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Poules

Depuis le déménagement de nos deux derniers canards, les poules ont retrouvé un comportement normal.
Finies les journées cloîtrées dans un coin de l’enclos sans bouger ou perchées des journées entières sur le puits où elles étaient hors de portée des canards…
Désormais, elles trottinent à leur guise, mangent et boivent en paix, me suivent partout lorsque je vais les voir, accourent quand je les appelle et recommencent à pondre, choses qu’elles ne faisaient plus depuis des mois.
Toutes sont adorables, ont retrouvé leur personnalité, leurs particularités.
Parmi elles, Lune est plus à l’aise que jamais.
Souvenez-vous: cette jolie poule hollandaise noire à la huppe blanche m’a été offerte par nos amis qui ont par la suite accueilli nos canards.

Lorsqu’elle est arrivée, Lune n’a pas mis longtemps avant d’adopter les lieux et de se faire accepter pas nos autres protégées.
Mais il était clair qu’elle n’avait pas eu jusqu’alors une relation étroite avec les humains.
Elle venait d’une ferme qui élève plusieurs races différentes, et a mis quelque temps avant de s’habituer à nous.
Elle a ensuite pris l’habitude de monter sur mes doigts, sur ma main et sur mon bras lorsque je lui proposais de sortir du poulailler le matin.
Mais elle restait un peu sauvage, sursautant facilement et filant en courant dès que quelque chose l’effrayait.
Aujourd’hui, Lune a beaucoup évolué.
Elle aussi répond à son nom, à nos voix, n’a plus du tout peur de nous et se laisse porter comme les autres.
Elle est belle, gracieuse, et forme un joli trio avec Kiwi, mon autre poule hollandaise, et Cannelle, ma facétieuse poule Padoue.
A propos de Kiwi…
Il y a deux ans bientôt, elle avait traversé une période difficile.
Comme elle boitait gravement, je l’avais emmenée à plusieurs reprises chez le vétérinaire qui avait diagnostiqué de l’arthrite sévère.
Il m’avait appris comment lui faire des piqûres en m’expliquant qu’il y avait peu de chance pour que cela l’aide.
J’avais donc pris l’habitude de piquer ma petite poule chaque jour…sans résultat.
J’ai alors décidé d’essayer de lui apporter des soins de confort dans l’espoir de lui offrir une meilleure vie… qui risquait d’être courte selon mon vétérinaire qui avait pris l’avis d’un collègue.
J’ai commencé à faire marcher Kiwi dans de l’eau légèrement chaude, puis de la masser avec un baume léger.
Aujourd’hui, 18 mois plus tard, elle ne boîte plus et a retrouvé sa vigueur.
En la voyant, personne ne pourrait imaginer qu’elle était au bord de la catastrophe il y a quelques mois… et c’est un vrai bonheur: elle est extrêmement attachante!

Martine Péters

Cet hiver est particulièrement difficile pour nos poules et nos deux canards.
Les températures sont négatives, y compris dans la journée, et, surtout, les poules ont horreur de la neige.
Nous les réconfortons donc avec une nourriture plus riche et un chauffage branché la nuit afin de leur offrir une existence correcte en attendant le retour du printemps.
Ces conditions de vie les rend encore plus familières.
Elles recherchent notre présence, semblent apprécier les séances de papouilles…
Quant aux canards, ils supportent stoïquement cette période, sachant que, bientôt ils vont retrouver leurs congénères chez nos amis qui ont proposé de les prendre.
Leur comportement par rapport aux poules reste compliqué, et nous savons qu’ils seront plus heureux avec d’autres canards… tandis que mes poules seront plus en sécurité.
Sauf que… un autre danger s’est invité dans l’enclos.
Vendredi soir, après avoir sorti Pomme et Kali, mon Capitaine est rentré préoccupé.
Il a fini par me confier qu’il avait vu dans le jardin… un grand renard.
J’ai eu nettement l’impression d’avoir un noeud dans l’estomac.
Un renard…  l’un des pires prédateurs pour mes protégés, canards y compris.
La nuit, bien calfeutrés dans leur poulailler fermé, ni eux ni les poules n’ont rien à craindre.
Mais le jour? 
Que va-t-il se passer si ce visiteur magnifique mais indésirable revient et que je ne le vois pas?
Les grands froids poussent les renards à se rapprocher des maisons dans l’espoir de trouver de la nourriture, d’autant que février est le mois des naissances des petits.
Chaque animal a le droit de vivre et de se nourrir, mais si possible pas en affichant mes poules au menu.

M.P.

 

« Ce sont des choses qui arrivent malheureusement quand on élève des animaux… »

Je sais que mon Capitaine  a raison… mais ce qui s’est passé ce week-end au poulailler m’a une fois encore fait beaucoup de peine…
Samedi soir, en rentrant les poules, j’ai réalisé très vite que l’une d’elles manquait à l’appel: Praline, ma petite Pékin noire.
Comme c’est mon Capitaine qui les avait levées le matin, je lui ai demandé s’il l’avait vue à ce moment-là.
Il pensait l’avoir vue, oui… mais n’en était plus sûr.
Nous l’avons donc cherché, et j’ai été prendre une lampe de poche pour mieux explorer les recoins du poulailler.
C’est là qu’il l’a retrouvée, sans vie.
La veille au soir, j’avais été témoin d’une scène qui explique sans doute en partie ce qui s’est passé.
Toutes les poules étaient déjà perchées pour la nuit, et les deux canards avaient pris place sur la banquette du bas qu’ils ont choisie comme domicile  nocturne. 
Comme à son habitude, Praline est rentrée parmi les dernières, a sauté sur cette banquette, a essayé de monter plus haut, mais a été interrompue dans son élan.
J’ai voulu l’aider, comme je le fais souvent, en la portant jusqu’à destination, mais elle se trouvait dans un endroit inaccessible.
Je suis restée un long moment à l’appeler pour essayer de l’aider, mais elle semblait ne pas avoir envie de bouger de son petit refuge. 
Comme elle avait déjà plusieurs fois passé la nuit au bout de la banquette sans problème, je l’ai donc laissée tranquille et je suis partie après m’être assurée que le radiateur était bien allumé.
Personne ne sait ce qui s’est passé ensuite…
En revanche, mon Capitaine m’a dit avoir vu le mâle canard houspiller les poules ces derniers temps, allant jusqu’à attaquer Chine, sa « mère adoptive ».
La présence de Praline l’a-t-elle incommodé?
Jamais elle n’aurait été se mettre dans l’endroit où elle a été trouvée si elle n’y avait été obligée.
Aujourd’hui, je suis inquiète.
Je pensais que, depuis que les deux autres mâles de la fratrie canards avaient été adoptés par nos amis, la situation serait stabilisée.
Elle l’a été quelque temps, mais le problème semble perdurer avec le couple restant…
Aujourd’hui, j’ai peur pour mes autres poules, et je sais qu’il va à nouveau falloir trouver une solution…

Praline était l’une des quatre premières poules que j’ai achetées peu après mon arrivée en Franche-Comté.
Plume, qui faisait elle aussi partie de ce petit groupe, est partie la première, suite à une cholangite aggravée par une péritonite et un éclatement de la vésicule biliaire.
Des premières poules, ne restent que ma belle Chine et ma jolie Kaki, qui est pourtant arrivée très malade, mais que nous avons pu soigner à deuxrises déjà.
Il me reste neuf poules, auxquelles je suis très attachée.
Et je voudrais m’assurer que leur vie ne sera plus menacée…

MP