décembre 2018
L M M J V S D
« Nov    
 12
3456789
10111213141516
17181920212223
24252627282930
31  

Catégories

Philosophie

La Dame de Chiboz m’a offert un petit livre au titre insolite: La grenouille qui ne savait pas qu’elle était cuite…

Il a été écrit par Olivier Clerc.

Et comme c’est le temps des cadeaux, je vous offre à mon tour le début de cette fable, sachant que cet ouvrage en compte sept, qui incitent à la réflexion…

Imaginons une marmite remplie d’eau froide, dans laquelle nage tranquillement une grenouille…
Le feu est allumé sous la marmite, l’eau chauffe doucement.
La température est agréable, la grenouille continue de nager.
En réalité, elle ne se rend pas compte du danger… et finit par cuire.
Jetez la même grenouille dans la marmite d’eau à 50 ºC, un réflexe de rejet lui sauvera la vie. 

Vous saisissez l’idée?
Personnellement, ce genre de texte me parle… et correspond parfaitement à ce que j’ai vécu au cours de ces derniers mois!

Martine Bernier

mouton-blanc-noir

Sur la porte de mon bureau se trouve une photo assez similaire à celle ci-dessus.
Pas de mouton noir, mais la tête d’une brebis émergeant d’un troupeau où c’est apparement l’heure du repas et où l’on ne voit que des dos en dehors de cette frimousse qui semble contempler ses congénères.
La photo est légendée: « Quoi qu’il arrive, toujours garder une vue globale de la situation. »

Je réfléchis beaucoup, en ce moment, au concept de la destinée, à ce que nous n’avons pas choisi.
Et à une thèse de Bergson expliquée récemment par Charles Pépin dans « ¨Philosophie Magazine », qui, en gros, se demandait si « nous ne pourrions pas avoir un rapport libre à ce qui nous détermine ou nous conditionne ».
Une manière de ne pas se soumettre à son destin tout en n’étant pas non plus complètement dans l’action libre et le déterminisme.
La recherche de l’équilibre…

Il préconise de se réapproprier ce que nous n’avons pas choisi afin de le vivre à notre façon, ce qui rend toute situation plus fluide.
J’aime cette façon d’appréhender la chose…
Même face à des événements extérieurs qui nous assaillent et auxquels nous ne pouvons rien, face à notre éducation, notre culture, nous avons finalement la possibilité de réagir de plusieurs manières.
Opter pour celle qui nous convient le mieux plutôt que de subir l’événement ou de suivre le mouvement…
N’est-ce pas finalement se donner le droit de vivre?

Martine Bernier

 

Comme tout le monde, je me dis souvent, en regardant la cruauté innommable des grands titres de l’actualité, que nous vivons des temps épouvantables où certains êtres humains sanguinaires et sans conscience ne ressemblent plus à l’idée que je me fais de l’Homme.
J’écoute les spécialistes en parler.
Beaucoup s’expriment sur la situation, sur les risques, les moyens de lutte, l’actualité brûlante.
C’est nécessaire, mais pour moi insuffisant.
Dans ces cas-là, je réécoute ou relis ceux dont les paroles font du bien.
Et je reviens souvent à Frédéric Lenoir, qui  explique que l’immense tristesse que nous avons au fond de nous « peut cohabiter avec la joie puisque la joie est l’amour de la vie », tel qu’il le disait sur RTL.

Il a publié sur son compte Facebook ce passage tiré de son essai: « La guérison du monde »:

Voilà ce qui me semble d’une limpide évidence: c’est quand la pensée, le coeur, les attitudes de la majorité auront changé que le monde changera.
Ce constat va bien au-delà des réponses techniques qui peuvent ponctuellement résoudre l’un ou l’autre des problèmes que nous affrontons, mais qui ne peuvent suffire à mener à la guérison globale et en profondeur de nos maux.
La solution doit venir de chacun de nous, appelé à un travail sur soi, à une conversion du regard, à un changement de mode de vie.

C’est la somme des nouvelles individualités qui créera une collectivité nouvelle.

Je pense que ce sont des paroles de sagesse…
Peut-être serez-vous intéressés comme je l’ai été par l’interview qu’il a donnée au Parisien.fr (lien ci-dessous).
Elles sont réconfortantes, idéales pour bien commencer la semaine.

Martine Bernier

 

Interview de Frédéric Lenoir sur le site Le Parisien.fr

 

 

 

.