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Philosophie

Comme tout le monde, je me dis souvent, en regardant la cruauté innommable des grands titres de l’actualité, que nous vivons des temps épouvantables où certains êtres humains sanguinaires et sans conscience ne ressemblent plus à l’idée que je me fais de l’Homme.
J’écoute les spécialistes en parler.
Beaucoup s’expriment sur la situation, sur les risques, les moyens de lutte, l’actualité brûlante.
C’est nécessaire, mais pour moi insuffisant.
Dans ces cas-là, je réécoute ou relis ceux dont les paroles font du bien.
Et je reviens souvent à Frédéric Lenoir, qui  explique que l’immense tristesse que nous avons au fond de nous « peut cohabiter avec la joie puisque la joie est l’amour de la vie », tel qu’il le disait sur RTL.

Il a publié sur son compte Facebook ce passage tiré de son essai: « La guérison du monde »:

Voilà ce qui me semble d’une limpide évidence: c’est quand la pensée, le coeur, les attitudes de la majorité auront changé que le monde changera.
Ce constat va bien au-delà des réponses techniques qui peuvent ponctuellement résoudre l’un ou l’autre des problèmes que nous affrontons, mais qui ne peuvent suffire à mener à la guérison globale et en profondeur de nos maux.
La solution doit venir de chacun de nous, appelé à un travail sur soi, à une conversion du regard, à un changement de mode de vie.

C’est la somme des nouvelles individualités qui créera une collectivité nouvelle.

Je pense que ce sont des paroles de sagesse…
Peut-être serez-vous intéressés comme je l’ai été par l’interview qu’il a donnée au Parisien.fr (lien ci-dessous).
Elles sont réconfortantes, idéales pour bien commencer la semaine.

Martine Bernier

 

Interview de Frédéric Lenoir sur le site Le Parisien.fr

 

 

 

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Comme tout le monde, à différentes période de ma vie, je me suis interrogée sur le sujet de la réincarnation, et j’ai lu plusieurs ouvrages traitant du sujet, en m’attardant notamment sur la philosophie tibétaine en la matière, puis sur les écrits de l’anthroposophe Rudolf Steiner.
Puis Jee, notre Fleur d’Asie, est rentrée dans notre famille.
Sa culture thaïe est indissociable du bouddhisme qu’elle pratique fidèlement.
Nous en parlons quelquefois et je suis toujours frappée par ses réponses, par cette foi si respectueuse du vivant.

Il y a deux ou trois semaines, par hasard, je suis tombée sur deux ouvrages que j’ai commandés.
J’ai terminé le premier il y a deux jours: Une vie avant la vie, 40 ans d’études scientifiques sur des cas de réincarnation d’enfants.
J’avais envie d’en apprendre plus sur ces témoignages de très jeunes enfants âgés parfois d’à peine 2 ans, donnant des précisions étonnantes sur des souvenirs qui ne semblent pas leur appartenir.
Les enquêtes menées à leur sujet et relatées dans ce livre sont poussées, et la plupart des résultats semblent inexplicables.
Toute une partie de l’ouvrage est ensuite consacrée à l’éventuelle réalité de la réincarnation, aux arguments pour ou contre, aux explications avancées.
Je vous en  confie un extrait:

En physique, des concepts liés à la relativité et à la mécanique quantique ont déjà démontré que l’univers tel que nous le comprenons actuellement est très différent de ce que nous en percevons au quotidien.
De même, la plupart d’entre nous ne sommes conscients que de notre propre conscience, et encore, grâce à notre cerveau. 
De fait, on pourrait avoir du mal à pleinement accepter les indications tendant à prouver que la conscience est un facteur plus universel dépassant ce qui semble se passer dans notre cerveau.
Si la conscience est un élément fondamental  de l’univers, alors il nous faut nous demander si l’on peut logiquement penser qu’elle n’est que le sous-produit du fonctionnement cérébral.
(…) On peut supposer qu’une composante fondamentale de l’univers, si la conscience est bien cela, existe indépendamment de l’univers ici sur Terre.
Même si notre vécu quotidien peut nous faire dire que notre conscience commence à notre naissance et se termine à notre mort, une alternative raisonnable consiste à dire que notre cerveau est un véhicule utilisé par la conscience au cours de la vie et que la conscience existait avant notre naissance et peut se prolonger après notre mort jusqu’à ce que l’on trouve un autre véhicule dans un autre corps.

Ce n’est qu’un très court extrait, et les témoignages étayés dans cet ouvrage interpellent.
Quant à moi, je continue mes lectures avec le deuxième livre, sans doute encore plus surprenant que le premier.
Et l’impression que, comme le disait Jean Gabin: je sais une chose, c’est que je ne sais rien. Mais ça, je le sais.

Martine Bernier

Une vie avant la vie, 40 ans d’études scientifiques sur des cas de réincarnation d’enfants. Dr Jim B. Tucker, Dervy, collection Grandes Enquêtes dirigée par Stéphane Allix.

 

9782356419903-001-THier, avant de partir pour mon rendez-vous, j’ai glissé un livre dans mon sac.
En général, je ne prends pas n’importe quel ouvrage dans ces cas-là.
Je n’ai pas besoin de me « vider la tête », mais plutôt de la remplir!
Cette fois, j’ai choisi « Plaidoyer pour le bonheur », du moine bouddhiste Matthieu Ricard.
Un livre bienveillant, intelligent, profond…

Je l’ai souvent lu, repris, relu.
Il fait partie d’une série d’ouvrages qui me suivent depuis plus ou moins longtemps.
Des compagnons de vie.
J’aime le regard  que l’auteur porte sur les choses, et qui correspond à ce que je pense, à ce que je ressens.
Chaque page de ce livre réserve une réflexion importante, aucun mot n’est utilisé légèrement.
Mais ce passage m’a particulièrement interpellée hier, alors que je le lisais dans la salle d’attente d’un cabinet médical:

« Il serait absurde de nier que la souffrance peut avoir des qualités pédagogiques si l’on sait l’utiliser à bon escient.
Par contre, s’y résigner en pensant simplement « c’est la vie » équivaut à renoncer d’avance à cette possibilité de transformation intérieure qui s’offre à chacun et permettrait d’éviter que la souffrance ne soit systématiquement convertie en malheur.
Afin de ne pas être terrassé par la souffrance et de l’utiliser au mieux comme un catalyseur, il est important de ne pas laisser l’anxiété et le découragement envahir l’esprit. »

Ce qui se trouve dans ce livre touche chacun d’entre nous.
Je ne pouvais choisir meilleur compagnon pour m’accompagner!

Martine Bernier