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Sciences

Je ne sais pas ce qu’il en est pour vous, mais j’ai détesté les actualités internationales d’hier.
Ces adolescents tués en manipulant des produits dangereux, ces inondations qui ont fait des victimes à Tbilissi… et qui ont détruit une partie du zoo, libérant au passage  des animaux qui ont erré dans la ville avant d’être abattus, emportés ou, dans le meilleur des cas, capturés.

Et puis au milieu de tout cela, il y a l’annonce de la fin d’une mémorable sieste.
Le robot Philae s’est réveillé sur la comète Tchouri et est prêt à reprendre son voyage.
La fameuse sonde Rosetta, qui est en orbite autour de la comète, a capté un signal en provenance du robot.
C’est… incroyable.
Il est resté endormi durant sept mois, éteint depuis le 15 novembre car il manquait d’un ensoleillement suffisant pour retrouver de l’énergie.
Et le revoilà…
J’imagine l’émotion de toute l’équipe qui a travaillé sur sa conception, sur son lancement, et qui le suit depuis tout ce temps.
Voir arriver les 40 secondes de données transmises par Philae a dû être un grand, un très grand moment.

Le petit robot va donc poursuivre sa mission: transmettre des données scientifiques concernant la composition de la comète à laquelle il est cramponné.

Chapeau!

Martine Bernier

musee ecorche dr auzoux neubourg eure

En 1894, le docteur Auzoux a réalisé l’oeuvre de sa vie, qui allait devenir une aide précieuse pour les étudiants en médecine du monde entier pendant des générations.
Il a créé un grand écorché unique au monde.
Composé de 129 pièces, il présentait les 1115 formations anatomiques et rassemblait pratiquement toutes les connaissances acquises à cette époque.
La moitié du sujet était soudée tandis que touts les organes de l’autre pouvaient être retirés.

Le docteur Auzoux réalisait ses modèles anatomiques en papier mâché et en poudre de liège, dans le plus grand secret, dans  l’usine de fabrication qu’il avait montée dans son village natal du Neubourg.
Sa technique était tellement novatrice qu’elle est devenue célèbre à travers le monde entier.
Aujourd’hui, le Grand Ecorché de 1,80 mètres a subi les outrages du temps et aurait bien besoin d’un sérieux toilettage.
Le Musée de l’Ecorché d’Anatomie du Neubourg a donc lancé une souscription, le mois dernier, pour le restaurer.
14 850 francs sont nécessaires pour le remettre en état.
Ce musées, ouvert en 1995 est unique, et présente un patrimoine rare.
Au fil du temps, les techniques de réalisations des écorchés ont évoluées, et elles sont désormais  conçues en résine.
Mais le Grand écorché reste un exemplaire particulier…

Martine Bernier

Musée de l’Ecorché Anatomique

Attention: accrochez-vous: il va falloir suivre!
Un vieil article paru dans « Ca m’intéresse » il y a quelques années revenait sur un sujet qui m’intrigue depuis longtemps… 

Figurez-vous que le rapport entre la distance menton-oeil de Marilyn Monroe est égal au rapport entre la plus grande pente d’une face de la pyramide de Kheops et de son demi-côté.
Il s’agit du fameux « phi », le nombre d’or d’environ 1,618, que l’on retrouve aussi dans les spirales des coquillages. 
La première fois que j’en ai entendu parler, à l’école, j’ai été stupéfaite d’apprendre que des hommes avaient été jusqu’à mesurer ce genre de choses.
Et depuis longtemps puisque les Anciens se demandaient déjà si le nombre d’or était une trace laissée par le Divin dans les formes de vie.
Le premier à avoir étudié la question est le grec Euclide, en  250 avant J.-C. 
Mais c’est le mathématicien italien Pacioli qui attire réellement l’attention sur le sujet en publiant « Divina Proportione », en 1509.
Phi deviendra ensuite l’objet de toutes les attentions, jusqu’à devenir la muse de certains.
Le compositeur Iannis Xenakis l’a utilisé dans ses oeuvres, l’architecte Le Corbusier l’introduit dans ses bâtiments, le poète Paul Valéry s’en inspire…
Et c’est vrai que le principe est séduisant…

Pourtant, les scientifiques d’aujourd’hui ne sont plus adeptes de cette théorie, nous dit-on.
Leur argument est logique: selon eux, quand on cherche un rapport dans la nature, on finit toujours par le trouver là où on veut le voir.

Dommage…

Martine Bernier