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Roses et jardins

Je ne coupe pas mes roses…
Je sais que je pourrais en faire des bouquets sublimes, mais il s’étiolerait bien plus rapidement que ne dure la floraison d’une fleur dans son milieu naturel.
Donc, je m’abstiens, à deux exceptions près.
Lorsqu’une tige est cassée par les oiseaux ou le vent, ou qu’une rose a la mauvaise idée de fleurir sur le sol, le « nez dans la poussière », je la recueille et l’adopte pour qu’elle vive sa vie dans un vase.
Ca a été le cas de ces deux-ci, Belles parmi les Belles…
A gauche, Jude The Obscur, rose anglaise de David Austin est l’une de mes préférées: sa couleur si délicate, sa fleur charnue, en coupe bien ronde, ses multiples pétales et son parfum puissant et fruités la rendent irrésistible.
A gauche, Mme de la Vallière est un rosier allemand de Kordès. 
Il a un port magnifiquement droit, solide et haut (ce rosier est aussi grand que moi et tient debout dans tuteur!), un feuillage luisant de santé et des fleurs romantiques à souhait.
Des roses que j’aime beaucoup… mais dont je fuis le parfum anisé, moi qui n’aime pas l’anis.
L’amour tient à un fil!

Martine Péters

Oui, je sais, je parle beaucoup du jardin… mais comment faire autrement alors qu’il est omniprésent dans notre quotidien?
Lorsque j’ouvre la porte-fenêtre de mon bureau, voilà ce que je vois…
Une petite partie du jardin, celle qui abrite la grande majorité des rosiers.
Avec la vigne qui court au-dessus de la fenêtre, ce ciel et ces couleurs que la photo ne rend que très modestement, j’ai l’impression de vivre dans un tableau  ou dans un film en technicolor.

Selon les angles sous lesquels elles sont prises, les photos d’ensemble des roses donnent l’impression d’un exubérant fouillis coloré, à la manière de certains de ces jardins anglais que j’affectionne.
Mais vue de plus près… la roseraie est bel et bien ordonnée.
Pas à la manière stricte des jardins français, non, mais avec une organisation d’allées bien praticables et des parterres à peu près disciplinés. J’avais rêvé d’une disposition donnant l’impression de nature libre de telle façon que, selon l’endroit où l’on se trouve, le visiteur ait l’impression que le jardin n’a demandé que très peu d’intervention humaine… ce qui est évidement complètement faux.
Se faire oublier…
Faire oublier que mon Capitaine y a énormément travaillé , souvent dans des conditions très difficiles, pour réaliser mon rêve…
Faire oublier que j’ai passé des heures à dessiner les lieux, l’endroit où je souhaitais voir grandir chaque rosier etc…
Aujourd’hui, les fleurs, les oiseaux, les lézards et les insectes, ont pris possession des lieux.
Il faudra encore quelques années pour que le jardin ressemble tout à fait à ce que je souhaite, le temps que les grimpants et les rosiers buissons aient encore grandi, mais… nous sommes en bonne voie!

Martine Péters

Qui plante un jardin récolte le bonheur…

Cette citation bien connue prend tout son sens pour nous en cette saison…
Plus de la moitié des rosiers est encore en boutons et n’a pas encore fleuri dans la roseraie, mais nous vivons déjà  un  rêve éveillé.
C’est la récompense de mois de dur travail de la part de mon Capitaine qui a passé beaucoup de temps à construire la roseraie et à planter…
De mon côté, le travail a été moins physique.
Il s’agissait  d’imaginer et de dessiner le jardin, de choisir les fleurs et les plantes que j’ai ensuite achetées, de dessiner le plan des plantations afin que les couleurs et les parfums se marient, puis… de procéder à la taille de printemps.
Aujourd’hui, le travail se limite aux traitements contre la marsonia, à ôter quelques touffes de mauvaise herbe croisée en chemin, à retirer les fleurs fanées…
Et à photographier chaque rosier à chaque étape de son développement, ce qui me permet de répertorier ces renseignements et à nourrir le Jardin d’Ecriplume.

Le spectacle auquel nous assistons chaque jour depuis plusieurs semaines déjà est une récompense quotidienne.
D’autant que ce jardin est plus vivant que jamais.
Outre les végétaux si généreux, les insectes sont chez eux… et les oiseaux fréquentent assidûment la roseraie qu’ils semblent beaucoup apprécier.
Alors oui, c’est vrai, il y a quelques dégâts, des branches cassées sous leur poids, un peu de pagaille sur les dalles qu’ils salissent en grattant la terre au pied des rosiers… mais ce n’est rien en regard du plaisir que j’ai à regarder ce petit monde profiter autant que nous de ces merveilles!

Martine Péters