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Poules

A votre avis, quel animal à la queue en tire-bouchon?
Pardon?
Vous avez dit le cochon?
La réponse était: la poule hollandaise.
Enfin… Kiwi, ma poule hollandaise.
A la base, cette adorable demoiselle a la queue fine et élégamment droite.
Mais mercredi en fin de journée, elle a décidé de se retirer dans un lieu très improbable pour avoir la paix, le temps de pondre un oeuf.
Le scénario déjà vécu maintes fois s’est répété: impossible de la retrouver.
J’ai recommencé ma fouille systématique de l’enclos et du poulailler, une fois, deux fois… sans résultat.
A la troisième tentative, une petite voix a répondu à mes appels. 
Elle provenait d’un buisson quasi inaccessible pour nous, humains bipèdes.
Je me suis rapprochée, ai appelé à nouveau et Kiwi m’a répondu.
Cette fois, j’ai fouillé.
Elle était là, à côté de son oeuf, mais ne bougeait pas.
Je l’ai prise… pour réaliser qu’elle était emprisonnée.
Une sorte de branche liane s’était solidement enroulée autour de sa queue.
Je pense que, sentant qu’elle était entravée, elle a dû avoir une réaction propre à sa race,  qui panique rapidement lorsque qu’elle se sent agressée.
Elle a dû sauter en se tournant pour faire face à l’adversaire, ce qui a consolidé le noeud formé autour de sa queue.
Elle était là, piteuse et triste…
Il m’a fallu un temps fou pour arriver à la dégager.
Lorsque je l’ai enfin relâchée auprès des autres, sa queue ressemblant à un tire-bouchon…
Fini les jolies plumes bien lisses et droites…
Il faudra du temps pour que cette terminaison de poulette reprenne son aspect initial.
Quant au buisson… il va être taillé pour qu’il ne se transforme plus en piège à poule.

Martine Péters

Vivre avec des animaux est une source de bonheur et, parfois, de craintes.
En début de semaine, alors que Pomme n’était pas en forme et que je l’entourais de soins et d’attention particuliers, je l’entraîne dans le jardin pour qu’elle se dégourdisse un peu les pattes pendant que je vérifie que tout va bien chez mes poulettes.
Depuis qu’elle est revenue vivante de son escapade en terre inconnue, Neige est encore plus proche de moi que d’habitude.
Elle me suit partout, monte sur mes chaussures, se laisse caresser et porter avec un certain enthousiasme… 
 Je vérifie que tout le monde va bien, sors les deux mini poules qui s’obstinent à se terrer dans le poulailler à couver un oeuf invisible, nourris tout mon petit monde, et quitte l’enclos pour retrouver mon Mogwaï… que je ne retrouve pas. 
Inquiète, je l’appelle, la cherche sans succès.
Pendant plusieurs minutes, je me suis époumonée et inquiétée jusqu’au  moment où j’ai vu Pomme assise à l’intérieur de la véranda, à l’extrême bord de la porte d’entrée, suivant d’un air intéressé mes efforts pour la retrouver. 
Je m’apprêtais à la rejoindre lorsqu’un dernier coup d’oeil en direction de l’enclos m’a livré une scène anormale…
Kaki, ma poule Pékin que nous avons soignée durant un bon mois à son arrivée parmi nous, en 2017, était couchée sur le ventre, les ailes complètement déployées, juste à côté du chemin de gravillons blancs.
Paniquée à l’idée qu’elle ait elle aussi un problème, je l’appelle, mais rien n’y fait: elle ne bouge pas.
J’arrive donc au petit trot auprès d’elle pour la voir se relever en m’adressant une bordée de « côôôt  » mécontents.
Rassurée, je m’éloigne et me retourne une dernière fois… pour découvrir qu’elle a repris la même position, couchée ailes déployées.
C’est là que j’ai compris.
Il avait plu un peu quelques heures auparavant.
Elle se séchait les plumes…
J’ai été retrouver Pomme en souriant avant de regagner mon bureau et mon travaiL.
Je crois que j’ai un choix à faire.
Soit je deviens philosophe, soit je tourne en bourrique.

Martine Péters

Bien que mon fils et mon petit-fils étaient avec nous pour le week-end, la journée de ce samedi était morose…
Le destin de ma petite poule disparue nous hantait…
Nous continuions à la chercher.
Nos voisins nous avaient dit l’avoir vue la veille lorsqu’elle s’est échappée.
Nous avons donc patrouillé dans le quartier, cherchant et interrogeant les habitants.
Toujours rien…
Et aucun indice… avait-elle été victime d’un prédateur?
L’après-midi était bien entamée lorsque l’on a sonné à la porte d’entrée.
Mon Capitaine a ouvert et j’ai entendu Aurélien, 4 ans, m’appeler à pleins poumons:
Mamitine!!! On a retrouvé ta poule!!!!!
Noël, un voisin un peu plus lointain, l’avait recueillie alors qu’elle était sur la route, près de chez lui.
Ayant entendu que mon Capitaine recherchait l’une de nos poules, il est venu immédiatement nous voir.
Neige était un peu apeurée, mais en pleine forme.
Elle était affamée, nerveuse…
La réaction de Kiwi, sa petite soeur, en la retrouvant, m’a touchée. 
Elle était visiblement soulagée, comme nous tous.
Cet épisode a entraîné une opération préventive immédiate: nous avons coupé le bout des ailes de nos deux petite Hollandaises.
Cela avait été fait l’an dernier déjà lorsque Neige avait franchi la haie quelques jours après son installation chez nous.
 Elle a donc été renouvelée.
Hors de question de repasser par l’angoisse qui a été la nôtre depuis vendredi…
Ce samedi soir, en refermant la porte du poulailler pour la nuit, j’avais le coeur plus léger…

Martine Péters