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Poules

Depuis que ce doux soleil de pré-printemps s’invite dans nos journées, la vie  se transforme.
Les poulettes, qui arborent un plumage hivernal magnifique, passent leur temps à arpenter les lieux et à en fouiller les moindres recoins.
Nous pouvons les observer depuis la véranda ou la cuisine comme je le faisais ce mercredi matin en prenant le petit-déjeuner.
Tout était paisible lorsque j’ai vu Bulle, la plus jeune de mes Bantam Pékin filer à toute vitesse.
Bizarre… soit elle s’entraîner pour les prochains Jeux Poulympiques, soit  quelque chose l’a effrayée.
J’ai regardé plus attentivement et j’ai remarqué une silhouette insolite parmi mon cheptel de gallinacés. 
C’était une pie…
Une pie presque aussi grande  que mes deux poules hollandaises
Avec le culot lié à cet oiseau curieux et peu farouche, elle s’est jointe à la promenade de mes poules, allant manger quelques graines au passage.
Aucun des oiseaux qui peuplent le jardin n’a vraiment peur de moi.
Lorsque je m’approche, ils s’envolent pour se percher à quelques mètres de distance et m’épient.
Je leur parle, leur offre de la nourriture, puis je me recule un peu et je ne bouge plus.
En principe ils reviennent aussitôt, et picorent tout en me gardant à l’oeil.
Les pies font pareil.
A ceci près qu’elles me donnent l’impression qu’il ne faudrait pas grand-chose pour les apprivoiser…

Martine Péters

Il y a comme un petit air de fête au poulailler depuis le retour du soleil…
Mes protégées sont beaucoup plus vives, passent leurs journées à flâner et à profiter du soleil.
Grâce à leur présence et à celle de Pomme, le jardin devient un tableau vivant que je ne me lasse pas de regarder vivre.
Et qui me réserve parfois des surprises!

Dimanche matin.
Je viens de terminer les premiers soins de la journée.
Comme chaque jour: une caresse et quelques mots pour chacune,  un petit examen visuel pour être sûre que tout va bien, de l’eau fraîche et des graines de plusieurs sortes placées à l’extérieur et, une fois que tout le monde est dehors, un petit nettoyage du poulailler pendant que Pomme, ma fidèle petite chienne, explore le jardin.
Lorsque toutes ces tâches sont accomplies, je reprends le chemin de la maison pour prendre le petit-déjeuner avec mon Capitaine.
En arrivant à la véranda, je me suis retournée une dernière fois pour regarder mes poules.
Elles étaient toutes massées autour des deux assiettes de graines.
Machinalement, je les ai comptées: une, deux, trois, quatre, cinq, six, sept, huit…
HUIT????
Jusqu’à  nouvel ordre je n’en ai pas huit mais sept!
Comme je dois aller réajuster mes lunettes, je n’arrivais pas à distinguer qui était l’intruse.
Une pie?
Je suis revenue sur mes pas et j’ai compris.
Pomme s’était fondue dans la masse et mangeait avec elles!
Et je n’avais pas mon portable avec moi pour immortaliser la scène…
La situation s’aggrave: mon Mogwaï continue à se prendre pour une poule, au point d’adopter leur régime alimentaire!

Martine Péters


En début de semaine, mon Capitaine a pris la direction du jardin bien décidé à creuser la deuxième tranchée qui accueillera mes nouveaux rosiers.
Malgré le gel, il a  beaucoup avancé avant de poser ses outils dans le but de reprendre  un peu plus tard.
Il faisait froid, mais le soleil brillait.
Un temps prisé par mes petites poules qui préfère le froid à l’humidité.
Alors que j’ouvrais la véranda pour aller leur rendre visite, j’ai mis un moment avant de réaliser que, si je ne les voyais pas, c’était parce qu’elles étaient toutes dans la tranchée fraîchement creusée.
Terre retournée = probable apparition de vers de terre, régal des Boulettes.
Avant de sortir, j’ai sermonné Pomme:
– Tu fais doucement, surtout…  il ne faut pas les effrayer…
Peine perdue.
Ravi de retrouver ses belles emplumées, mon Mogwaï a foncé vers la tranchées, s’est assis et a lancé un joyeux « wouf ».
Ce qui a eu pour effet de provoquer la fuite des mes  Boulettes vers des horizons plus paisibles.
J’ai juste eu le temps de réaliser qu’il en manquait une.
Neige, ma poule hollandaise, indécrottable exploratrice devant l’Eternel, manquait à l’appel.
Avec elle, j’ai une chance: elle répond très bien à son nom.
C’est ainsi que je l’ai vue se diriger vers moi, de l’autre côté du « filet barrière » qui, en principe, incite mes poules à rester dans la partie gauche du jardin.
Je suis allée la rejoindre et elle est venue à ma rencontre, me suivant partout, mais peu décidée à se laisser prendre.
Finalement, j’ai pu la porter du bon côté du filet.
Et j’en ai profité pour lui faire la leçon: 
– Cette fois, Neige, je suis désolée, mais je vais demander à Bruno de m’aider… il va falloir te raccourcir le bout des ailes. Je n’ai pas envie de devoir courir après toi à chaque fois que tu sors…
Même si je n’élève pas la voix, Pomme sent quand je ne suis pas contente.
Elle  a accueilli Neige, qui reste l’une de ses préférées, en lui donnant délicatement un petit coup de truffe sur le jabot.
Sa manière à elle de la faire rentrer dans les rangs tout en marquant sa désapprobation…

Martine Péters