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Lundi

Hum.
Comme je prends rarement de vacances, et que même en congé j’écris encore, je connais mal le syndrome du « difficile retour ».
Je suis même plutôt contente de me remettre au travail et… d’en avoir!
Difficile pour moi, donc, de comprendre pourquoi, depuis le début du week-end, j’éprouvais comme un flottement.
Flottement qui m’a poussée à réunir mes idées pour les articles qui m’attendaient lorsque je me remettrais à mon clavier.

Ce matin, très tôt, j’ai salué Max 3, mon Mac, comme tous les jours.
Depuis que nous nous sommes mutuellement apprivoisés, il est devenu mon complice.
Un complice fiable.
J’ai jeté un coup d’oeil à mon bureau, plutôt en ordre.
Puis j’ai lu mes courriers électroniques auxquels j’ai commencé à répondre pour enfin revoir la liste des tâches à effectuer aujourd’hui.
Rien d’impossible en perspective.
Mon inséparable Pomme a repris sa place dans le « panier intello » comme j’appelle mentalement son panier installé devant les bibliothèques, à côte de moi.
Lorsque j’aurai commencé à travailler, le flottement va se dissiper, je le sais.
A moins que… ce malaise ne vienne pas du travail qui m’attend mais tout simplement du fait que je serai moins souvent avec mon Capitaine qui lui aussi va reprendre ses activités.
J’ai comme l’impression que je ressens ce que des millions d’autres personnes ressentent après avoir passé quelques jours au vert.
Tiens?
Serais-je en train de devenir normale??

Martine Bernier

Cela faisait longtemps que je n’avais plus vu le lac Léman aussi beau…
Nous devions faire un saut en France et avons profité du seul jour de repos que nous avons pu nous trouver.
A chaque fois que nous arrivons à proximité du lac, j’attends toujours avec la même impatience de gamine le moment où il va apparaître.
Par ce jour de soleil, assez rare cette année pour que je le souligne, il était très bleu.
Un véritable lagon des mers du Sud.
Quelques cygnes, des couples de canards, des poules d’eau… deux enfants qui s’apprêtaient à se baigner…
Il ne faisait pas très chaud, mais les amoureux de l’eau étaient là, encore rares mais pressés de retrouver leur lac.
Dans les petits ports, les voiliers bien alignés se balançaient doucement au rythme d’une eau qui, cette fois, n’était agitée que par un très léger souffle de vent. 
Pas encore de touristes ou très peu, un premier petit goût tardif de printemps, les paysagistes ratissant les plates-bandes pour y planter leurs fleurs…
Les oiseaux sont comme nous, ils ont l’air heures de retrouver le beau temps.
J’ai rarement croisé autant de buses et de milans que ce jour-là.
Mon Capitaine souriait.
Il était d’humeur taquine, joyeuse.
Au diapason de Pomme qui, en rentrant, a eu droit à un bain canin au parfum de… pomme.
Nous étions là pour des raisons précises, mais nous avons profité de ce jour piqué au temps.

C’était un lundi de soleil…  

Cette semaine, mes pensées vont vers l’une de mes amies chères qui doit passer par la case hôpital pour une opération déjà repoussée par le passé.
Le prochain lundi de soleil, c’est elle qui en appréciera plus que jamais la douceur…

Martine Bernier 

En principe, je ne fais pas partie de ceux qui voient arriver le lundi avec désespoir.
J’aime le week-end, et j’aime la semaine!
Mais il faut bien avouer que ce lundi-ci cumule les défauts.

Première constatation, en me levant: il a neigé durant la nuit, et, en prime, le brouillard recouvre la région.
Mon agenda me rappelle, pour le cas où je l’aurais oublié, que j’ai rendez-vous avec mon chirurgien.
Dix jours après la dernière intervention, nous allons programmer la suivante, très certainement pour cette fin de semaine.
Je sais que chacune d’elles me rapproche du retour à la santé, mais bon… j’ai connu des activités plus ludiques.

Si je veux arriver à passer une semaine correcte, il faut maintenir le moral dans une sphère acceptable.
Mon premier geste est pour l’une de mes amies qui, elle-aussi, doit se rendre à un rendez-vous médical important aujourd’hui.
Je lui écris un mot, et elle me répond dans la foulée.
Nous sommes compagnes de galère, pour l’occasion, ramant au rythme du même tambour!

Je suis dans mon bureau depuis une bonne heure lorsqu’un signal m’informe que j’ai reçu un autre mail, professionnel, cette fois.
Je rappelle immédiatement la personne qui me l’a envoyé, à laquelle j’ai des questions à poser.
Mon premier interlocuteur de la semaine me permet d’y voir plus clair dans un sujet que je dois traiter.
Au milieu de notre conversation, il fait allusion à mon « très léger accent belge ».
Il est très rare qu’il soit perçu.
Sa réflexion m’a amusée, il m’a expliqué avoir été en Belgique l’an dernier.
Trois phrases avant de revenir à nos moutons, mais trois phrases légères, un rire partagé: l’échange est requinquant!

Quand je raccroche, je souris.
Il neige toujours, il fait toujours aussi gris, mais ma semaine a vraiment commencé, et je sais qu’elle sera aussi parsemée de moments joyeux.
Ceci compense cela…
Quand je serai arrivée à samedi, la troisième intervention chirurgicale sera derrière moi et, avec un peu de chance, il n’y en aura pas d’autres dans l’immédiat.
Haut les coeurs!

Martine Bernier