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photos

Lors de notre escapade de la semaine dernière, je me suis retrouvée face à un défi que je n’ai relevé qu’une fois dans ma vie.
Il fallait que je prenne moi-même les photos qui allaient illustrer mes articles.
La seule fois où j’avais fait ce genre d’exercice, c’était lors d’un voyage de presse à Malte.
J’avais été très touchée de voir mes images sortir dans un grand quotidien romand.
Mais c’était facile: il s’agissait de paysages, de bateaux et de monuments.

Il faut préciser que j’ai un respect infini pour le travail des photographes.
J’ai toujours estimé qu’il fallait avoir « un oeil »,  une approche artistique, une sensibilité particulière pour réaliser une bonne photo.
J’en ai côtoyé beaucoup dans le cadre de mon travail.
Il y a ceux qui font des photos « propres », mais sans plus, ceux qui prennent beaucoup de temps pour réaliser une photo posée, ceux qui arrivent Dieu sait comment à prendre une image magnifique rapidement.
Et puis il y a les artistes, les virtuoses comme Marcel Imsand, Yann Arthus-Bertrand ou Léonard Gianadda parmi ceux que j’ai rencontrés, Henri Cartier-Bresson ou Robert Doisneau parmi ceux que j’aurais aimé connaître.
Pour eux, l’objectif est un troisième oeil, un prolongement d’eux-mêmes.
Autant dire que ce genre de noms me ramène à la conscience de mon ignorance.

Comme cette semaine était également une semaine de vacances partagée avec mon Capitaine, il était hors de question que je demande à un ou une de mes collègues photographes de partir avec nous. 
J’ai donc décidé de tout faire pour bien faire. 
Ou en tout cas pour faire le mieux possible.
Avant de partir, je suis allée suivre un cours accéléré, j’ai pris conseil auprès de mon fils Yann, lui-même engagé sur le chemin de la photo, et j’ai appris à utiliser mon Nikon.
Et nous sommes partis.
Et j’ai découvert que lorsque le ou la journaliste prend ses propres photos dans le prolongement d’une interview qui s’est construite doucement, dans la confiance, la personne concernée est plus à l’aise pour la partie photo.
Elle n’a pas besoin de se réhabituer à une tierce personne qui vient lui voler son image.
Plus ou moins à l’aise avec l’objectif, elles se prêtent au jeu le mieux possible.
Lorsque nous sommes rentrés, j’avais dans ma besace des images que je pense utilisables, correctes.
Légèrement recadrées pour les rendre plus séduisantes, elles vont partir à la rédaction du magazine auquel elles sont destinées.
Et j’ai le trac.

Prendre des photos de vacances dont on pardonne volontiers les maladresses et les imperfections est une chose.
S’appliquer à ramener des clichés destinés à être publiés, sans erreurs, mettant en valeur les personnes qui posent en est une autre.
Verdict dans quelques heures pour mon premier envoi!

Martine Bernier