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Pomme

Il y a comme un petit air de fête au poulailler depuis le retour du soleil…
Mes protégées sont beaucoup plus vives, passent leurs journées à flâner et à profiter du soleil.
Grâce à leur présence et à celle de Pomme, le jardin devient un tableau vivant que je ne me lasse pas de regarder vivre.
Et qui me réserve parfois des surprises!

Dimanche matin.
Je viens de terminer les premiers soins de la journée.
Comme chaque jour: une caresse et quelques mots pour chacune,  un petit examen visuel pour être sûre que tout va bien, de l’eau fraîche et des graines de plusieurs sortes placées à l’extérieur et, une fois que tout le monde est dehors, un petit nettoyage du poulailler pendant que Pomme, ma fidèle petite chienne, explore le jardin.
Lorsque toutes ces tâches sont accomplies, je reprends le chemin de la maison pour prendre le petit-déjeuner avec mon Capitaine.
En arrivant à la véranda, je me suis retournée une dernière fois pour regarder mes poules.
Elles étaient toutes massées autour des deux assiettes de graines.
Machinalement, je les ai comptées: une, deux, trois, quatre, cinq, six, sept, huit…
HUIT????
Jusqu’à  nouvel ordre je n’en ai pas huit mais sept!
Comme je dois aller réajuster mes lunettes, je n’arrivais pas à distinguer qui était l’intruse.
Une pie?
Je suis revenue sur mes pas et j’ai compris.
Pomme s’était fondue dans la masse et mangeait avec elles!
Et je n’avais pas mon portable avec moi pour immortaliser la scène…
La situation s’aggrave: mon Mogwaï continue à se prendre pour une poule, au point d’adopter leur régime alimentaire!

Martine Péters


En début de semaine, mon Capitaine a pris la direction du jardin bien décidé à creuser la deuxième tranchée qui accueillera mes nouveaux rosiers.
Malgré le gel, il a  beaucoup avancé avant de poser ses outils dans le but de reprendre  un peu plus tard.
Il faisait froid, mais le soleil brillait.
Un temps prisé par mes petites poules qui préfère le froid à l’humidité.
Alors que j’ouvrais la véranda pour aller leur rendre visite, j’ai mis un moment avant de réaliser que, si je ne les voyais pas, c’était parce qu’elles étaient toutes dans la tranchée fraîchement creusée.
Terre retournée = probable apparition de vers de terre, régal des Boulettes.
Avant de sortir, j’ai sermonné Pomme:
– Tu fais doucement, surtout…  il ne faut pas les effrayer…
Peine perdue.
Ravi de retrouver ses belles emplumées, mon Mogwaï a foncé vers la tranchées, s’est assis et a lancé un joyeux « wouf ».
Ce qui a eu pour effet de provoquer la fuite des mes  Boulettes vers des horizons plus paisibles.
J’ai juste eu le temps de réaliser qu’il en manquait une.
Neige, ma poule hollandaise, indécrottable exploratrice devant l’Eternel, manquait à l’appel.
Avec elle, j’ai une chance: elle répond très bien à son nom.
C’est ainsi que je l’ai vue se diriger vers moi, de l’autre côté du « filet barrière » qui, en principe, incite mes poules à rester dans la partie gauche du jardin.
Je suis allée la rejoindre et elle est venue à ma rencontre, me suivant partout, mais peu décidée à se laisser prendre.
Finalement, j’ai pu la porter du bon côté du filet.
Et j’en ai profité pour lui faire la leçon: 
– Cette fois, Neige, je suis désolée, mais je vais demander à Bruno de m’aider… il va falloir te raccourcir le bout des ailes. Je n’ai pas envie de devoir courir après toi à chaque fois que tu sors…
Même si je n’élève pas la voix, Pomme sent quand je ne suis pas contente.
Elle  a accueilli Neige, qui reste l’une de ses préférées, en lui donnant délicatement un petit coup de truffe sur le jabot.
Sa manière à elle de la faire rentrer dans les rangs tout en marquant sa désapprobation…

Martine Péters

 

Jeudi matin.
Il a encore neigé pendant la nuit.
Mon Capitaine apprécie… moi moins.
Au programme de la journée: l’écriture d’un article médical compliqué.
Mais il est hors de question que je me mette au travail avant de m’être occupée des animaux qui partagent notre vie.
Pour gagner du temps, j’ouvre la porte-fenêtre qui donne sur le jardin pendant que je vais accomplir les tâches du petit matin dans la maison.
Ouvrir cette porte permet d’aérer mon bureau tout en laissant Pomme faire ses premiers pas du jour à l’extérieur.
Elle sait qu’après cette première sortie, elle a droit à une récompense.
Ensuite, c’est mon tour de sortir pour libérer mes poules et m’en occuper.
Dans le poulailler, elles m’accueillent comme le Messie, et je passe un bon quart d’heure à m’occuper d’elles.
Pendant ce temps, Pomme se balade de son côté.
Ce matin,  elle a oublié qu’elle a 9 ans.
Elle galope dans tous les sens, se couche dans la neige, me guette et se précipite en courant vers moi comme pour me tendre un guet-apens.
C’est drôle, joyeux…
Sauf que là… du travail m’attend et je suis un peu pressée.
En rentrant sous la véranda, je réalise que mon Mogwaï est transformé en boule de neige.
Nous n’y couperons pas: je dois la doucher si je ne veux pas qu’elle prenne froid.
Direction la douche, donc, où elle se soumet docilement à l’exercice.
Enfin… presque.
Car quand vient le moment de la frictionner pour la sécher, elle s’évade en courant et court dans toute la maison, semant derrière elle de longues traînées mouillées.
J’ai beau l’appeler, elle fait la sourde oreille et retrouve ses habitudes de jeune chiot.
C’est amusant… mais malvenu! 
Le fait que je sois pressée ne semble pas du tout l’effleurer.
Elle est donc très surprise lorsque j’ élève la voix, ce qui est très rare:
– Pomme, ça suffit! Tu m’énerves! Puisque tu ne veux pas que je te sèche,  tant pis pour toi! Non mais dis!!!
Je l’ai plantée là et suis partie dans mon bureau… où elle m’a suivie d’un air piteux.
Bien emmitouflée dans la couverture posée dans son panier, elle a pris l’option « sieste » en me jetant de temps en temps un coup d’oeil  pour voir si j’étais revenue à de meilleurs sentiments. 
Ce qui m’a fait rire au bout de quelques minutes… évidemment…

Martine Péters