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Emmanuel Macron

Depuis que le coronavirus a pris ses quartiers à travers le monde, nous vivons dans une sorte de troisième dimension assez étrange, assistant  un peu perplexes à l’évolution de la situation.
En Belgique, ma maman de coeur fait partie des personnes fragiles qu’il faut protéger.
Elle m’expliquait, sur Skype, que les visites sont désormais interdites là où elle habite, et qu’il est fortement recommandé de ne pas sortir.
En France, l’intervention télévisée du président Macron  a permis de découvrir tout un panel de mesures drastiques mais nécessaires.
En Suisse, mon fils me dit que le pays est au même diapason.
Beaucoup de personnes de ma connaissance vivent mal la situation, très angoissées.
Au Grand Nid, la vie continue.
A peu près complètement guérie, je fais partie de ceux qui ne souffrent pas de ce huis clos… qui me permet de profiter de mon Capitaine!
Ce dimanche, date de l’anniversaire de mon fils que j’embrasse au passage, j’irai voter.
Par conviction, et… parce qu’il me serait difficile de faire autrement alors que ma Tendre  Moitié se trouve sur les listes électorales!
Quant à la vie quotidienne, elle s’adapte aux deux visages de la maison.
Je m’explique.
Le côté de la demeure, qui donne sur la route, est moins fréquenté pour le moment, c’est sûr.
Mais l’autre côté, qui s’ouvre sur le jardin, est plus que jamais notre refuge, d’autant que le soleil est revenu et semble vouloir camper pour quelques jours.
Les premières fleurs sont épanouies, apportant des touches de couleurs un peu partout.
Et mon bureau, de son côté, reste mon havre d’où je peux travailler en paix.
La légèreté des premiers  beaux jours n’arrive pas à être altérée par la lourdeur de l’épidémie…
Epidémie qui finira bien par être jugulée un jour ou l’autre… si nous faisons preuve de sagesse.
A propos de sagesse, j’ai très envie de vous faire partager ce petit édito, di-dessous,  écrit par Xavier Gerbeaud dans sa dernière newsletter.

Martine Péters

On est rarement plus de 1000 dans un jardin. Par les temps qui courent, c’est appréciable.
S’il y a plein de petites bébêtes qui traînent au jardin, elles ne rendent pas malade pour autant. Par les temps qui courent, c’est estimable.
On a parfois bien chaud au jardin, mais c’est d’avoir trop forcé, pas à cause de la fièvre. Par les temps qui courent, c’est notable.
Beaucoup de végétaux arrivent de contrées lointaines, telle la Chine, mais on peut les planter sans danger. Par les temps qui courent, c’est prisable.
Gare ! N’approchez pas pour autant d’autres jardiniers, car leur passion serait malgré tout contagieuse… Allez comprendre ?

Bon jardinage !

Xavier Gerbeaud




Martine Péters


 

Ce dimanche, je n’avais aucune envie de manquer la passation de pouvoir en direct entre les deux présidents français.
Mon Capitaine s’est joint à moi, et nous avons suivi la première journée du nouveau président, le départ du précédent, les événements qui ont jalonné ces premières heures de nouveau pouvoir.
Nous avons écouté les discours et autres commentaires, les espoirs des gens venus l’applaudir.
L’image qu’il a donnée était parfaite, sans faille…
Espérons que la suite sera au diapason…

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La voiture présidentielle vient d’arriver dans la cour de l’Elysée.
Emmanuel Macron fait ses premiers pas sur le long tapis rouge, en direction de François Hollande.
C’est le moment le plus important de la cérémonie.
Et… c’est là que mon téléphone sonne.
« Bonne fête des Mères, maman! Heu… nous sommes derrière la porte! »
Nous n’allumons jamais la télévision quand les enfants sont là.
Mais là… je l’ai mise sur pause et je suis allée ouvrir.
Un grand bouquet de freesias et de pivoines cachait presque le visage de mon fils aîné, qui était suivi par Aurélien, léchouillé au passage par Pomme.
Pivoines et freesias… il a lu l’Ecriplume consacré aux fleurs qu’aimait ma grand-mère maternelle… je suis touchée…

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Dans le salon, j’explique à Aurélien, 2 ans 1/2:
 Mamitine et Papyno n’allument jamais la télévision quand tu es là. Mais aujourd’hui, c’est spécial. Tu vois le monsieur, là? C’est le nouveau chef de la France, le pays de Papyno. Il va commencer son travail aujourd’hui, et l’autre chef s’en va. C’est un jour important…

Il regarde poliment… avant d’aller chercher ses jouets.
Les chefs, il les préfère en Playmobil!

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Au cours de sa visite, Aurélien a soudain envie de me prendre d’assaut.
Il est debout à côté de moi sur le canapé, et je vois dans son oeil une lueur qui laisse prévoir une « attaque » imminente.
Histoire d’adoucir l’épreuve, je prends un air faussement blasé et je dis:
– Ah non… pas de bisous, surtout! Je ne veux pas de bisous. Non, non, n’insiste pas: pas de bisous!
Dans son oeil, la lueur se précise et hop: il me saute dessus pour me couvrir de bisous qui déclenchent mes protestations:
– Bêêêêrk!!!! Non, non, non, non!!!!
Ses éclats de rire résonnent à mes oreilles.
Soudain, il s’arrête et vient coller son nez contre le mien.
– Au secours! Je vois une énorme tête et deux gros yeux!!! Je suis attaquée par un poisson géant!

Il file chercher trois marionnettes dans le panier.
Ses préférées: les ânes Martin et Jules, et l’abeille Maya surnommée Pic-Pic.

Comme j’ai appris qu’il a fait une chute en trottinette, je décide que Martin va lui aussi vivre la même mésaventure.
L’ânon joue, chute et se fait soigner par le docteur Aurélien.
Mais quand c’est Pic-Pic qui a une panne d’aile et qui atterrit un peu lourdement, il me jette un coup d’oeil et me dit:
– Regarde!
Il s’approche de Pic-Pic, et lui dit:
– Il faut de la « poud’ de « Perpinpin ».
Et il reproduit chacun de mes gestes, préparant la poudre de Perlimpinpin dans le laboratoire secret, sous le coussin.
Puis il  revient, s’approche de l’abeille et prononce:
– Acabrabra, Arabraca…
Un peu approximatif, mais sa formule fonctionne!
Et moi, je suis ravie de voir qu’il conserve dans sa mémoire chacun de nos jeux…

Ceux-ci s’éternisent pendant un bon moment, jusqu’à l’heure de son départ.
– De toute façon, tu ne pars pas longtemps: tu reviens demain! Et demain, qu’est-ce que tu veux faire?

– Jouer avec Mamitine et Papyno!
– D’accord! On jouera avec le tableau à dessin magique, je te ferai écouter  deux petites chansons que tu ne connais pas encore, et tout et tout…
– Y aura les biscuits qui parlent?
– S’ils ne se sont pas cachés pour ne pas te voir, oui!
– A demain, Mamitine!

Martine Bernier