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poules Pékin

Dimanche matin, nous prenions le petit-déjeuner avec mon fils et son petit schtroumpf sous la terrasse.
Au lendemain de la Fête de la Guitare, les hommes s’étaient levés tard, et il était près de midi.
Tout en suivant les conversations, je laissais aller mon regard vers le jardin.
C’est ainsi que j’ai vu au loin une forme grise indéfinissable, à côté de l’un des bacs potager.
Je me demandais ce que c’était lorsqu’elle a bougé.
C’est là que j’ai compris:
– Une poule! L’une de mes poules est sortie!
J’ai foncé dehors avec Sébastien pour constater que ce n’était pas une, mais deux de mes protégées qui s’étaient fait la belle, profitant du fait que j’avais dû mal fermer la porte de leur enclos.
Praline et Chine, les inséparables, se baladaient dignement en se dandinant, picorant de-ci de-là, ravies de retrouver cette partie du jardin qui ne leur est pas ouverte en été.
Pour les faire revenir, j’utilise des vers de farine qui ramènent toujours les gourmandes au bercail, ce que j’ai fait tandis que Sébastien les rabattaient de son côté.
En quelques minutes, l’affaire était réglée et la tentative d’évasion réprimée.
En douceur…

Martine Péters

J’aime bien dire que j’ai aujourd’hui quatre poulettes et deux Pinocchio…
Ces deux derniers étant mes adorables poules hollandaises à la démarche et au comportement si particuliers…
Mes quatre autres protégées, mes petites Pékin, ont resserré les rangs depuis la disparition de Plume.
Mais le poulailler me paraît presque vide tant elle le remplissait elle aussi de sa pourtant discrète présence.
La vie avait repris, jusqu’au moment où j’ai réalisé que Chine, ma poule naine mouchetée, présentait à nouveau les symptômes de la couvaison.
Elle couve sans oeufs et ne veut plus quitter le poulailler, comme elle l’a fait l’an dernier.
Quelques jours après, Bulle, la benjamine du groupe, si vive et si attachante, faisait la même chose.
Je me retrouve donc avec deux poules bien décidées à ne plus bouger d’un pouce et, bien sûr, à ne plus pondre.
Me revoilà embarquée dans le scénario consistant à les porter plusieurs fois par jour pour les sortir, leur permettre de s’alimenter, ce qu’elles font avec enthousiasme dès qu’elles se retrouvent face à l’assiette.
Elles mangent comme deux mini ogresses, boivent quelques gorgées, s’offrent un petit sprint pour se dégourdir les pattes… et retournent se réfugier sur leurs nids vides.
Cette couvaison n’est pas bonne pour elles: elle fragilise leur santé.
Je recommence donc à mettre au point des mesures de « découvaison » douces leur permettant de revenir à la normale sans les brusquer tout en respectant la vie des autres hôtes du poulailler qui, elles, pondent encore.
Dès que les deux oeufs quotidiens de mes autres Pékin sont pondus, je referme le poulailler après en avoir sorti toutes ses occupantes.
Bulle et Chine se mettent alors à couver des cailloux dans le jardin, attendant patiemment de pouvoir retourner dans leurs appartements.
Au milieu de cette organisation un peu particulière, mes deux autres Boulettes, Kaki et Praline, attendent chacune de mes visites avec impatience.
Quant à mes petits Pinocchios… ils arpentent le jardin à la recherche de tout ce qui peut les intéresser, se précipitant à ma rencontre et ne me lâchant pas d’une semelle dès que j’apparais.
Le petit monde des oiseaux qui m’attire à mille lieues de mon travail…

Martine Péters

Fin de journée…
Tandis que mon Capitaine s’est absenté, je me rends au poulailler pour un dernier petit nettoyage avant de rentrer mes mini poulettes.
Pomme reste sagement à la porte de l’enclos tandis que j’aperçois les Quatre Grâces au fond de leur terrain, regardant de loin ce que je fais.
La voie est libre…
Je rentre dans le poulailler et commence mon travail en fredonnant une chanson qui me trotte dans la tête.

– Loooove, love me do… you knoooow I love you… I’l always be true… so pleeeeaaaaaaaase love me do – houuuu….

En plein milieu de mes vocalises, ma phrase est interrompue par un « kêêêê » ravageur.
Je me retourne et je vois une petite tête grise me fixant de ses grands yeux ronds.
– Et bien, Plume? Tu n’aimes pas les Beatles?

Je continue à nettoyer tout en chantonnant, ce qui a semblé intriguer ma petite emplumée.
En deux bonds, elle a sauté sur la banquette du premier étage, puis sur celle du second afin de se trouver juste face à mon visage.
Une position confortable pour me lancer un deuxième « kêêê » bien senti… qui a trouvé écho près de la porte où Kaki est apparue à son tour, sans doute curieuse de voir si je lui apportais une friandise.
Difficile de décrire la fin de mon petit nettoyage…
Je ne sais pas si les « kêêêê » étaient censés m’accompagner ou me demander de me taire, mais nous avons chanté en trio pendant quelques minutes, jusqu’à ce que je quitte la pièce où Praline et Chine nous ont rejointes, cette fois en silence.
A chaque fois que j’avais droit à un « kêêê », je répondait par un « loooove ».
Concert au poulailler…
Je n’aurais jamais imaginé partager des moments aussi drôles avec des gallinacés!

Martine Bernier