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Gianadda

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Une fois encore, la Fondation Gianadda a pu collaborer avec le Centre Pompidou, à Paris, pour nous offrir l’exposition « Modigliani et l’Ecole de Paris. »

Alors qu’elle a ouvert ses portes en juin, nous n’avions pas encore pu  la visiter, jusqu’à hier.
Profitant d’un rendez-vous très matinal à Martigny, nous avons décidé de ne pas laisser passer l’occasion…

Même si les oeuvres de plusieurs autres peintres sont accrochées dans la salle d’exposition, Amedeo Modigliani en est l’artiste phare, avec une vingtaine de tableaux et  de sculptures présentés au public.
C’est  toujours un bonheur de découvrir ou redécouvrir les gracieux portraits de femmes aux yeux en amande, aux visages effilés et aux longs cous, les couleurs chaudes et lumineuses.
La « patte » de l’artiste est reconnaissable entre toutes, et provoque toujours le même trouble, la même attirance.
J’avoue une préférence pour ses sculptures, inspirées de l’Art africain et asiatique… ce qui explique le coup de coeur magistral que j’ai ressenti face à la « Tête de femme (au chignon) » .m/key_92
Une merveille d’équilibre, de beauté sobre, d’élégance…

Les principales étapes de la vie mouvementée du peintre italien adopté par Paris sont racontées sur les murs de la galerie menant à la deuxième salle d’exposition.
Fallait-il vraiment qu’il plonge ses pinceaux dans l’alcool et la drogue pour entretenir son talent et son inspiration?
Le destin de ce grand séducteur mort à 36 ans, dont le décès a entraîné, quelques jours plus tard, le suicide de sa jeune compagne, enceinte de huit mois, nous le connaissons.
En admirant ses tableaux, il est difficile de ne pas  penser à ce destin tragique et à cette personnalité étrangement magnétique…

L’exposition présente également des oeuvres d’artistes  prestigieux tels que Maurice Utrillo, Suzanne Valadon, Constantin Brancusi, le surprenant Jules Pascin et bien d’autres…
La diversité des oeuvres forme la  richesse de ce beau crû estival pour la fondation.

S’y rendre tôt est la meilleure manière de profiter des lieux dans des conditions optimales.
Mon amour pour  cet endroit magique a contaminé mon Capitaine qui aime désormais autant que moi y venir.
Après la visite, nous passons à chaque fois dans le parc aux sculptures où les statues et autres  oeuvres se fondent dans la nature.
Ce lieu est l’un des plus sereins que je connaisse.
Je m’y rends depuis des années, avec, toujours, le même bonheur…
Ce fut, encore, une matinée de rêve.

Martine Bernier

Modigliani et l’école de Paris. Fondation Pierre Gianadda,
rue du Forum 59, Martigny.
Tél. 027 722 39 78. Tous les jours
9-19h. Jusqu’au 24 novembre.

 

Umberto Boccioni « Forme Plastiche di un Cavallo »

Ces derniers temps, je travaille énormément, y compris les week-end.

Hier encore,  j’étais en déplacement et j’écrivais dans la soirée.
C’est dire si, ce dimanche, fatiguée, je ne rêvais que d’une chose: ne rien faire.
Lorsque, dans la matinée, Celui qui m’accompagne m’a dit: « Bon, on y va? », j’ai été un peu interloquée.

– … heu… où?!
– Et bien à la Fondation , pour la dernière exposition!

Mon premier réflexe a été de dire non.
Dix secondes après, je changeais d’avis.
Une visite à la Fondation  Gianadda… impossible de  refuser.
Nous sommes donc partis pour découvrir la nouvelle exposition: « Van Gogh, Picasso, Kandisky… » Collection Merzbcher. Le Mythe de la Couleur. 

Paul Klee: « Mondauf – Sonnenuntergang

 

Je n’aime généralement pas tout dans ces expositions proposant les trésors des collections, mais je sais que, à chaque fois, j’en ressors avec des coups de coeur, des surprises.
Cette fois, les premiers cadeaux, je les ai reçus dès l’entrée: un très joli tableau de Monet, « Val de Falaise en hiver », trônait à côté d’un Sisley, d’un Van Gogh, d’un Renoir, d’un Toulouse-Lautrec, d’un Modigliani.

Monet « Val de Falaise en Hiver »

 Cerise sur le gâteau,  une sculpture magnifique de Modigliani, la « Femme au chignon » complétait cette première partie de l’exposition. 

Modigliani: « La Femme au chignon »

Au centre de la galerie, un superbe Picasso « Les Misérables », et partout, des Kandisky,  de Vlaminck, Miro, Segal, Larionov et tant d’autres.
J’ai eu de belles émotions, notamment devant certaines oeuvres de  Paul Klee, et devant deux très jolis tableaux: ‘L’automobile en course » de Gino Severini et « Forme Plastiche di un Cavallo » d’Umberto Boccioni qui ont tous deux porté la couleur à son paroxysme. 

En rentrant, j’avais le coeur rempli d’images et de couleurs.
Et, dans ma besace, un trésor…
Un trésor dont je parlerai un peu plus tard…

Martine Bernier