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Pomme

Mardi matin.
Je me remets d’un assaut aussi violent que passager de la part d’un virus très antipathique qui passait par là. 
Bien décidée à passer une meilleure journée que la précédente, j’ouvre les stores en m’attendant à voir, si pas un franc soleil, du moins de la lumière.
Mais… non.
Stores ouverts, il fait aussi sombre que s’ils étaient restés fermés.
Le temps passe… 
Huit heures et toujours pas un peu de clarté.
Le verdict est tombé: nous allons avoir droit à une météo tristounette et bien de saison, qui va mettre mes poules et mon Mogwaï de mauvaise humeur.
Je n’y coupe pas.
Pomme sort pour sa balade matinale et revient au pas de course en me lançant un regard noir.
Pour elle, je suis apparemment responsable du temps qu’il fait et qui ne lui plaît pas du tout.
Même topo chez mes poulettes qui n’ont aucune envie de se lever.
Je les pose sur le sol, leur propose des assiettes bien remplies contenant trois sortes de graines appétissantes, dans l’espoir de les amadouer… mais, peine perdue, elles s’éloignent en se dandinant et en lançant des « pôôôôt » réprobateurs.
Bon. Soit.
Du travail m’attend.
Vive la joie de vivre naturelle des animaux lorsqu’ils sont confrontés à la pluie!
Rien de tel pour le moral!
Je suis rentrée plutôt amusée.
Entre mon bichon boudeur et mes poules outrées, je suis gâtée!

Martine Péters

Mon bureau est à la fois mon lieu de travail et un véritable cabinet de curiosités.
Les enfants adorent y entrer et découvrir les objets souvent enfantins qui peuplent les rayonnages des bibliothèques qui s’y trouvent.
L’une d’elles en particulier fait l’objet de toutes leurs convoitises.
Dans un petit panier blanc se trouve ce que j’appelle pompeusement ma « collection de gommes ».
J’ai toujours aimé les gommes, c’est un fait.
Mais il y a longtemps que je ne les collectionne plus.
J’ai remarqué que le simple mot « collection » attire les enfants qui s’arrangent toujours pour ressortir de la pièce avec une ou deux gommes âprement marchandées.
C’est un jeu entre nous.
Je rajoute régulièrement de nouveaux spécimens qu’ils s’arrangent pour se faire offrir.
Ce que je ne savais pas, c’est que Pomme a elle aussi des coups de coeurs pour certains objets de cette étagère.
Mais comme elle ne peut pas m’en parler… elle tente une approche plus subtile.
Dans la semaine, j’écrivais lorsque j’ai vu mon Mogwaï s’approcher discrètement d’un rayonnage à sa portée sur lequel se trouvait un petit lapin en peluche.
Lapin qu’elle a aussitôt eu envie d’adopter.
Elle l’a regardé, reniflé, m’a jeté un coup d’oeil que j’ai fait semblant d’ignorer… et elle a fini par prendre l’oreille de la peluche entre ses dents, et par la tirer délicatement vers elle pour finalement s’éloigner à pas de loup avec son trophée.
Elle a été arrêtée par ma phrase:
– Dis donc, toi… tu te prends pour Arsène Lupin?
Elle s’est retournée vers moi, irrésistible avec son lapin pendouillant,  tenu par l’oreille. 
Quand elle a vu que je riais, elle a lâché sa proie et a filé en courant vers le hall où je l’ai retrouvée couchée sur le dos et agitant ses pattes avant en ouvrant grand la bouche comme si elle riait aux éclats.
Je l’ai gratouillée un moment et je suis allée remettre le lapin à sa place.
Mais connaissant Pomme… ce ne sera sans doute pas sa dernière tentative!

Martine Péters 
 

Décidément… foi de bichon havanais, ma pauvre petite Pomme n’a pas de chance, ces derniers temps.
Enfin remise de son opération de la patte arrière, elle profitait de la vie et avait retrouvé sa joie… jusqu’à ce vendredi matin.
Après une nuit de sommeil, elle s’est levée… en boitant, cette fois d’une patte avant.
Notre vétérinaire étant absent, c’est à son épouse, elle aussi vétérinaire, que nous nous sommes adressés.
Elle a ausculté Pomme sous toutes les coutures, la manipulant sans que mon Mogwaï ne se plaigne.
Finalement, elle nous a expliqué que, comme j’étais sûre qu’il n’y avait eu aucun traumatisme, Pomme devait avoir dormi dans une mauvaise position.
Elle lui a fait une piqûre anti-inflammatoire et m’a donné trois comprimés à lui donner chaque soir jusqu’à ce que la douleur disparaisse.
Et si ce n’était pas le cas, nous devions revenir pour une radio.
Je suis sortie en espérant que l’histoire allait s’arrêter là…
De retour au Grand Nid, nous avons choyé notre demoiselle bichon havanais qui a eu l’air d’apprécier d’être l’objet de toutes les attentions.
Samedi matin, à l’heure de son réveil, je n’étais pas tranquille.
Comment allais-je la retrouver?
Sa manière de m’accueillir lorsque je me suis approchée d’elle m’a touchée: manifestement contente de me voir, elle s’est couchée sur le dos, prête à recevoir son câlin du matin.
Puis elle s’est levée, a fait quelques pas… et a filé sans boiter dans le couloir!
La douleur semblait s’être évaporée!
Dire que je suis soulagée est peu dire!

Martine Péters