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Peinture

Lorsque l’on regarde un tableau représentant un portrait, il nous arrive de nous demander si le modèle ressemblait à l’image reproduite.
Dans la réalité, il est arrivé que les personnes dont les traits ont été représentés détestent leur portrait.

Le moins que l’on puisse dire, c’est que celui de Winston Churchill peint par Graham Sutherland n’a pas fait l’unanimité.

Lorsqu’il l’a vu, Lords Hailsham, qui était un excellent ami de l’homme politique, a laissé tomber un mot: « Répugnant ».
Nye Bevan, lui a trouvé « l’oeuvre superbe ».
Mais comme il était un ennemi acharné du grand homme, il n’est pas sûr que son avis était encourageant…

Quant au principal intéresse, Winston en personne, il qualifia la toile « d’exemple remarquable d’art moderne ».
Or… il avait horreur de l’art moderne.
Tout comme son épouse, Lady Churchill.
En 1955, dix ans avant la mort de son mari, elle est allée chercher le tableau estimé à 300 000 dollars.
Celui-ci avait été remise à la cave, derrière une chaudière.
Lady Churchill l’a pris, l’a fracassé par terre et l’a jeté dans l’incinérateur.
Et comme un autre portrait de son époux, dû à son professeur de peinture, sir Walter Sickert, ne lui plaisait pas davantage, elle l’a troué d’un coup de pied.
Non mais!

Martine Bernier

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Regardez bien le tableau ci-dessus: il a plusieurs niveau de lecture.
Vous pouvez y voir deux visages, celui d’un homme est celui d’une femme, avec, entre eux, la silhouette d’une femme, et, dessous, celle d’un homme assis.
Vous pouvez aussi y voir un visage dont chaque élément nommé ci-dessus est un trait.
Ce curieux tableau nous vient d’Ukraine où un peintre passe sa vie à créer des illusions d’optique avec de la peinture à l’huile.
Oleg Shyplyak joue sur la disposition des personnages et du paysage.
Une démarche insolite…

Martine Bernier

Dès la première heure, ce matin, j’y ai pensé.
Aujourd’hui était un jour particulier.
J’allais rendre visite une dernière fois à l’exposition Monet avant son décrochage, à la Fondation Gianadda.
J’allais revoir pour la quatrième fois ce que je considère comme l’une des plus belles expositions consacrée à ce peintre dont je ne me lasse pas de découvrir et redécouvrir le génie.
C’est bien pour cela que je ne peux résister à l’appel de ses toiles: dès que je les retrouve, je suis frappée par un nouveau détail.
Cette fois encore, cela n’a pas manqué.
En entrant dans la Fondation, j’ai eu un moment d’émotion intense.
J’ai une fois encore pris le temps de regarder les tableaux depuis le haut de la salle d’exposition.
De loin, les nymphéas « vivent ».
Des fleurs posées sur des eaux miroitantes, frémissantes.
La fameuse « Barque » est véritablement accrochée à la rive et donne l’impression que, si l’on tend l’oreille, on pourra entendre un oiseau ou le frémissement du vent dans les feuilles.

Je me suis approchée.
Et là encore, comme à chaque visite de ses oeuvres, ça a été une deuxième émotion.
Car, de près, c’est l’énergie de Claude Monet qui est perceptible à travers les traits, le mouvement, les couleurs, la lumière.
On imagine son regard, ses gestes, sa satisfaction devant le résultat.
Il est là, bien vivant, à travers ces oeuvres grouillantes de vie.
J’ai passé un très, très long moment, plongée dans la contemplation de ces toiles magnifiques.
Un bonheur serein, paisible…

L’exposition refermera ses portes le 20 novembre, et les toiles reprendront le chemin des musées et des collections privées auxquels elles appartiennent.
Avoir eu la formidable possibilité de pouvoir leur rendre visite plusieurs fois est un cadeau inestimable que nous devons une fois encore à Léonard Gianadda.

J’ai une mémoire souvent défaillante.
Mais, étrangement, j’oublie rarement une exposition.
Celle-ci, je le sais, restera gravée en moi comme étant celle ou l’une de celles qui m’a le plus bouleversée.
Je vois partir Monet comme je verrais s’éloigner un ami.
Me connaissant, j’aurai besoin de retrouver ses tableaux, et m’efforcerai de convaincre Celui qui m’accompagne de programmer un ou deux jours à Paris dans les mois à venir, peut-être en transit vers une autre destination.

Lorsque Monet s’en va, ses oeuvres, son talent me manquent.
Alors… ma bibliothèque regorge d’ouvrages qui lui sont consacrés, et des reproductions de certaines de ses toiles ornent les murs de mon bureau.
Il est très étrange pour moi de réaliser que cette attirance au départ plutôt discrète que j’ai toujours ressentie pour sa peinture a pris une telle place dans ma vie.

Les murs de la Fondation Gianadda proposeront dès le 1er décembre une exposition d’Ernest Biéler.
Elle sera belle, je n’en doute pas.
Mais j’aurais adoré que Monet prenne à demeure ses quartiers en Suisse….

*****************

Je terminais ces lignes, déjà nostalgique, lorsque j’ai eu mes fils au téléphone, l’un après l’autre.
Le cadet n’est pas spécialement attiré par la peinture.
Mais j’ai tenté ma chance auprès de l’aîné, histoire de voir s’il aurait plaisir à m’accompagner pour une dernière visite.
Ravi, il a accepté.
Si, si, cette fois, ce serait vraiment la dernière… à moins que…

Martine Bernier

Je comprends votre émotion car je vibre aussi devant Monet mais très souvent également, devant tous les Impressionnistes. C’est leur lumière, je crois…

Cordialement,

Dorothy.

ecriplume dit :

Je partage votre avis: les Impressionnistes ont apporté la lumière dans la peinture. Je les aime tous… mais Monet reste pour moi le plus grand.
Bien à vous,
Ecriplume