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Gallica

C’est connu: j’aime beaucoup me balader sur le blog de Gallica, la Bibliothèque numérique de la BnF (Bibliothèque nationale de France)  et de ses partenaires.
C’est une mine découvertes en tout genre.
Cette année, pour Noël, Gallica a décidé de nous offrir un cadeau formidable pour les fêtes: des étiquettes de Noël pour orner nos cadeaux.
Mais pas n’importe quelles étiquettes…
Elles sont toute très spéciales, assorties de légendes nous renvoyant à des documents tous plus passionnants les uns que les autres.
J’avais envie d’attirer l’attention une fois encore sur le travail remarquable effectué par les documentalistes de Gallica.
Regardez ci-dessous.
Vous allez voir… vous devriez aimer! 

Martine Péters

Légendes des images. Première planche :
Maquette de Soudeïkine pour « Trépak », danse russe du ballet  » Casse-Noisette  » de Tchaïkovsky, Comœdia illustré (1921).
Rhum Saint-Georges, affiche de Jean d’Ylen (1926).⠀
Première représentation de sorcière connue, dans « Le Champion des Dames », par Martin Le Franc en 1440.
Les plus belles roses au début du XXe siècle, 1929.  
Histoire de six petits lapins, d’Henriette Delalain (1918).
Histoire pour le chat noir, Steinlen, 1885.
Maquette de Soudeïkine pour « Trépak », danse russe du ballet  » Casse-Noisette  » de Tchaïkovsky, Comœdia illustré (1921).
« La Plume », affiche d’Alphonse Mucha (1900).
Les Animaux de Chantecler, Daniel de Losques, 1910.
Recueil de fleurs dessinées et peintes par Nicolas Robert, Jean Joubert, et autres artistes du XVIIe siècle.

Légendes des images. Seconde planche :
Harfang des neiges, illustration tirée des « Oiseaux d’Amérique » de Jean-Jacques Audubon (1831).
Acanthophracta, illustration tirée des « Formes artistiques de la Nature » (« Kunstformen der Natur ») d’Ernst Haeckel (1899-1904).
Écureuil du Malabar d’Asie, illustration tirée de l' »Histoire naturelle des mammifères : avec l’indication de leurs mœurs et de leurs rapports avec les arts, le commerce et l’agriculture » (1855).⠀
Couverture de la revue « Jeunesse : organe de la Section de la jeunesse de la Croix-rouge française » (1931).
Couverture du magazine « La Vie parisienne » du 18 avril 1914 illustrée par Umberto Brunelleschi, collection Jaquet.
Illustration d’Umberto Brunelleschi pour un ouvrage réunissant les trois pièces d’Alfred de Musset « La Nuit vénitienne », « Fantasio » et « Les Caprices de Marianne ».
Illustration tirée des « Formes et couleurs. Vingt planches en couleurs contenant soixante sept motifs décoratifs » de Thomas, Auguste H., 1921.
Couverture de la revue « Jeunesse : organe de la Section de la jeunesse de la Croix-rouge française » (1933).
Roses de la nuit – Les chansons de Bilitis : traduit du grec / Pierre Louÿs ; ill. de G. Barbier, gravées sur bois par F. L. Schmied.
« Le Buffon choisi », Benjamin Rabier (1924).

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Hier, mon Capitaine m’a transféré un gros document qu’il a repéré sur Gallica, le site permettant la consultation d’une partie des collections numérisées de la Bibliothèque Nationale de France.
Le trésor qu’il y a découvert cette fois?
La grammaire égyptienne ou Principes généraux de l’écriture sacrée égyptienne appliquée à la présentation de la langue parlée, de Jean-François Champollion, considéré comme le père de l’égyptologie.
Cet ouvrage est paru en 1836, quatre ans après son décès.
C’est son frère, Jacques-Joseph, qui s’est occupé de l’édition.

Jean-François Champollion

Jean-François Champollion

En écrivant ce livre qu’il couplait à son Dictionnaire égyptien en écriture hiéroglyphique  (qu’il n’a pas non plus terminé, mais qui a été publié en 1841), Champollion voulait proposer une méthode complète d’apprentissage de l’écriture hiéroglyphique.

J’ai commencé à feuilleter le document, et j’ai été happée par son contenu écrit non pas en lettres d’imprimerie, mais à la main, d’une écriture claire et élégante, ferme.
Il s’agit d’un manuscrit, de ses papiers, pas d’un livre retapé.
Découvrir l’écriture de Champollion, ses dessins minutieux dont beaucoup sont colorés, ses notes, ses ratures, est extrêmement émouvant…

Je garde précieusement ce document que je lirai lorsque j’aurai un peu plus de temps.

J’ai toujours la même admiration, inaltérable, pour cet homme qui a consacré sa vie à percer les mystères d’une civilisation, et qui nous a laissé des travaux d’une importance majeure.
Et toujours la même reconnaissance pour les concepteurs de Gallica, et tous ceux et celles qui passent un temps fou à scanner chaque page de millions de documents pour nous les offrir en consultation libre.
Selon Wikipédia, « Au 24 octobre 2016, Gallica proposait à la consultation en ligne 4 032 187 documents, avec un rythme de 1 500 pages numérisées par jour, et 4 032 205 documents, dont 694 319 livres, 1 773 014 fascicules de presse et revues, 949 240 images, 80 084 manuscrits, 102 371 cartes, 44 160 partitions, 35 212 documents sonores, 353 769 objets et 18 vidéos ».

Un trésor…

Martine Bernier

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Paul Proust de la Gironière

Parmi les sites essentiels que l’on peut croiser sur Internet, Gallica est celui que j’affectionne le plus.
Pour moi, il est une véritable caverne d’Ali Baba remplie de trésors…
Il faudrait bien plus d’une vie pour l’explorer complètement.
Si vous ne connaissez pas encore le  site en question, il s’agit de la bibliothèque numérique de ma Bibliothèque nationale de France.
Elle est en libre accès, et propose de millions de documents, de livres numérisés, revues, photos, et même des enluminures.
Le paradis des chercheurs en tout genre, le royaume de tous ceux qui ont besoin de renseignements…
A mes yeux, Gallica est l’un des joyaux d’Internet…
Un bonheur…

Hier, au cours d’une recherche personnelle, je suis arrivée sur un très vieux livre.
Il date de 1853 et s’appelle « Vingt années aux Philippines, souvenirs de Jala-Jala », par P. de la Gironière.12525262_972866782800303_8738875224451756877_o
J’ai commencé à en lire quelques pages, et je suis tombée sous le charme.
Paul Proust de la Gironière était un explorateur et aventurier nantais.
Il s’est établi sur les rives de la Laguna de Bay en 1819, et y a fondé le Royaume de Jala-Jala.
J’ai téléchargé le document, ainsi qu’un autre des ouvrages du même auteur: « Aventures d’un gentilhomme breton aux îles Philippines ».
Et là encore… comment ne pas ressentir un petit frisson de bonheur lorsque les deux pdf obtenus apparaissent sur le bureau de l’ordinateur, attendant que je les classe soigneusement dans ma bibliothèque Kindle?
Le tout en moins d’une minute…

Le récit de cet homme qui, sans complexe, a créé son propre « pays » dont il s’est proclamé roi est un régal à lire, écrit dans un français très pur.
Mon été sera studieux…

Martine Bernier

http://gallica.bnf.fr