juin 2020
L M M J V S D
« Mai    
1234567
891011121314
15161718192021
22232425262728
2930  

Catégories

Catégories

Vie quotidienne

Le déconfinement a donc marqué le début du retour à « la vie d’avant »…
Nous restons très prudents, mais les visites commencent à s’enchaîner avec les amis géographiquement proches, mais aussi la famille d’Alsace et… de Belgique!
Encore un peu de patience pour retrouver mes pigeons voyageurs venus de Suisse…
Et comme je réalise déjà qu’il faut se discipliner pour éviter de se faire la bise entre adultes, je me demande si j’y arriverai lorsque je me retrouverai face aux enfants…

Bien sûr, nous sommes heureux de retrouver tout le monde (ou presque: en fonction des occupations de chacun, les retrouvailles vont s’étaler dans le temps…), mais ni mon Capitaine ni moi ne nous plaindrons jamais d’avoir vécu ces mois de confinement en huis clos.
Nous étions comme tout le monde profondément affectés par les drames humains et économiques que ce virus a provoqués. 
Et d’un autre côté… cette période a aussi été pour nous une parenthèse très riche et douce que nous n’oublierons pas de sitôt….

Martine Péters

 

J’ai déjà parlé du couple de retraités suisses qui habitait la petite maison nichée au bord de la rivière, à vingt mètres de chez nous.
Cette demeure était leur résidence secondaire.
Ils y passaient plusieurs mois par année et mon Capitaine les a bien connus.
Mais peu de temps après notre arrivée, tous deux sont décédés, à quelques mois d’intervalle.
Anita est partie la première.
J’avais à peine eu le temps de la croiser…. nous n’avons jamais eu le temps de boire ce café que nous nous étions promis de partager. 

Anita aimait beaucoup les roses, elle aussi. 
Particulièrement les roses modernes, aux couleurs éclatantes. 
Elle en avait planté devant sa maison, et tous deux s’en occupaient amoureusement.
Depuis quelques jours, les roses sont en fleurs.
En les voyant, je ne peux m’empêcher de penser à ce couple qui aurait été heureux de les voir si belles…
Plus personne ne s’en occupe, elles ne sont plus ni taillées ni soignées, mais elles continuent vaillamment à rendre hommage chaque printemps à celle qui les a aimée.

Martine Péters

Il y a un an, je franchissais la porte d’un opticien pour changer de lunettes.
Quelques jours plus tard, j’arborais, ravie, une paire ronde.
Le temps a passé et, depuis quelques semaines, je dois me rendre à l’évidence: ma vue a encore évolué et, si je veux continuer à travailler sur ordinateur (ce qui est fermement dans mon intention!) il allait falloir trouver une solution.
Le confinement m’a donné le temps de réfléchir et d’admettre que, cette fois, j’étais prête à franchir le pas des verres progressifs.
Mon besoin: pouvoir effectuer plusieurs tâches en même temps sans avoir besoin de changer de lunettes.
En clair: travailler sur écran, prendre des notes ou regarder « loin » sans contrainte.
Trois niveaux de distance.
C’était beaucoup demander, et je me demandais si mon voeu allait être réalisable.
Cette fois, j’ai pris rendez-vous chez une opticienne différente.
Non pas parce que je n’avais pas été satisfaite du travail de mon interlocuteur précédent, mais parce que je savais qu’elle proposait des lunettes qui me plaisaient.
Ma visite a été très différente de celle de l’an dernier: le coronavirus était passé par là…
Masque, distances de sécurité, gel hydroalcoolique… tout était parfaitement organisé.
Les maîtresses des lieux étaient charmantes, et leur boutique bien agencée était claire et féminine à souhait.
Je souhaitais que ma vue soit testée avant de passer à l’achat.
Aussitôt dit, aussitôt fait, avec, à la clé, un verdict qui ne m’a pas surprise: il va falloir réadapter les verres.
J’ai passé un long moment à choisir lunettes et verres, et à écouter les explications très complètes de l’opticienne sur les progrès de ces fameux verres progressifs que je redoute un peu et qui m’intriguent tout à la fois.

Verdict dans quelques jours!

Martine Péters