août 2019
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Philosophie

L’académicien philosophe et mathématicien Michel Serres nous a quittés le 1er juin 2019, à l’âge de 88 ans.
Oui, la nouvelle est triste… mais quelle chance nous avons eue de pouvoir profiter de la pensée et du savoir de celui qui fut un philosophe optimiste.
Nous avions bien besoin de son univers joyeux et de sa pensée pour trouver des raisons d’espérer et de comprendre l’époque qui est la nôtre.
Une époque qu’il aimait malgré tout ce qu’elle peut contenir d’inquiétant, lui qui a un jour glissé que « l’homme est un pou pour l’homme »…
J’ai notamment appris à connaître son oeuvre à travers Philosophie Magazine dont il était proche.
Son enseignement m’a confirmé qu’il ne fallait pas craindre d’oser, de se projeter dans le futur plutôt que je ressasser le passé.
Une phrase qu’il avait dite à la radio m’avait beaucoup marquée
« Si vous regardez globalement ce qui se passe depuis 10, 20, 100 ans, la violence ne cesse de baisser: c’est presque contre-intuitif, personne ne le croit! » 
Oui vraiment, le lire fait du bien… 

Martine Péters


La Dame de Chiboz m’a offert un petit livre au titre insolite: La grenouille qui ne savait pas qu’elle était cuite…

Il a été écrit par Olivier Clerc.

Et comme c’est le temps des cadeaux, je vous offre à mon tour le début de cette fable, sachant que cet ouvrage en compte sept, qui incitent à la réflexion…

Imaginons une marmite remplie d’eau froide, dans laquelle nage tranquillement une grenouille…
Le feu est allumé sous la marmite, l’eau chauffe doucement.
La température est agréable, la grenouille continue de nager.
En réalité, elle ne se rend pas compte du danger… et finit par cuire.
Jetez la même grenouille dans la marmite d’eau à 50 ºC, un réflexe de rejet lui sauvera la vie. 

Vous saisissez l’idée?
Personnellement, ce genre de texte me parle… et correspond parfaitement à ce que j’ai vécu au cours de ces derniers mois!

Martine Bernier

mouton-blanc-noir

Sur la porte de mon bureau se trouve une photo assez similaire à celle ci-dessus.
Pas de mouton noir, mais la tête d’une brebis émergeant d’un troupeau où c’est apparement l’heure du repas et où l’on ne voit que des dos en dehors de cette frimousse qui semble contempler ses congénères.
La photo est légendée: « Quoi qu’il arrive, toujours garder une vue globale de la situation. »

Je réfléchis beaucoup, en ce moment, au concept de la destinée, à ce que nous n’avons pas choisi.
Et à une thèse de Bergson expliquée récemment par Charles Pépin dans « ¨Philosophie Magazine », qui, en gros, se demandait si « nous ne pourrions pas avoir un rapport libre à ce qui nous détermine ou nous conditionne ».
Une manière de ne pas se soumettre à son destin tout en n’étant pas non plus complètement dans l’action libre et le déterminisme.
La recherche de l’équilibre…

Il préconise de se réapproprier ce que nous n’avons pas choisi afin de le vivre à notre façon, ce qui rend toute situation plus fluide.
J’aime cette façon d’appréhender la chose…
Même face à des événements extérieurs qui nous assaillent et auxquels nous ne pouvons rien, face à notre éducation, notre culture, nous avons finalement la possibilité de réagir de plusieurs manières.
Opter pour celle qui nous convient le mieux plutôt que de subir l’événement ou de suivre le mouvement…
N’est-ce pas finalement se donner le droit de vivre?

Martine Bernier