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Vie quotidienne

J’ai deux cousins.
Je partage avec chacun d’eux une histoire de vie différente, mais je leur suis très attachée, autant à l’un qu’à l’autre, même si la distance ne nous permet pas de nous voir bien souvent.
L’un d’eux est « mon troisième frère »,  nous avons de multiples souvenirs d’enfance et autres en commun.
Ce week-end, il a fait escale chez nous sur la route de ses vacances, et nous avons passé des moments délicieux…
Au petit-déjeuner, avant qu’il ne reprenne la route, il place dans la conversation:
– Pin dibilum cum cum mirabilu
Je l’ai regardé interloquée durant une seconde…
Mais… qu’est-ce que c’est? Ca me dit quelque chose, mais quoi?
Je ne sais plus du tout…
Une autre seconde est passée et je me suis souvenue…
Il s’agissait d’une comptine que l’un de nous deux avait apprise à l’école étant enfant, et dont je ne sais plus lequel l’avait enseignée à l’autre.
Les mots nous amusaient…
Je l’ai chantée et elle m’a trotté dans la tête durant toute la journée.
Nous flirtons tous deux avec la soixantaine… et il s’en souvient encore!!!

Nous avons prévu de nous revoir cet été en nous arrangeant pour que mon fils soit là avec le petit.
Nous ferons un feu de camp, comme autrefois, lorsque nous passions des vacances au bord de la rivière.
Et au programme, devinez quelle chanson pourrait bien venir se greffer?

Dibilum Mirabilu

Mon père avait un p’tit champ de pois
Pin dibilum cum cum mirabilu.
Mon père avait un p’tit champ de pois
Dibilum populum pinpin in dibilum comcom mirabilu.

Tous les matins il venait le voir…
Il rencontra une volée d’oies…
Prit son fusil, en tua trois…
Il les mangea au même repas…
En fut malade au lit trois mois…

 

Martine Péters

Malgré le temps qui passe, mon Capitaine continue à m’épater.
Il est inattendu, surprenant, a des attentions émouvantes, et… de l’or dans les doigts.
Depuis quelque temps, il tournait autour de la remise à côté du poulailler, laissée à l’abandon depuis des années.
Bien décidé à redonner à l’endroit un aspect correct, il a récupéré quelques planches, une poignée de clous, une vitre… et des bruits ont commencé à me parvenir du fond du jardin.
Un vacarme de perceuse et de coups de marteau qui faisaient fuir mes poules, effarées par ce remue-ménage.
Deux jours plus tard, l’endroit avait changé de visage. 
Gulliver n’a pas complètement terminé, mais il a abattu un travail énorme en un temps record.
Cette fois, j’en suis sûre: j’ai épousé Hercule.

Martine Péters

Télévision, internet, radio, presse écrite… tous les médias relatent la situation internationale plus que tendue, la catastrophe aérienne dramatique survenue  à Téhéran et la poursuite infernale des feux en Australie.
Une horreur…
Autant dire que c’est le coeur lourd que, comme tout le monde, je suis l’actualité.
Heureusement que nous avons les petits riens du quotidien qui réservent souvent des surprises émouvantes. 
Ce soir-là, je me suis dirigée plutôt morose vers le poulailler, les poules et moi.
Enfin… surtout moi.
J’ai rentré mes poules qui semblent en avoir plus qu’assez de l’hiver, et c’est là que je l’ai vu.
Un oiseau rouge dans le poulailler…
C’était un bouvreuil.
Incroyable pour moi qui n’en avais jamais vu…. 
J’ai dû vérifier dans l’un de mes livres pour découvrir de quel oiseau il s’agissait, apprenant par la même occasion qu’en effet, ils vivent dans la région.
Il avait trouvé refuge dans ce lieu plutôt cosy pour lui, et semblait affolé de nous voir faire irruption dans son nouveau domaine.
Il s’est caché dans un recoin où je ne pouvais plus le voir pendant que les poules se perchaient à leurs places habituelles.
J’ai hésité.
Devais-je débusquer l’oiseau pour qu’il sorte?
J’ai choisi l’option de le laisser en paix pour ne pas le stresser.
J’ai refermé la porte en sachant qu’il y avait un hôte de plus dans la pièce…
Le lendemain matin, il n’a pas donné signe de vie. 
Je me suis occupée de mes protégées et j’ai posé à l’extérieur des mangeoires remplies de plusieurs sortes de graines, comme d’habitude.
Un peu plus tard, des nuées d’oiseaux picoraient avec mes poules…
J’imagine que le petit bouvreuil se trouvait parmi eux…

Martine Péters