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Santé

Dimanche, un couple de nos amis sont venus passer l’après-midi avec nous.
Lorsque nous nous sommes installés en Franche-Comté, en été 2017, et que j’ai fait leur connaissance, j’ai appris que Jeannot traversait un épisode de calculs rénaux qui risquait de se terminer par une opération.
Je lui ai donc parlé de ce que m’avait conseillé un urologue français par le passé: boire du Vichy Célestin.
Je n’avais pas pris la chose très au sérieux, mais, des années plus tard, cette option m’avait tirée d’un très mauvais pas et m’avait permis d’éviter moi aussi une enième opération, nettoyant complètement mes reins au passage.
L’urologue que je consulte ici avait confirmé les bienfaits de cette eau et m’avait conseillé de continuer à en boire, m’expliquant que tant que je le ferais et que je prendrais  un certain médicament (qui est en fait un complément alimentaire), j’aurais toutes les chances d’être à l’abri de ce genre de problème.
Quand j’ai expliqué la chose à Jeannot, il n’était pas tout à fait convaincu mais a essayé.
Et… ça a a fonctionné pour lui aussi.
Dimanche, il nous disait: « Si je n’avais pas eu cette eau, j’aurais dû aller à l’hôpital… »
J’en parle ici pour la deuxième fois, car je me dis que si cette méthode, prescrite par la médecine, peut venir en aide à d’autres personnes qui passent par Ecriplume, l’information doit être divulguée…

Martine Péters

Changer de pays me contraignait à changer de médecin.
Et comme je m’y attendais, le spécialiste qui m’a admise comme patiente a souhaité que je fasse quelques examens afin d’avoir une idée plus précise de ma situation actuelle.
Cette série se terminait hier par une visite au service de médecine nucléaire de l’hôpital de Vesoul.
J’avais déjà eu l’occasion, par le passé, d’expérimenter un examen similaire ou presque, et je savais donc à peu près ce qui m’attendait.
J’avoue que je m’y rendais avec un enthousiasme très limité.

Au matin, donc, je me suis présentée à mon rendez-vous pour recevoir l’injection du produit radio-actif nécessaire.
Ô merveille: j’ai eu la chance d’être prise en charge par une jeune femme d’une efficacité redoutable et d’une gentillesse exquise.
Ce qui, avouons-le, diminuait de moitié le côté « corvée inévitable » de la chose.
Une fois cette formalité accomplie, j’avais le droit d’aller caracoler où bon me semblait durant 4 heures.
Il me fallait juste revenir à temps pour l’examen proprement dit, ce que j’ai fait.
A partir de là, les choses ont pris une tournure à la fois émouvante et parfois drôle.
Comme toujours dans les salles d’attente, les conversations se nouent.
Certaines ou certains expriment leurs angoisses, parlent de leur vécu, d’autres, comme une formidable dame de 83 ans, affichent un sourire rayonnant et une véritable envie de s’amuser.
Je pourrais écrire un livre avec les histoires touchantes que j’ai déjà vécues ou entendues dans ce genre de contexte… comme chacun de nous, j’imagine…

Les personnes en attente vous confient leurs craintes, leur passé, alors que vous êtes pour elles une parfaite inconnue… et cela me marque à chaque fois.

Celles et ceux qui avaient déjà reçu leur injection se trouvaient comme moi dans « l’aquarium », une salle d’attente vitrée.
Un lieu tout à fait propice pour faire connaissance!
Pendant que nous tuions le temps de manière tout à fait pacifique, les infirmières et le médecin responsable du service faisaient de leur mieux pour réduire les temps d’attente.
Passer un examen est toujours une épreuve, plus ou moins importante en fonction de l’état et de la sensibilité des patients.
Et des patients, il en défile dans ce service très actif…
Ce qui n’empêche pas le personnel de rester souriant, attentif et chaleureux avec chacun.
Comme je l’ai vécu à l’hôpital de Besançon voilà quelques jours, j’ai pu constater qu’après l’examen, il faut regagner la salle d’attente pour y attendre le médecin qui vient commenter les résultats.
En fin de parcours, j’étais soulagée d’avoir terminé, et une fois de plus admirative devant le travail de ces infirmières très à l’écoute.
Merci, merci, merci…
J’ai même eu droit à un petit moment insolite.
Dans l’aquarium ont été épinglés sur les murs des petites choses rigolotes, histoire de détendre l’atmoshère.
Comme celle-ci qui a attiré mon attention et m’a fait sourire.
Oui, je sais: un rien m’amuse!

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Martine Bernier

Comme tous les expatriés, il me faut faire face à certains détails pratiques.
Celui qui  me préoccupe le plus depuis le début est le fait qu’il fallait que je trouve des médecins spécialistes dans la région.
Mes soucis de santé sont toujours bien présents et le fait de franchir une frontière ne veut pas dire que je peux m’affranchir de la surveillance médicale.
Après avoir fait un essai voici quelques semaines, j’ai dû me rendre à l’évidence: continuer à me faire soigner en Suisse n’est pas possible.
Plus de 7 heures de route pour effectuer l’aller-retour dans la journée est inenvisageable… surtout si je suis confrontée à une situation d’urgence.
Prendre congé de mes médecins suisses en leur écrivant des lettres pour leur expliquer la situation a été un crève-coeur… mais je n’avais pas le choix.

La semaine dernière je me suis rendue au premier rendez-vous fixé par l’urologue français qui a accepté de me donner rendez-vous, à un peu plus d’une heure de chez nous.
Un médecin visiblement compétent.
Et comme je pouvais m’y attendre, il m’a commandé une série d’examens.
Pour qu’il puisse avoir un état des lieux récents de ma situation, je m’apprête à retrouver le chemin des laboratoires, des scanners et, à mon grand regret, des services de médecine nucléaire.
Il faut me réadapter, je n’ai pas vraiment le choix.
Ce lundi, donc, première étape avec la prise de sang et ma première visite au labo dédié à cet effet.
Je m’y rends avec mon Capitaine qui devait lui aussi effectuer un petit bilan de santé.
En arrivant, le spectacle qui s’offre à moi m’effraie un peu:  une longue file d’attente s’étend devant trois guichets et ne cesse de grandir avec l’arrivée de nouveaux patients.
A voir leur nombre, je me résigne à une longue attente…
Nous prenons notre place dans la file et réalisons que, en fait… tout est parfaitement rôdé et rapide.
A peine le passage au guichet terminé, nous n’avons même pas le temps de nous rendre en salle d’attente…
Nous sommes quasi immédiatement pris en charge chacun par une infirmière.
Les prises de sang sont rondement menées, le contact chaleureux, et nous nous retrouvons dehors peu de temps après, ravis.
Et l’après-midi même, nous avions accès à nos résultats d’analyses en suivant l’option internet que nous avons choisie.
Si chaque acte médical qui m’attend se passe aussi bien, la corvée devrait être plus que supportable…

 

Martine Bernier