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Bichon

Le vétérinaire avait dit: après son opération de la patte, Pomme va devoir rester tranquille.
Nous avons donc tout mis en oeuvre pour lui permettre de récupérer de manière confortable.
Et la demoiselle a pris goût à nos attentions…
Elle nous a très vite prouvé qu’elle pouvait se déplacer, filant à toute vitesse sur trois pattes lorsqu’elle voulait voir quelque chose de particulier.
Mais pour le reste… elle me fait penser à un Pacha!
Elle attend que je la nourrisse à la main, croquette après croquette, refuse d’aller boire dans sa gamelle d’eau, préférant que je la lui présente dans une petite coupelle qu’elle consent à laper sans se lever, n’accepte de sortir que si  nous la menons dehors dans ce que j’appelle « le panier ascenseur » (qui est aussi celui que nous utilisons le soir et le matin pour qu’elle n’ait pas monter les escaliers).
Une fois dehors, elle hésite longuement, va se soulager à contre-coeur et rentre au galop, oubliant momentanément qu’elle est blessée.
Quant à nous, grands dadais compatissants, nous lui passons tous ses caprices, comme à chaque fois qu’elle a un problème de santé, ce qui, heureusement, est rare.
Mais ces soins semblent porter leurs fruits: notre petite « pachate » récupère bien…

Martine Péters

Aucun de mes chiens n’a jamais vraiment supporté la chaleur.
Pomme ne fait pas exception.
Si elle gère les choses de patte de maître dans la journée, la nuit est une autre histoire.

Ces derniers jours, il m’est arrivé une ou deux fois  de jouer avec elle avec un vaporisateur.
Comme la plupart des chiens, des qu’elle sent arriver un voile d’eau sur elle, elle aboie, jappe, galope dans tous les sens..
Bref, elle s’amuse.

La nuit dernière, il faisait très chaud.
J’ai donc utilisé un brumisateur.
J’ai aussitôt vu une petite tête ébouriffée que je connais bien se dresser à côté du lit

Intéressée, Pomme observait l’objet en question.
Je me suis dit que si je lui déposais un voile de rosée sur la truffe, elle allait fuir en courant.
Mais non.
Non seulement elle n’est pas partie, mais elle en a redemandé, prenant des poses pour que la fraîcheur se pose sur son cou.
J’ai arrêté de l’arroser et je l’ai regardée.
Elle a fixé sur moi son regard très noir et très sérieux, une patte en l’air comme à son habitude:

– Toi… tu es sûre que tu es un chien???

Elle ne m’a pas répondu.
Je prends cela pour une confession.

Martine Bernier