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Historia

C’est ce vendredi que notre menuisier doit venir poser la bibliothèque qui sera entièrement dédiée aux magazines.
J’ai donc commencé à vider mon bureau des revues et des hors-séries qui vont y trôner, pour les déposer en piles triées sur la table de la véranda.
La moitié du travail est ainsi effectué: il ne restera « plus qu’à » les installer sur les rayonnages lorsqu’ils seront montés.
Ces magazines sont des mines d’or de renseignements et ouvrent des piste sur une multitude de sujets.
Et parmi, les Historia.
L’un de leurs slogans est « Le passé éclaire l’actualité », maxime qu’ils s’appliquent à travers des articles fouillés et très divers.
J’ai été abonnée longtemps, mais j’avais interrompu mon abonnement en quittant la Suisse.
Aujourd’hui, je l’ai repris et me réjouis de découvrir les thèmes qui seront abordés chaque mois.
J’ai comme l’impression que cette nouvelle bibliothèque sera vite remplie…

Martine Péters

 

J.V_DaubiéSon nom ne me disait rien avant que je ne lise son histoire dans l’excellent magazine Historia.

En 1861, Julie-Victoire Daubé (1824-1874), enseignante de son état, devient la première femme à décrocher le baccalauréat, en France.
Et comme les pionniers et les pionnières ont souvent à franchir des parcours du combattant avant d’arriver à leurs fins, elle a eu à subir pas mal de revers avant d’obtenir le précieux document.
Julie-Victoire avait passé avec succès les épreuves, mais Gustave Rouland (1806 – 1878), à l’époque ministre de l’Instruction publique, a refusé de signer son diplôme.
Pourquoi?
Parce qu’il ridiculiserait le ministère.

Julie-Victoire avait 37 ans lorsqu’elle a réussi le bac.
Et le ministre n’a accepté de le signer que le 17 mai 1862, contraint de le faire par la reine Eugénie et Napoléon III.

Cette femme militante s’est battue et a ouvert une brèche vers l’égalité hommes-femmes.
Les discriminations la choquaient tellement qu’elle travaillait sur une thèse de doctorat sur le sujet La Condition de la femme dans la société romaine.
Thèse qu’elle n’a malheureusement pas pu finir, décédée prématurément.
Aujourd’hui, des écoles portent son nom.
Et il ne viendrait plus à l’idée de personne, en France, de refuser à une femme de droit de passer le bac.
Les temps changent…

Martine Bernier

Je lisais, dans un ancien numéro du magazine « Historia » (mai-juin 2013, numéro spécial), un article sur ceux qui ont changé le monde.
Il s’agissait d’une enquête effectuée à large échelle en France, par le magazine, avec l’aide de Promédia Concept.
A partir d’une liste alphabétique,  les lecteurs devaient noter de 1 à 10 chaque personnalité présentée selon l’importance  qu’ils leur attribuaient dans l’histoire de l’humanité.
1068 questionnaires ont été étudiés.

J’étais curieuse de découvrir qui figurait au palmarès.

Voici les résultats, avec les 20 noms.

1. Winston Churchill
2. Jules César
3. Louis Pasteur
4. Adolf Hitler
5. Albert Einstein
6. Galiléee
7. Christophe Colomb
8. Abraham Lincoln
9. Georges Washington
10. Gandhi
11. Charles Quint
12. Lénine
13. La reine Victoria
14. Guillaume le Conquérant
15. Marco Polo
16 .Mao Tsé-Toung
17. Catherine II
18. Jean-Paul II
19. Garibaldi
20. Nasser

Si  j’avais dû répondre à la même question, certains des noms ci-dessus n’auraient pas figuré dans ma liste personnelle.
J’en aurais ajouté d’autres, en revanche.
Et s’il est vrai que la folie meurtrière d’Hitler a bouleversé la face du monde, je l’aurais  peut-être mis dans la liste, mais à contre-coeur et à la dernière place.
Je lui aurais préféré les savants qui ont contribué à effectuer des découvertes essentielles pour l’Humanité, et les humanistes qui se sont battus pour la liberté et les Droits de l’Homme.

Je n’ai pas trouvé la liste initiale soumise aux votes.
D’elle, je sais simplement qu’elle était évidement non exhaustive.
En fonction des noms qu’elle contenait ou ne contenait pas, les lecteurs ont peut-être voté pour des personnalités auxquelles ils n’auraient pas pensé s’ils avaient dû eux-mêmes proposer leur choix librement.
La vie passe, des personnalités nouvelles, courageuses, exemplaires et charismatiques, apparaissent.
Nous n’avons pas toujours le recul nécessaire pour pouvoir analyser avec la rigueur d’un historien l’engagement de nos contemporains, mais, pour certains, nous savons déjà que leurs noms resteront dans l’Histoire comme des symboles de changements.
Je pense notamment à Nelson Mandela et à l’actuel  pape François.
 
La démarche d’Historia a eu le mérite de nous pousser à la réflexion!

Martine Bernier