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Poules

Pluie, vent, douceur anormale, neige, grésil et retour du froid avec un rayon de soleil: en trois jours, ce mois de février aura été un festival de toutes les météos possibles en cette saison.
Perturbés par ces conditions de vie compliquées, les animaux du jardin dépriment, se cachent… et ont faim.
Les oiseaux en particulier ont trouvé le moyen d’entrer dans la remise désormais fermée afin d’y être à l’abri.
Des volées de passereaux m’accueillent ainsi à chaque fois que je rentre ou sors mes poules du poulailler…
Celles-ci sont tout aussi accablées notamment par la pluie tombée en abondance, ce qui a fait sortir la rivière de son lit.
La seule façon pour pouvoir les nourrir au sec sans que les graines ne prennent l’eau, est de poser leurs mangeoires dans « l’antichambre » de leur poulailler.
Le problème… c’est que les poules n’aiment pas voir leurs habitudes perturbées.
Elles préfèrent ne pas s’alimenter plutôt que se nourrir à une place inhabituelle.
A une exception près…
Alors que, pour remplir l’une des mangeoires, j’ouvrais l’un des tiroirs contenant les réserves de graines j’ai réalisé que, dès que j’ai eu le dos tournée, Neige, ma petite poule hollandaise blanche, a trouvé très pratique de se nourrir directement à la source.
Lorsque je suis revenue  pour fermer le tiroir, elle était perchée sur l’un des bords et picorait avec délices…
Dire qu’elle faisait bombance est très en-dessous de la réalité.
Je n’ai pas eu le coeur de refermer ledit tiroir…

Martine Péters

Vendredi soir.
Toute mes poule m’attendent à la porte du poulailler pour rentrer.
Toutes sauf une: Kiwi, ma petite Hollandaise.
L’arthrite à la patte dont elle souffre ne guérira pas.
Elle ne la pose plus que rarement sur le sol, mais cette extraordinaire petite poule est toujours aussi vive, galope à toute vitesse, mange comme quatre, s’intéresse à tout et semble toujours très occupée.
Irrésistible petit personnage…
Qu’elle ne soit pas là pour l’heure du couché est anormal.
D’habitude, elle est la première que je pose délicatement dans le foin du poulailler.
Je l’appelle tout en commençant à rentrer les autres, mais elle n’apparaît pas.
Inquiète, je fais le tour des deux enclos sans la trouver,  compris du côté des potagers surélevés.
Elles aiment profiter de l’abri de ces grandes structures de bois pour se protéger du vent, des intempéries… et des regards indiscrets.
Mais là… pas de Kiwi.
J’imagine le pire et finis par prévenir mon Capitaine:
– Kiwi a disparu!
J’arrive!
Lui aussi est attaché à ces merveilleux oiseaux qui ne le craignent pas et s’intéressent même beaucoup à lui lorsqu’il est au jardin.
Pendant qu’il se prépare à me rejoindre, je retourne dans le grand enclos où j’appelle désespérément ma poule qui, d’habitude accourt à son nom.
Et là… j’ai vu apparaître une petite tête ronde à l’angle de l’un des potagers.
Elle a entendu son nom, devait dormir quelque part sous la haie, et s’est empressée de me retrouver.
Cette petite bouille qui me regardait est une image que je ne suis pas prête d’oublier.
J’ai pris ma polissonne dans mes  bras et l’ai ramenée auprès de sa soeur qui l’attendait dans le poulailler.
Elle a été accueillie par un concert de « côôôt ».
La famille était au complet!

Martine Péters

Mardi.
Depuis la veille, j’étais inquiète.
Pas pour moi, non: pour mes poules!
La météo annonçait de forts coups de vent sur la région.
Le vent est le seul phénomène météo contre lequel il m’est presque impossible de les protéger, si ce n’est en les enfermant dans le poulailler, ce qui n’est pas une solution satisfaisantes pour elles.
Hors des périodes de ponte, mes mini poules ont horreur de rentrer dans leurs appartements dans la journée.
Seule Neige s’y réfugie pour faire la sieste et s’aménager un coin qui lui convient.
Je n’ai donc pas d’autres choix que de les laisser sortir, sachant qu’elles ont à disposition plusieurs maisonnettes et autres refuges naturels pour se protéger des intempéries.
Seulement voilà…
Ce mercredi matin, le vent était bel et bien au rendez-vous, et en force.
Un souffle puissant et tourbillonnant qui semblait s’amuser de mes petites poules bousculées dans tous les sens.
Je suis sortie un nombre incalculable de fois dans la journée pour les réconforter, les protéger, les nourrir.
Elles tombaient comme des fétus de paille en courant vers moi, poussées par ces bourrasques contre lesquelles elles ne pouvaient pas lutter.
Finalement, épuisées après cette journée éprouvante, elles ont accepté de rentrer dans la quiétude de leur poulailler.
A l’abri, confortablement perchées, elles ont commencé à parler toutes en même temps, comme pour m’exposer le récit de cette journée troublée.
Je leur ai répondu, doucement, compatissant à leurs malheurs.
En quelques secondes, la paix est revenue sur le poulailler… tandis que dehors, le vent soufflait toujours.

Martine Péters