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Jean Dujardin

Nous n’avions pas été le voir lors de son premier passage, cet automne.
Aussi nous sommes-nous rendus à la première séance dès que « The Artist » a été reprogrammé.
En tant normal, sans doute par esprit de contradiction, je n’aime pas aller voir les films qu’il ne FAUT pas manquer.
Et pourtant…
J’ai adoré « Intouchables », il fallait que je comprenne pourquoi « The Artist » avait à ce point séduit un public international.
Celui qui m’accompagne et moi nous sommes rendus à la séance avec gourmandise.

En sortant de la salle, nous avions tous deux un sentiment rare.
Celui d’avoir assisté à un chef-d’oeuvre.
Tout a été dit et écrit sur ce film, bien mieux que je ne pourrais le faire.
Un film muet, noir-blanc: le défi était énorme.
Et…. j’ai rarement vu un film aussi bien conçu, aussi bien réalisé, aussi bien filmé, aussi bien écrit, aussi subtilement joué.
C’est un hommage au cinéma, un film racé et fin.
Jean Dujardin a largement mérité  les prix et les honneurs qu’il a reçus.
Avec ce rôle en or de Georges Valentin, star du muet dont la carrière est remise en cause avec l’arrivée du cinéma parlant, il prouve qu’il est bel et bien un immense acteur.
Bérénice Béjo est émouvante et fraîche (ah que j’ai aimé la scène où son personnage se glisse dans le manteau de Georges Valentin!) 
Et le chien… ah le chien…
Une mention toute spéciale aussi pour Uggie, ce Jack Russsel qui a un rôle primordial dans le film.
Son « vrai » maître a annoncé que, âgé de 10 ans, Uggie va prendre sa retraite.
Chapeau à cette vedette à quatre pattes et à son maître qui lui a enseigné la comédie!

Si vous n’avez pas encore été voir « The Artist », précipitez-vous!
C’est une merveille… et il est tellement mieux de voir ce genre de trésor sur grand écran plutôt que d’attendre son passage à la télévision…

Martine Bernier 

 

Mon premier geste, ce matin en me levant, a été d’aller regarder les actualités sur Internet.
Les Oscars déroulent leur tapis rouge jusque dans mon bureau, pour récompenser Jean Dujardin, le film « The Artist » et… Meryl Streep, une fois encore sacrée meilleure actrice pour son rôle dans « The Iron Lady », comme je l’espérais.

Dans la semaine, je lisais une interview de Jean Dujardin qui expliquait que l’une de ses craintes était que l’on puisse penser de lui qu’il prenait « la grosse tête ».
Et c’est vrai qu’il s’applique, depuis des mois, à faire passer le message qu’il reste le même et  que tous ces honneurs ne lui montent pas à la tête.
Cela m’a fait sourire.
Il a toutes les raisons d’être fier et fou de joie…  
Et cette joie, qu’il essaie de gérer pour ne pas « en faire trop »,  fait plaisir à voir.
J’espère que personne ne va la lui gâcher.

Retour dans le présent.
Depuis quelques jours,  le printemps tente un retour prématuré.
Un ciel bleu, une température en hausse, un vrai soleil, et le nez des montagnes enneigées enrobé d’un halo bien rose, matin et soir.
Il va sans doute y avoir d’autres assauts de l’hiver, mais je rêve déjà de fleurs et d’évasion…
En matière d’évasion, je dois patienter encore un peu.
En attendant, je reprends plus prosaïquement le chemin des laboratoires d’analyses et m’apprête à suivre celui de l’hôpital où se trouve « mon » bon médecin.
Tous les six mois, la surveillance se met en place et je retiens mon souffle.
Aujourd’hui, il va falloir prendre le rendez-vous alors que les analyses sont terminées.
Au moins, le chemin qui mène à son cabinet est ensoleillé!
Comme à chaque fois, je n’arrive pas à me convaincre à empoigner ce téléphone.
Pomme, ma délicieuse Bichon havanais, me rejoint à mon bureau pour son deuxième « câlin du matin ».
Mon Mogwaï, cette délicieuse petite personne, a toujours des attitudes qui me font fondre…
Je regarde mon planning, la pile de travail qui m’attend et qui n’arrive pas à descendre.
Dès que je termine un sujet, deux autres se rajoutent.
Stressant?
Un peu.
Réjouissant surtout: j’aime toujours autant mon travail!
Bon… vais-je me décider à décrocher ce téléphone??

Martine Bernier

 

 

 

Chaque année, la fameuse cérémonie des Césars nous laisse un peu sur notre faim.
2012 était un crû exceptionnel.
Mais cette fois,  il semblerait que le jury ait eu à faire face à une décision quasi politique: fallait-il ou non être équitable et saluer autant l’excellent  « Intouchables » que « The Artist », ou se concentrer sur ce dernier pour que les Américains comprennent bien que s’ils ne lui remettent pas d’Oscar, ce seront des ânes bâtés.
Six trophées sur dix: le message est passé, merci.
Je n’ai pas malheureusement pas vu « The Artist »,  mais s’il repasse en salle, j’irai.
Je ne doute pas, d’ailleurs qu’il s’agit d’un film hors norme, bien interprété, qui mérite l’enthousiasme dont il est l’objet.
Et ce doit être difficile de trancher lorsque plusieurs films de qualité sont en compétition.
Mais quand même… on aurait aimé qu’il y ait une double récompense par catégorie, cette année.

Un seul trophée pour « Intouchables », c’est chiche…
Nommé dans huit catégories et une seule récompense remise à l’excellent Omar Sy.
Il la mérite largement, ce sacré beau bonhomme…
Comme le dirait son père « c’est un beau quelqu’un ».
Comme doit l’être Jean Dujardin, notez.
Lui se retrouvera demain devant les caméras américaines avec, peut-être, une autre statuette dorée dans les mains.

J’ai de la peine pour la formidable histoire d’Intouchables, pour le message qu’il véhicule et qui aurait mérité un peu plus d’enthousiasme de la part des membres de l’Académie des Arts.
Mais après tout, le public a déjà  salué l’équipe d’Intouchable.
Près de 20 millions de spectateurs, c’était inespéré.

Moralité?
L’année a été plus que belle pour le cinéma français.
Qui, parmi ses grandes forces, en a une  particulière: d’excellents acteurs qui semblent être des hommes bien.
Alors que voulez-vous… on s’attache!

Martine Bernier