août 2019
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Poules

Je l’avoue: du printemps à l’automne, les journées sont largement consacrées à nos amis, la famille, nos animaux,  le jardin et la maison, l’écriture et l’étude.
Et comme deux de nos compagnons à pattes traversent une mauvaise passe en ce moment, j’en parle souvent…
Lorsque mon vétérinaire a vu Kiwi, ma poule hollandaise, la semaine dernière avant son départ en vacances, il lui a fait une injection dans la patte pour tenter de soigner son arthrite.
Et il m’a dit: Je ne peux rien faire de plus, cette fois… nous verrons à mon retour. Tout va dépendre de sa qualité de vie.
Depuis, je constate le coeur serré que Kiwi bouge moins, reste souvent immobile perchée sur une seule patte.
J’ai donc effectué des recherches pour voir ce qui pourrait la soulager.
Et j’ai décidé de commencer un traitement à ma sauce ce lundi.
J’ai préparé un fond d’eau légèrement chaude dans un large plat, et de la crème à l’arnica, et je suis allée chercher ma poule.
J’ai constaté très vite que le bain de pattes avait l’air de lui faire du bien. 
Dès qu’elle a relevé sa patte atteinte hors de l’eau, je l’ai sortie du bain et j’ai consciencieusement séché sa patte.
Puis j’ai pris la crème.
L’un de nos amis, qui passait par là, a voulu assister à l’opération.
Comme je couchais Kiwi sur  le dos dans le creux de mon bras tandis que je lui massais doucement la patte avec la crème, il nous regardait d’un air perplexe, répétant en boucle qu’il n’avait jamais vu une poule se laisser faire comme celle-ci…
Le miracle des poules hollandaises, si douces et si familières… 
Je ne pense pas que mes belles Pékin se laisseraient faire de la même façon.
Une fois mon traitement terminé, j’ai emmené ma protégée retrouver des copines emplumées, et elle a repris sa petite existence… trottinant en boitillant avec un entrain qui faisait plaisir à voir.
Je vais donc continuer mon traitement, qui ne peut pas lui faire de mal.
Il ne pourra peut-être pas la soigner non plus, mais si cela peut la soulager et améliorer son confort de vie, cela mérite un effort!

Martine Péters

En fin de journée, nous devrons retourner chez le vétérinaire pour le suivi opératoire de Pomme et pour ma petite poule arthritique. 
Si vous pensiez qu’une poule est pétrifiée de peur lorsqu’elle se rend chez le vétérinaire, c’est que vous ne connaissez pas les poules hollandaises en général, et Kiwi en particulier.
Sa patte ne guérissant malheureusement pas aussi vite qu’espéré, je continue à lui faire des piqûres chaque jour et à la ramener au cabinet vétérinaire régulièrement.
Lundi, elle n’avait aucune envie d’attendre dans son carton l’arrivée de la vétérinaire dans la salle de soins.

Je l’ai donc laissée sortir, et elle s’est empressée de se percher sur le bord de son carton  pour profiter de l’ambiance de la pièce, se laissant caresser sans se faire prier.
Aucune peur, beaucoup de curiosité, elle a démontré une fois de plus qu’elle aime dialoguer, s’intéresser à ce qui se passe autour d’elle…
A tel point que la vétérinaire l’a photographiée pour qu’elle figure dans son panthéon de ses clients originaux.
Et ici… il y en a.
Cela dit, je reste inquiète.
Kiwi continue à poser difficilement la patte sur le sol et son état fluctue d’un jour à l’autre.
Le vétérinaire m’a prévenu qu’elle risque d’avoir besoin de soin toute sa vie.
Aucun problème: nous commençons à savoir comment faire…

Martine Péters

Mercredi, tout début de soirée
Un bruit aussi inattendu que violent nous interpelle.
Dehors, il s’est mis à pleuvoir.
Un véritable déluge, qui ne semble pas vouloir s’arrêter.
Je suis ainsi faite que je ne supporte pas de ne pas intervenir dans la seconde lorsque l’un de mes animaux se trouve dans une position inconfortable.
Je me suis précipitée dehors malgré la phrase de mon Capitaine qui me lançait que ce n’était pas exactement le bon moment pour sortir.
Mais… mes poules étaient dehors!
Et je savais qu’elles n’auraient pas le réflexe d’aller se mettre à l’abri dans le poulailler, se contentant de se blottir dans la mini maisonnette que leur a construite mon Capitaine.
La pluie ne faiblissait pas et semblait être partie pour durer.
Comme je l’avais prévu, mes protégées étaient dans leur résidence secondaire, trop petite pour les accueillir toutes.
Mes deux petites hollandaises étaient exposées à la pluie…
Je continue à faire des piqûres à Kiwi chaque jour pour soigner cette arthrite qui peut être très dangereux pour elle.
Hors de question de la laisser se mouiller jusqu’aux os.
Je l’ai prise, ai traversé l’enclos au pas de course et l’ai déposée dans le poulailler avec un peu de blé pour l’inciter à y rester.
Puis je suis retournée chercher sa petite soeur, Neige, trempée comme une soupe, présentant une houppette en mode serpillère.
En même temps, j’appelais mes Pékins par leur nom en espérant qu’elles me feraient assez confiance pour me suivre malgré les trombes d’eau, sans trop y croire…
Pourtant en me retournant, j’ai réalisé que Bulle était presque collée à moi.
Je l’ai délicatement posée à sa place dans le poulailler, ai récupéré Neige au passage alors qu’elle retournait dehors, et suis repartie chercher les trois dernières.
Ma fidèle Kaki m’avait rejointe elle aussi, et est rentrée sans problème.
Dans la maisonnette, il ne restait plus que Praline…
Chine n’était pas là.
J’ai facilement pu convaincre ma belle Praline de rejoindre ses copines.
Ne restait plus que Chine.
Dehors, la pluie redoublait: je ne pouvais pas la laisser à l’extérieur.
Je n’avais pas forcément très envie de fouiller l’enclos à sa recherche par ce temps, mais je n’avais pas le choix.
Sauf que…
Avant de m’élancer, j’ai réfléchi.
Où pouvait être Chine, elle qui est inséparable de Praline… sauf lorsqu’elle pond?
Mes poules ont choisi quatre endroits de ponte.
Avant d’aller vérifier ceux qui se trouvent à l’extérieur, je me suis dit qu’il serait peut-être utile de commencer par vérifier ceux du poulailler.
Idée lumineuse!
Elle était là, dans un des pondoirs, à l’abri depuis le début.
J’ai remis quelques graines à chacune pour les consoler de devoir se coucher une heure plus tôt que d’habitude et j’ai fermé la porte pour la nuit.
Puis, je suis rentrée sous une pluie battante avec la même sensation du devoir accompli qu’a pu ressentir Noé en sauvant les animaux du déluge!

Martine Péters