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Télévision

Albert Millaire, Sieur d’Iberville

Dimanche soir, je lisais à voix haute quelques pages sur la fondation du Canada et de Québec, et sur le rôle que les Français avaient joué à cette époque dans la région.
Mon Capitaine et moi aimons partager de cette manière certaines lectures qui nous intéressent tous les deux.
Au fil du récit, le nom de Pierre le Moyne D’Iberville a fait irruption.
Un nom qui m’a interpellée, ce que j’ai confié à Celui qui m’accompagne:
– D’Iberville… je connais ce nom… mais pourquoi? 
–  Tu l’as étudié quelque part?

Pierre Le Moyne d’Iberville

– Non, je ne crois pas… j’ai plutôt l’impression que c’était à la télévision, il y a longtemps… Oui! Je me souviens! Il était corsaire et s’est battu contre les Anglais: je crois qu’un feuilleton lui était consacré. Mais lequel?

J’ai cherché sur Internet, outil décidément miraculeux pour ce genre de démarche, et j’ai trouvé…
D’Iberville était bien une série télévisée québécoise diffusée entre octobre 67 et juillet 8 sur la Télévision de Radio-Canada.
Mais comme elle avait été réalisée en collaboration avec l’Office de radiodiffusion télévision française, la Radiodiffusion Belge et la Société Suisse de Radiodiffusion, je l’avais vue sur la RTB lorsque, enfant, je vivais en Belgique.
L’acteur qui interprétait  élégamment le rôle de Sieur d’Iberville s’appelait  Albert Millaire.
C’était il y a plus de 50 ans… et ma mémoire s’en est souvenu à la simple évocation du nom.
Etonnant…

Martine Péters

Louis-Philippe 1er et Marie-Amélie

Il faut reconnaître que la télévision ne propose pas que des programmes débilisants.
Il existe aussi de formidables pépites.
« Secrets d’Histoire », de Stéphane Bern, en est une, à mes yeux.
Elle rend accessible à tous le destin de personnages marquants en s’appuyant sur le savoir d’historiens réputés et en scénarisant ces destins sans leur être infidèle.
Mon Capitaine et moi enregistrons ces émissions pour les regarder lorsque nous en avons envie.
Et l’une de celles que nous ne voulions pas manquer était consacrée au dernier roi de France, Louis-Philippe 1er.
Il est sans doute l’un des personnages de l’Histoire de France que je connaissais le moins bien.


J’ai donc suivi avec attention le fil de son destin et celui de sa femme, Marie-Amélie.
Allez savoir pourquoi, j’ai été très touchée par leur histoire… au point de commander deux ou trois livres pour en savoir plus.
Outre la vie et le destin politique exceptionnel de ce roi élu dans des conditions et à une époque très particulères, c’est sa vie de famille qui m’a interpellée.


Il formait un couple très uni avec son épouse, et tous deux avaient fondé une famille très aimante et soudée.
Un équilibre familial exemplaire et émouvant, brisé par la mort accidentelle de leur fils aîné, en juillet 1842.
La disparition de ce prince héritier populaire, bon et sage a fragilisé le roi et les siens qui n’ont pu résister à l’insurrection de 1848.
Si l’histoire m’a fascinée, j’ai également été frappée par un autre détail.
Il existe des photos du souverain.
Les comparer avec les portraits qui ont été peints le représentant est édifiant.
La ressemblance est remarquable…

Martine Bernier

La semaine dernière, en fin de journée, alors que j’avais terminé les articles que j’avais prévu d’écrire, j’ai allumé la télévision pour me vider la tête, et je suis tombée sur une émission diffusée sur France 2: Affaire conclue.
Les gens viennent y présenter un objet qui leur appartient et qu’ils souhaitent vendre.
Ce jour-là, un jeune homme est arrivé avec un gobelet en émail  qui, comme des milliers d’autres, a été distribué à la population lors de la fête du couronnement de Nicolas II.
Et ce jeune homme a raconté l’histoire tragique liée à cet objet.
Une histoire qui m’a glacée.
Elle s’est déroulée le 18 mai 1896, sur le champ de Khodynka, à Moscou.
Des festivités gratuite avaient été organisées sur ce terrain qui, à l’époque, n’était pas en  bon état.
Les personnes qui se présentaient avec leur gobelet pouvaient boire gratuitement aux fontaines.
Tout autour de l’enceinte avaient été installées des cabanes en bois proposant des boissons légères.
Dans la nuit précédent le jour J, environ 400 000 personnes étaient déjà présentes sur les lieux.
Une foule surexcitée qui n’a pas attendu l’ouverture officielle de la fête pour forcer le passage.
Dans le mouvement de foule qui a suivi, 1389 personnes ont perdu la vie et 1300 autres ont été blessées.
Un drame épouvantable qui marquait dans le sang un début de règne qui a fini par un massacre cruel de toute la famille régnante.

Ce simple objet présenté à la vente a fait entrer un épisode terrible de l’histoire de la Russie dans ce studio où l’ambiance est généralement plutôt légère.
C’était inattendu… et passionnant.

Martine Bernier