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Vie quotidienne

Cela fait longtemps maintenant que j’aime lire et écouter Michel Pastoureau, historien médiéviste grand spécialiste notamment de la symbolique des couleurs.
Cet homme est un érudit, excellent conteur…
Je lis ses ouvrages (il en a écrit beaucoup…),  et, depuis quelques jours, j’ai franchi une nouvelle étape.
Alors que je cherchais s’il existait des cours disponibles sur ce genre de sujet dans l’annuaire des cours MOOC francophones, j’ai eu de la chance…
Pour ceux qui ne le sauraient pas, les MOOC (Massive Open Online Courses) sont des formation interactives en ligne, gratuits et ouverts à tous, donnés par des experts dans chaque domaine.
C’est ainsi que j’ai découvert un cycle de cours donnés par Michel Pastoureau en 2012 au Louvre.
Un soir de cette semaine, alors que je venais de me coucher, j’ai commencé à visionner la première conférence sur ma tablette, sous l’oeil de mon Capitaine qui, rapidement, a été lui aussi happé par la qualité du conférencier et l’intérêt du sujet.
Depuis, en deuxième partie de soirée, nous suivons notre cours ensemble, aussi captivés l’un que l’autre.
De temps en temps, mon Capitaine, potache dans l’âme,  ne peut s’empêcher de sortir une boutade, ce qui me contraint, plutôt amusée, à le rappeler à l’ordre.
Comme hier soir où, alors qu’il venait de faire un bon mot dans les dernières minutes du cours, je lui ai glissé très sérieusement:
– Potache! Puisque c’est comme ça, demain soir, tu iras t’asseoir au fond de la classe!
Il en rit encore…

Martine Péters

Un bel artiste s’est éteint le 14 septembre dernier…
Sam Szafran était l’un des rois du pastel et de l’aquarelle, un peintre plein d’originalité que j’avais découvert grâce à la Fondation Gianadda.
J’aimais me perdre dans ses jungles et ses escaliers, et j’apprécie la beauté du pavillon qu’il a peint à la fondation…

Mon ami Jean m’a envoyé ce week-end un essai qu’il vient de terminer.
Une perle de drôlerie et de bon-sens qui mériterait d’être publiée et lue par le plus grand nombre…

Ce week-end, j’ai passé un long moment en conférence vidéo avec Aurore, ma fillotte de Bretagne qui vit désormais dans le Sud.
Une vrai bonheur: cela ne nous était pas arrivé depuis longtemps, et les nouvelles qu’elle avait à m’apprendre étaient toutes excellentes!
Si tout se passe comme nous l’espérons, elle devrait venir passer quelques jours au Grand Nid avec son conjoint que nous nous réjouissons de rencontrer.
L’automne sera riche…

Martine Péters 


Depuis 15 jours, je range mon bureau.
Oui, je sais, c’est un peu long.
Et le pire est que, pour l’instant, aucun résultat n’est apparent.
Ce qui me pousse à me dire que mon bureau et moi aurons toujours le même problème…
Tout a commencé lorsque j’étais enfant et m’a suivi jusqu’à aujourd’hui…
Il m’est impossible de vivre dans un endroit si je n’y installe pas  bureau.
Dans un coin de pièce  lorsque je disposais de très peu de place, dans une pièce complète lorsque j’ai commencé à vivre dans des appartements plus grands.
A chaque fois, j’installe les lieux de la même façon.
Aujourd’hui encore, les murs sont occupés par une petite dizaine de bibliothèques remplis de livres et d’une multitude d’objets hétéroclites, et deux bureaux centraux collés en vis-à vis sont placés au centre de la pièce.
Y trônent évidement l’ordinateur, l’imprimante et les stylos, mais aussi une multitude de papiers, de livres, de magazines, etc, etc.
Comme toujours…
Le scénario n’a pas changé: quand vient le moment où j’estime que trop c’est trop, je commence par me dire pendant plusieurs jours qu’il va falloir que j’intervienne.
Puis, après avoir bien mûri la question, j’attaque la pile qui est à ma gauche.
Pour cela, je relis chaque papier avant de le ranger, je feuillette une dernière fois chaque magazine avant de le déposer dans le carton  de recyclage – papier, j’examine chaque livre pour décider s’il en est un ou deux qui peut être rangé. 
Quand la pile est presque vide, j’en prends une autre sur le bureau d’en face et je recommence.
Ce qui explique que cela me prend un temps fou…
D’autant que pendant que j’interviens ainsi, d’autres choses arrivent entre temps.
J’ai souvent complexé par rapport à l’ordre approximatif qui règne sur mon bureau.
Aujourd’hui, je sais que ceux qui sont les mieux rangés ne sont pas ceux des employés les plus productifs , bien au contraire.
La tendance d’aujourd’hui explique que ce désordre apparent est signe de créativité et d’intelligence, voire même de… génie!
Ciel!
Pour conforter cette très remarquable théorie,  Albert Einstein a fait la remarque que: “si un bureau encombré est le signe d’un esprit encombré, de quoi, alors, un bureau vide est-il un signe?”
Et il nous est précisé que Thomas Edison et Steve Jobs faisaient partie de ceux qui avaient un bureau extrêmement désordonné.
Ne nous réjouissons pas trop vite: mon niveau de désordre est intéressant, mais à mon avis pas suffisant pour qu’il puisse correspondre à celui d’un génie…
Hélas!
Sur ce, je vais continuer à ranger…

Martine Péters