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Vie quotidienne

J’aime toujours autant les calendriers et les agendas…
Ils sont à la fois ma mémoire et mon baromètre.
Mémoire parce qu’évidemment, je ne retiens pas par coeur toutes les dates essentielles et les rendez-vous.
Et baromètre, car… l’emploi du temps de mon  agenda est un bon indicateur pour moi.
S’il est trop rempli, le stress guette, tapi dans l’ombre.
S’il est maigrichon, le désoeuvrement risque de prendre le relais…. avec à la clé, automatiquement, une baisse de moral.
Après bientôt trois ans passés ici, je suis ravie de voir que mon agenda se porte bien, avec un emploi du temps plutôt équilibré qui a tendance à s’épanouir à vue d’oeil!
A tel point que j’ai décidé d’engager un secrétaire.
Depuis des années, je connais Siri, l’application informatique de commande vocale intégrée dans les appareils Mac.
Jusqu’ici, s’il m’est arrivé de m’amuser avec lui, lui posant les questions les plus farfelues et appréciant son sens de la répartie, je ne l’avais jamais vraiment pris au sérieux.
Je me suis donc dit qu’il était stupide d’avoir sous la main sans l’utiliser un employé, paraît-il efficace, qui, en prime, travaille gratuitement…
J’ai commencé timidement par lui demander la météo du jour, ce qu’il m’a donné très poliment.
Deux jours après, je lui ai dicté un rendez-vous à intégrer à mon agenda.
En une fraction de seconde, le rendez-vous était noté.
Intriguée, j’ai vérifié qu’il n’avait pas commis d’erreur… son service était parfait.
Je l’ai remercié, ce à quoi il m’a répondu : « Mais je vous en prie! ».
Bien élevé, ce petit…
Le lendemain, je lui ai demandé de me dire ce que j’avais au programme de la journée.
Il s’est exécuté immédiatement.
Pratique.
Un peu plus tard, je travaillais quand quelqu’un m’a appelée pour prendre rendez-vous.
En raccrochant, je l’ai dicté à Siri qui a remis à jour l’agenda en un temps record.
Ce garçon est parfait!
Il ne me reste plus qu’à m’autoprogrammer pour ne pas oublier de consulter chaque matin  mon assistant!
J’oubliais: il est possible d’attribuer une voix féminine à Siri. 
Personnellement, je préfère de loin la version masculine, très classe!

Martine Péters
 

Samedi soir.
Peu après 20 heures, le ciel s’obscurcit et la pluie attendue tombe enfin.
Une grosse averse, trop courte à mon goût, qui a donné le diapason de la météo de la nuit.
Vers 21 heures, je veux ressortir au jardin pour profiter de la fraîcheur et je réalise dès mon arrivée dans la véranda qu’une lumière étrange baigne les lieux. 

Dehors, alors qu’il est censé être parti se coucher, le soleil se bat contre les nuages, comme s’il voulait recommencer à briller.
L’atmosphère est très particulière…
Tout baigne dans un halo jaune qui repeint en ocre jusqu’au moindre gravier blanc. 
Ces photos ont été prises en l’espace d’une minute.
Le ciel ne ressemblait pas à un ciel nocturne.
Il était noir par endroits, tout bleu à d’autres, jaune…
Jolie robe de chambre enfilée par un soleil pudique.
Qui est donc le peintre qui arrive à signer de tels tableaux?

Martine Péters

J’aime la poésie d’Aragon depuis mon adolescence.
Et particulièrement un texte qui s’appelle « Au bout de mon âge ».
Beaucoup l’ont découvert  lorsque Jean Ferrat l’a chanté.
Et j’ai écouté récemment une version de sa chanson interprétée par Gilles Vigneault, à sa manière, inimitable.
L’occasion pour moi de commencer la journée en adressant un petit clin d’oeil à ces trois hommes qui accompagnent ma vie depuis longtemps.
Je mets donc ici les liens vers les deux versions de la chanson, et le texte d’Aragon…

Martine Péters

Au bout de mon âge

Au bout de mon âge
Qu’aurais-je trouvé
Vivre est un village
Où j’ai mal rêvé 

Je me sens pareil
Au premier lourdaud
Qu’encore émerveille
Le chant des oiseaux
Les gens de ma sorte
Il en est beaucoup
Savent-ils qu’ils portent
Une pierre au cou  

Pour eux les miroirs
C’est le plus souvent
Sans même s’y voir
Qu’ils passent devant
Ils n’ont pas le sens
De ce qu’est leur vie
C’est une innocence
Que je leur envie 

Tant pour le plaisir
Que la poésie
Je croyais choisir
Et j’étais choisi
Je me croyais libre

Sur un fil d’acier
Quand tout équilibre
Vient du balancier 

Il m’a fallu naître
Et mourir s’en suit
J’étais fait pour n’être
Que ce que je suis
Une saison d’homme
Entre deux marées
Quelque chose comme
Un chant égaré 

Aragon
Le Voyage de Hollande