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Roses et jardins

Qui plante un jardin récolte le bonheur…

Cette citation bien connue prend tout son sens pour nous en cette saison…
Plus de la moitié des rosiers est encore en boutons et n’a pas encore fleuri dans la roseraie, mais nous vivons déjà  un  rêve éveillé.
C’est la récompense de mois de dur travail de la part de mon Capitaine qui a passé beaucoup de temps à construire la roseraie et à planter…
De mon côté, le travail a été moins physique.
Il s’agissait  d’imaginer et de dessiner le jardin, de choisir les fleurs et les plantes que j’ai ensuite achetées, de dessiner le plan des plantations afin que les couleurs et les parfums se marient, puis… de procéder à la taille de printemps.
Aujourd’hui, le travail se limite aux traitements contre la marsonia, à ôter quelques touffes de mauvaise herbe croisée en chemin, à retirer les fleurs fanées…
Et à photographier chaque rosier à chaque étape de son développement, ce qui me permet de répertorier ces renseignements et à nourrir le Jardin d’Ecriplume.

Le spectacle auquel nous assistons chaque jour depuis plusieurs semaines déjà est une récompense quotidienne.
D’autant que ce jardin est plus vivant que jamais.
Outre les végétaux si généreux, les insectes sont chez eux… et les oiseaux fréquentent assidûment la roseraie qu’ils semblent beaucoup apprécier.
Alors oui, c’est vrai, il y a quelques dégâts, des branches cassées sous leur poids, un peu de pagaille sur les dalles qu’ils salissent en grattant la terre au pied des rosiers… mais ce n’est rien en regard du plaisir que j’ai à regarder ce petit monde profiter autant que nous de ces merveilles!

Martine Péters 

 

Je reçois de temps en temps des mails provenant de personnes qui lisent Ecriplume ou le Jardin d’Ecriplume.
Ils me font toujours très plaisir…
Il y a quelques jours, un  message m’est arrivé provenant d’une jeune femme qui découvre elle aussi l’univers des roses.
Nous avons échangé un peu et elle m’a posé cette question: « Et vous, Martine, comment êtes-vous tombée sous leur charme? »

Après lui avoir répondu, j’ai repensé aux deux personnes qui m’ont vraiment donné le goût des roses, accentuant par leur exemple l’intérêt que je leur portais déjà. 
J’ai plusieurs fois parlé de la roseraie de Mme Schusselé, à Ollon, en Suisse (voir l’article Retour au Paradis)
Un endroit au charme fou… et une dame aux connaissances énormes qui reste un exemple en la matière pour moi.
Mais il y a aussi cet article que j’ai un jour consacré à une autre personne, il y a 20 ans de cela.
J’ai déjà fait allusion à elle dans un texte précédent, mais je n’avais pas réussi à retrouver mon article de l’époque qui m’aurait rafraîchi la mémoire.
Cette fois, j’ai eu plus de chance… j’ai retrouvé l’article.
En été 2000, période où l’actualité est plus légère, j’avais proposé à mon rédacteur en chef de l’époque de consacrer quelques lignes à une exposition dédiée à la rose.
Elle se déroulait au château d’Aigle, en Suisse, dans une petite salle pleine de charme.
Il a accepté, et je suis allée à la rencontre d’une amoureuse des roses.
J’ai vu que, depuis, cette dame a ouvert son univers en s’intéressant à bien d’autres aspects de la nature.
A l’époque, elle m’a parlé des roses telles qu’elle les voyait, telle qu’elle les ressentait.
Ses connaissances étaient beaucoup moins étoffées que celles des spécialistes que j’ai pu rencontrer ou étudier par la suite, mais son approche était teintée d’une poésie qui m’a touchée.
Sa personnalité, le cadre qui accueillait sa petite exposition et ce qu’elle montrait au public ont suffi à former un ensemble d’éléments qui ont laissé une trace dans ma mémoire.
J’ai plusieurs fois repensé à cette rencontre éphémère mais touchante… 
J’avais depuis longtemps envie d’étudier les roses, d’apprendre à les connaître, de les cultiver, mais je n’avais pas le temps de le faire à l’époque et, de toute façon… je n’avais pas de jardin!
Comme quoi… il y a vraiment un temps pour tout!

Martine Péters


 

 

Il y a neuf ans, je publiais ce texte sur Ecriplume, parlant du Village perdu de Randonnaz
J’avais été très marquée par ce récit… d’autant que j’en ai beaucoup parlé  avec la Dame de Chiboz qui connaît parfaitement le sujet.
La terrasse du Relais des Chasseurs de Chiboz offre d’ailleurs une vue plongeante sur le site où se trouvait autrefois ce village disparu…
Un jour, la Dame de Chiboz m’a montré une rose fleurissant autour de leur maison.
Elle l’appelait « La Rose de Randonnaz » parce qu’elle venait du village aujourd’hui oublié de tous.
Cette histoire m’a beaucoup marquée.
Par la suite, j’ai interrogé une spécialiste des roses, Mme Schusselé , à Ollon.
Je voulais savoir si elle savait, d’après photo, de quelle variété pouvait provenir cette rose.
Elle n’a pas pu me répondre.
Depuis que mon Capitaine et moi avons commencé à réaliser notre petite roseraie, j’ai toujours veillé à ce que se trouvent ici uniquement des roses parfumées.
La plupart dont anglaises et françaises, bien sûr, mais aussi allemandes, américaines, voire espagnoles.
Les roses qui ne proviennent pas d’une variété bien définie et qui sont sans parfum ne sont pas exclues du jardin, mais sont plantées hors périmètre de la roseraie, dans un endroit bien en valeur qui leur est réservé du côté des pieds de vigne.
Parmi ces rosiers se trouve celui de Poligny dont j’ai raconté l’histoire sur  Le Jardin d’Ecriplume
La Dame de Chiboz et moi avons commencé à fomenter un  projet: introduire la rose de Randonnaz dans ma roseraie franc-comtoise.
Son histoire est telle qu’elle mérite tous les honneurs…
Bouturer un rosier ne se fait pas n’importe quand ni n’importe comment.
Pour que l’opération réussisse, il faut respecter quelques règles…
Cette année, nous allons donc tenter l’expérience en espérant que la prochaine visite de nos amis de Chiboz correspondra avec la bonne période  pour procéder au bouturage.
Je caresse le rêve de voir cette rose très spéciale éclore dans quelques mois au milieu de mes belles…

Martine Péters