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Pomme

Décidément… foi de bichon havanais, ma pauvre petite Pomme n’a pas de chance, ces derniers temps.
Enfin remise de son opération de la patte arrière, elle profitait de la vie et avait retrouvé sa joie… jusqu’à ce vendredi matin.
Après une nuit de sommeil, elle s’est levée… en boitant, cette fois d’une patte avant.
Notre vétérinaire étant absent, c’est à son épouse, elle aussi vétérinaire, que nous nous sommes adressés.
Elle a ausculté Pomme sous toutes les coutures, la manipulant sans que mon Mogwaï ne se plaigne.
Finalement, elle nous a expliqué que, comme j’étais sûre qu’il n’y avait eu aucun traumatisme, Pomme devait avoir dormi dans une mauvaise position.
Elle lui a fait une piqûre anti-inflammatoire et m’a donné trois comprimés à lui donner chaque soir jusqu’à ce que la douleur disparaisse.
Et si ce n’était pas le cas, nous devions revenir pour une radio.
Je suis sortie en espérant que l’histoire allait s’arrêter là…
De retour au Grand Nid, nous avons choyé notre demoiselle bichon havanais qui a eu l’air d’apprécier d’être l’objet de toutes les attentions.
Samedi matin, à l’heure de son réveil, je n’étais pas tranquille.
Comment allais-je la retrouver?
Sa manière de m’accueillir lorsque je me suis approchée d’elle m’a touchée: manifestement contente de me voir, elle s’est couchée sur le dos, prête à recevoir son câlin du matin.
Puis elle s’est levée, a fait quelques pas… et a filé sans boiter dans le couloir!
La douleur semblait s’être évaporée!
Dire que je suis soulagée et peu dire!

Martine Péters







Jamais je n’avais vu Pomme faire ce qu’elle a fait ce mercredi…
Eya, bientôt 8 ans, jouait dans le salon.
Elle adore rester sur le sol où elle se couche par terre, se transforme en toupie, marche à quatre pattes… le tout sous l’oeil très intéressé de Pomme qui a toujours adoré les enfants.
Mais là… cela va plus loin que les relations de tendresse habituelles.
Je crois que Pomme est convaincue qu’Eya est… un chien.
Dès qu’elle voit qu’elle se met sur le dos, hop, mon Mogwaï fait pareil, se couche lui aussi dans cette position et gigote dans tous les sens, à l’image de sa copine.
Quand Eya file à 4 pattes, Pomme la suit en lui faisant des léchouilles sur les joues.
Durant une bonne dizaine de minutes, elle a imité tous les faits et gestes de la petite que je devais juste tempérer dans ses grands élans d’enthousiasme pour ne pas risquer de blesser ma protégée à poils.
Car, comme nous avons tendance à l’oublier, Pomme a bel et bien 10 ans… ce qui ferait 70 ans selon la croyance populaire qui veut que l’on multiplie par 7 son âge canin pour avoir une équivalence humaine.
En voyant mon Mogwaï jouer, j’ai remis en doute cette croyance et j’ai cherché un tableau de conversion plus cohérent.
J’ai trouvé ceci qui me paraît nettement plus crédible…
En fonction de sa taille, Pomme aurait donc… 56 ans!
Elle a rajeuni de 14 ans en un clic!

Martine Péters


Depuis plusieurs jours, j’avais commencé à préparer Pomme moralement à l’idée qu’elle allait devoir prendre un bain dans les prochains jours.
A force de m’entendre en parler, elle a donc été plus ou moins consentante lorsque je l’ai invitée dans la salle d’eau, ce mardi matin, dans l’intention de lui donner une douche et un bon shampoing.
Connaissant l’asticot, j’avais prudemment refermé la porte derrière elle pour éviter de me retrouver seule face à mon pommeau de douche une fois l’eau à bonne température.
Pour la première fois en dix ans de vie commune, mon Mogwaï s’est laissé faire sans broncher.
J’ai pu la laver, la rincer, puis l’envelopper dans un grand linge de bain et l’emporter au salon sans devoir faire face à la moindre tentative d’évasion.
Elle affichait une mine désolée, visiblement consternée de devoir traverser par ce genre d’épreuve, à ses yeux inutile.
D’autant qu’il lui restait encore à passer par l’incontournable épisode du sèche-cheveux.
Un pensum qu’elle vécu sur mes genoux en poussant de longs « mmmmm » dont j’ignore toujours s’ils ont une fonction désapprobatrice ou s’ils sont une manifestation de bien-être.
Un coup de brosse et une récompense plus tard, Pomme réintégrait mon bureau et prenait place dans son panier, douillettement installée et recouverte d’une couverture.
Aujourd’hui, je m’interroge encore sur les regards qu’elle m’a lancés avant de s’endormir…
J’y vois un léger reproche du style… « tu m’as encore eue »!
Non?

Martine Péters