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Santé

Je n’ai jamais été une grande consommatrice de services de santé.
En Suisse comme autrefois en Belgique, mes visites médicales, examens et autres interventions ont toujours été justifiés à 90 % par mes problèmes de reins.
En dehors de cela, je ne me rendais chez les médecins que dans les cas où je ne pouvais vraiment pas faire autrement.
Ce qui n’était d’ailleurs pas toujours une très bonne idée.
Ces dernières années, je n’avais pas de médecin traitant… c’est tout dire.
Puis je suis arrivée en France où il fallait que je trouve rapidement des spécialistes capables d’intervenir si besoin.
En deux ans, j’ai passé plus d’examens et vu plus de  médecins que j’en avais rencontrés en une vie.
Il s’agissait pour eux de « refaire le point »… 
Le tout sous la  houlette de ma doctoresse traitante et de ses remplaçantes puisqu’elle s’est absentée en congé maternité peu de temps après notre premier contact.

Cette semaine, la pharmacienne me fait savoir que mon ordonnance de médicaments, traditionnellement valable pour une durée de trois mois, est arrivée à échéance.
Ce qui implique de retourner chez le médecin pour en avoir une autre et vérifier que tout va bien.
Impossible de passer entre les mailles du filet!
J’ai retrouvé avec plaisir « ma » doctoresse, ai accepté de retourner faire des analyses avant ma prochaine visite, et lui ai demandé si je pourrais me faire vacciner contre la grippe… pour la première fois de ma vie.
Aussitôt dit aussitôt presque fait: j’ai eu rendez-vous pour le lendemain où une infirmière était à disposition toute la journée au Centre Médical pour vacciner les personnes qui le souhaitaient.
Au total, quatre jours lui sont réservés à cet effet.
Et pour ceux qui préféreraient passer par une autre filière, les pharmaciens qui ont suivi la formation nécessaire peuvent désormais vacciner leurs clients à l’officine.
Au moment du vaccin, j’ai eu la surprise de retrouver une infirmière que je connais déjà, connue pour sa bienveillance.
En sortant, cinq minutes plus tard, je n’ai pa pu m’empêcher de me dire que j’ai de la chance.

Martine Péters




Dimanche, un couple de nos amis sont venus passer l’après-midi avec nous.
Lorsque nous nous sommes installés en Franche-Comté, en été 2017, et que j’ai fait leur connaissance, j’ai appris que Jeannot traversait un épisode de calculs rénaux qui risquait de se terminer par une opération.
Je lui ai donc parlé de ce que m’avait conseillé un urologue français par le passé: boire du Vichy Célestin.
Je n’avais pas pris la chose très au sérieux, mais, des années plus tard, cette option m’avait tirée d’un très mauvais pas et m’avait permis d’éviter moi aussi une enième opération, nettoyant complètement mes reins au passage.
L’urologue que je consulte ici avait confirmé les bienfaits de cette eau et m’avait conseillé de continuer à en boire, m’expliquant que tant que je le ferais et que je prendrais  un certain médicament (qui est en fait un complément alimentaire), j’aurais toutes les chances d’être à l’abri de ce genre de problème.
Quand j’ai expliqué la chose à Jeannot, il n’était pas tout à fait convaincu mais a essayé.
Et… ça a a fonctionné pour lui aussi.
Dimanche, il nous disait: « Si je n’avais pas eu cette eau, j’aurais dû aller à l’hôpital… »
J’en parle ici pour la deuxième fois, car je me dis que si cette méthode, prescrite par la médecine, peut venir en aide à d’autres personnes qui passent par Ecriplume, l’information doit être divulguée…

Martine Péters

Changer de pays me contraignait à changer de médecin.
Et comme je m’y attendais, le spécialiste qui m’a admise comme patiente a souhaité que je fasse quelques examens afin d’avoir une idée plus précise de ma situation actuelle.
Cette série se terminait hier par une visite au service de médecine nucléaire de l’hôpital de Vesoul.
J’avais déjà eu l’occasion, par le passé, d’expérimenter un examen similaire ou presque, et je savais donc à peu près ce qui m’attendait.
J’avoue que je m’y rendais avec un enthousiasme très limité.

Au matin, donc, je me suis présentée à mon rendez-vous pour recevoir l’injection du produit radio-actif nécessaire.
Ô merveille: j’ai eu la chance d’être prise en charge par une jeune femme d’une efficacité redoutable et d’une gentillesse exquise.
Ce qui, avouons-le, diminuait de moitié le côté « corvée inévitable » de la chose.
Une fois cette formalité accomplie, j’avais le droit d’aller caracoler où bon me semblait durant 4 heures.
Il me fallait juste revenir à temps pour l’examen proprement dit, ce que j’ai fait.
A partir de là, les choses ont pris une tournure à la fois émouvante et parfois drôle.
Comme toujours dans les salles d’attente, les conversations se nouent.
Certaines ou certains expriment leurs angoisses, parlent de leur vécu, d’autres, comme une formidable dame de 83 ans, affichent un sourire rayonnant et une véritable envie de s’amuser.
Je pourrais écrire un livre avec les histoires touchantes que j’ai déjà vécues ou entendues dans ce genre de contexte… comme chacun de nous, j’imagine…

Les personnes en attente vous confient leurs craintes, leur passé, alors que vous êtes pour elles une parfaite inconnue… et cela me marque à chaque fois.

Celles et ceux qui avaient déjà reçu leur injection se trouvaient comme moi dans « l’aquarium », une salle d’attente vitrée.
Un lieu tout à fait propice pour faire connaissance!
Pendant que nous tuions le temps de manière tout à fait pacifique, les infirmières et le médecin responsable du service faisaient de leur mieux pour réduire les temps d’attente.
Passer un examen est toujours une épreuve, plus ou moins importante en fonction de l’état et de la sensibilité des patients.
Et des patients, il en défile dans ce service très actif…
Ce qui n’empêche pas le personnel de rester souriant, attentif et chaleureux avec chacun.
Comme je l’ai vécu à l’hôpital de Besançon voilà quelques jours, j’ai pu constater qu’après l’examen, il faut regagner la salle d’attente pour y attendre le médecin qui vient commenter les résultats.
En fin de parcours, j’étais soulagée d’avoir terminé, et une fois de plus admirative devant le travail de ces infirmières très à l’écoute.
Merci, merci, merci…
J’ai même eu droit à un petit moment insolite.
Dans l’aquarium ont été épinglés sur les murs des petites choses rigolotes, histoire de détendre l’atmoshère.
Comme celle-ci qui a attiré mon attention et m’a fait sourire.
Oui, je sais: un rien m’amuse!

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Martine Bernier