardée, un peu confus:

– Ah, tu l’as trouvé? Oui… j’ai voulu te trouver un bouquin sur Amazon. Je crois que je me suis fait avoir… Je n’ai pas osé te le donner. Donc je l’ai posé sur la table en me disant que tu le trouverais.

Il avait l’air  tellement penaud, que j’ai été prise par un fou rire magistral, très contagieux.
Nous étions là, tous les deux, à pleurer de rire dans la cuisine sous l’oeil inquiet de Pomme qui avait l’air de craindre pour notre état mental.
Entre deux hoquets, j’ai réussi à articuler, en désignant l’ouvrage:
– Merci beaucoup! Il va bien m’aider!

Martine Bernier