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Santé

Plusieurs fois au cours de ces dernières années, des médecins m’ont conseillé de passer par un Centre ou une clinique du sommeil afin de comprendre les troubles qui lui sont liés.
Je n’ai pas donné suite, tout en sachant que ces insomnies chroniques, même si j’ai appris à vivre en leur compagnie, ne sont pas d’excellentes choses.

Et puis… j’ai réalisé que cette fameuse montre Alta dont j’ai parlé ici voici quelques jours, disposait d’une fonction sommeil.
Je ne voyais pas trop à quoi elle pouvait servir, mais j’ai fini par la brancher par curiosité, et j’ai laissé passer une semaine.
Hier soir, je me suis décidée à regarder le journal de mon sommeil.
Et j’ai découvert des tableaux statistiques et des indications m’apprenant de combien d’heures de sommeil, d’agitation et de phases de réveil étaient composées mes dernières nuits.
Le choc.

Comme beaucoup d’entre nous, je m’arrange pour aller coucher sagement à une heure qui me permet en principe de disposer de sept à huit heures de sommeil si possible.
Mais en découvrant ces graphiques qui prennent également en compte les heures du coucher et de réveil, j’ai réalisé que le sommeil réel était réduit à peau de chagrin avec une moyenne se situant entre 4 et 5 heures par nuit.
De quoi expliquer bien des choses.
Phase 2 pour moi: trouver des solutions maintenant que j’ai précisément pris conscience du problème.
Pourquoi ai-je choisi d’en parler sur Ecriplume?
Certainement pas pour ouvrir le journal d’une insomniaque, mais pour signaler à celles et ceux qui se posent des questions sur leur propre sommeil que ce genre d’analyse est possible.
Et qu’elle est plutôt intéressante pour apprendre à mieux connaître ce qui se passe dans nos périodes d’inconscience ou de semi-conscience…

Martine Bernier

cancer-sans-tabou-ni-trompette-une-psy-a-lecoute-des-malades-de-leurs-familles-et-des-soignants

Voici quelques jours, l’une de mes amies m’a demandé si elle pouvait m’envoyer un livre.
Elle souhaitait que je le lise et que j’en parle.
Lorsque l’ouvrage est arrivé, il ne m’a fallu que quelques pages pour comprendre qu’il fallait qu’il soit présenté le plus largement possible.
Pourquoi?
Parce que chacun de nous est concerné, de près ou de loin, par le cancer… et que ce livre en parle d’une façon complètement inhabituelle.

Valérie Sugg, son auteure, est psycho-oncologue et accompagne depuis plus de vingt ans des patients au sein d’un service de cancérologie hospitalier.
Toutes les situations difficiles auxquelles sont confrontés ses patients, elle les connaît, elle les vit avec eux.
Et elle sait que, dans cette période où ils sont extrêmement vulnérables, ils ont un immense besoin d’un accompagnement.
Son livre, Cancer: sans tambour ni trompette, parle de tous ces sujets qui préoccupent les patients jour après jour, de tous ces détails dont ils n’osent pas toujours parler, de leurs inquiétudes, de leurs angoisses, des espoirs et des déceptions, de la relation avec les proches, de la peur de la fin de vie…

La psychologue plonge au coeur de l’histoire des malades, donne des exemples, des témoignages raconte, explique, répond…
Dans ces pages, les mots ressemblent au quotidien.
Un quotidien difficile, mais au coeur duquel la vie continue à se dérouler, avec son lot de situations éprouvantes, mais aussi avec quelques rires, et, toujours, l’empathie et l’humanité des équipes soignantes.

Il n’est pas fréquent que je parle d’un livre sur le « court central » d’Ecriplume.
En principe, ces présentations se trouvent dans la rubrique Livres ou vers.
Je fais exception pour ceux qui ont à mes yeux un intérêt majeur.
Celui-ci en fait partie.
Par son contenu et la manière dont il a été écrit, je pense que cet ouvrage peut apporter un réconfort réel et une aide précieuse à toutes celles et à tous ceux qui se trouvent confrontés dans leur santé ou à travers un proche à cette « fichue maladie ».
Il fallait pour cela une personne compétente, capable de tremper sa plume dans un encrier  très particulier…

Martine Bernier

Cancer: sans tabou ni trompette
Valérie Sugg
Editions Kawa

Hier soir, mon Capitaine m’offre un joli bouquet de Saint Valentin.
Il savait que cette journée d’aujourd’hui serait particulière pour moi, et pas seulement pour  le symbolisme du jour.
Ce matin, tôt, j’avais une nouvelle fois rendez-vous pour y subir un scanner.
Une demi-heure avant le départ, Celui qui m’accompagne revient avec un deuxième bouquet aussi joli que le premier.
Moi aussi je lui ai préparé quelque chose.
La journée commence en douceur…

J’avais mis beaucoup d’espoir dans ce rendez-vous médical.
Trop sans doute.
Les résultats ne sont pas ceux que j’espérais.
L’épisode n’est pas terminé… j’en saurai plus la semaine prochaine en retrouvant mon chirurgien.
Qui, soit dit en passant, m’avait expliqué la semaine dernière qu’il se prénommait Valentin et que j’aurais les résultats le jour de sa fête!
Clin d’oeil…

Je retourne dans mon bureau où du travail m’attend.
Quelques minutes plus tard, mon Capitaine revient avec Pomme et pose devant moi… un brin de muguet odorant.
Il a fleuri discrètement dans le garage où il hivernait.
Un brin pâle, à la tige presque jaune, qui dégage un parfum délicat.
Je regarde ces clochettes fleuries juste aujourd’hui, trois mois avant l’heure.
Un autre clin d’oeil…

Martine Bernier