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Pomme

Depuis plusieurs semaines, mon bureau est en ébullition.
Mes journées sont très remplies et je mets la touche finale à la concrétisation du projet professionnel sur lequel je m’applique depuis pas mal de temps maintenant.. et dont je parlerai bientôt.
Durant ces longues heures quotidiennes d’écriture et les mille tâches qu’il faut accomplir pour atteindre mon Graal, Pomme m’accompagne fidèlement.
Elle ne me quitte pas d’une semelle, assiste à mes séances de travail, à mes échanges téléphoniques, à mes nuits agitées au cours desquelles je passe beaucoup de temps à remettre mes idées en ordre et à échafauder la suite des événements.
Comme je sais qu’elle est plus fatiguée qu’avant, je m’efforce de la déranger le moins possible, notamment au cours des périodes de siestes récupératrices dont elle use abondamment.
Mais elle accueille toujours avec la même bienveillance mes réactions au fil des événements et des jours passés.
Sur ce chemin buissonnier que j’emprunte avec délice, je suis bien accompagnée, par un bon géant, une tendre boule de poils et mes fidèles compagnes et compagnons de route. 
Je ne peux rêver mieux!

MP

 

 

 

 


 

 

Ce lundi, mon Capitaine a dû s’absenter quelques instants en tout début de journée, alors que j’étais encore dans la salle de bains.
Comme il s’était levé particulièrement tôt, Pomme l’avait accompagné au poulailler, puis était remontée vérifier que je m’étais bien levée moi aussi.
Je l’avais rassurée en lui disant que je la rejoindrais après avoir fait ma toilette, ce que j’ai fait.
En sortant, elle n’était plus là, mais m’attendait au rez-de chaussée… avant de m’escorter dans la cuisine où elle s’est assise devant « le meuble à Pomme ».
–  Tu n’as pas encore reçu ta récompense du matin?
Elle a remué la queue à sa manière, comme un jouet  mécanique, et j’ai farfouillé dans le tiroir dédié aux « nonosses ».
Je lui ai tendu une friandise qu’elle apprécie d’habitude mais, après l’avoir reniflée, elle l’a dédaigneusement snobée.
–  Ah bon? Tu n’as pas envie de cela, ce matin? Voyons ce que j’ai d’autre…
Je lui ai coupé un petit morceau de saucisse pour chien qu’elle s’est empressée d’avale devant moi.
Elle en espérait une deuxième, mais j’ai résisté, entraînant mon Mogwaï avec moi ans mon bureau.
Quelques minutes plus tard, mon Capitaine revenait, et, par acquis de conscience, je lui ai posé la question:
– Dis… avais-tu donné un os à Pomme avant de partir?
– Oui, bien sûr.
– Hum, dis donc, Popomme? Tu m’as roulée dans la farine!

Elle me regardait d’un air innocent…
Enfin… pas si innocent que cela: le bout de sa queue s’est agité deux ou trois fois, toujours de cette manière très particulière qu’elle a de le faire quand nous « conversons ».
Clairement, elle était plutôt satisfaite du tour qu’elle venait de me jouer.

Martine Péters

Durant toute la saison chaude, Pomme m’a clairement expliqué ce qu’elle voulait et ce qu’elle ne voulait pas.
Dans son « panier » de nuit installé au pied de mon lit se trouve sa couverture sur laquelle elle aime dormir d’habitude.
Dès que les premières nuits chaudes ont débuté, elle en a fait une boule qu’elle a poussée dans un coin du panier, et sur laquelle elle posait la tête tandis qu’elle dormait à même le tissu recouvrant le coussin du fond.
Lorsqu’elle ne supportait plus de rester dans son panier, elle s’étalait de tout son long sur le parquet, à un endroit stratégique de la chambre où elle arrivait à profiter du souffle du ventilateur, atténué par le coin du lit.

Depuis que les températures ont baissé et qu’il pleut, son comportement a changé.
Elle réfléchit à deux fois avant de poser une patte dehors, toujours aussi peu enthousiasmée par la pluie…
Et dans la nuit de dimanche à lundi, j’ai réalisé qu’elle s’était installée dans son panier sur la couverture en  boule, ce qui rendait sa position très inconfortable.
Je lui ai proposé de réinstaller son « lit », la priant de sortir du panier, ce qu’elle a fait aussitôt.
Durant tout le temps où j’ai replacé la couverture correctement, elle est restée là, la truffe dans le panier, à surveiller chacun de mes gestes.
Quand j’ai terminé, elle s’est couchée sur la couverture et s’est étirée de tout son long en poussant un soupir d’aise.
Mon Mogwaï est entré en mode automne!

Martine Péters