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relais des chasseurs

Ah… le beau week-end!
Le soleil est revenu sur Chiboz, petit bijou fleuri et très fréquenté en ce dimanche d’été.
Ceux qui s’y rendent une première fois y retournent, c’est ainsi…
Nous y avons retrouvé nos complices Josy, Jean-Marc et Joël, désormais surnommés les « Trois J », ainsi que nos amis de Chiboz la Jolie, pour la deuxième partie de notre week-end d’évasion.
Ce genre d’instants, chacun devrait pouvoir en vivre…
Des moments légers et joyeux, paisibles et harmonieux, au cours desquels nous apprenons une foule de choses…
Aucun d’entre nous n’oubliera l’arrivée de Michel à notre table, dans l’après-midi, apportant sa « Bible du Chamois », le livre du docteur Couturier sobrement intitulé « Le Chamois ».
Un pavé épais, aujourd’hui livre rare et précieux, qui accompagne  son propriétaire depuis des années, et qu’il a fait recouvrir d’un pelage de chamois…
A l’intérieur, un nombre impressionnant d’informations et de dessins sur l’animal en question.
Rien que pour Michel dont la sagesse et le savoir sont bienfaisants, je diffuse cette photo de Marcel Couturier, ce grand monsieur qui fut médecin, chasseur, montagnard mais avant toute  naturaliste.

Le docteur Marcel Couturier (à droite)

Le docteur Marcel Couturier (à droite)Il est réputé pour avoir marqué et fait avancer aussi bien le monde de l’alpinisme que celui de la science, grâce à la  passion qu’il vouait à la faune et la flore montagnarde.

Nous étions tous suspendus aux lèvres de Michel quand il nous racontait ses anecdotes liées à la nature.
C’est un conteur inégalable… comme l’est Yolande, son épouse, dont la tendre présence a illuminé notre journée.

Et pourtant…
Malgré cette ambiance idéale, l’histoire des faux bourdons continuait à turlupiner Joël, taquiné par le groupe.
De délire en délire, nous avons avancé des solutions farfelues pour améliorer le quotidien de ces bourdons indésirables une fois qu’ils se sont vus interdire l’entrée de la ruche.
Nous avons tellement divagué sur le sujet que je pense que si, dans la semaine ou plus tard, l’un d’entre nous entend le mot « bourdon », il ne pourra s’empêcher de glousser!

Il est impossible de fermer la parenthèse de ce week-end parfait sans ajouter un mot au sujet de toutes celles et ceux qui, discrètement, sont là pour rendre parfait le passage des visiteurs à Chiboz.
Toute l’équipe du Relais des Chasseurs, souriante et disponible, qui, hier comme très souvent dans la saison, a eu à assumer un travail énorme, aussi bien en cuisine qu’au service.
Et qui, par leur travail magnifique, offrent à tous les hôtes de l’endroit des souvenirs inoubliables.
Merci…

Hier, en fin de journée, après avoir admiré la beauté de Thorgal, le jeune chien de chasse de Michel et Yolande, Pomme est remontée dans la voiture pour reprendre avec nous la route de la plaine.
Car, bien sûr, elle nous accompagne partout!
En retrouvant le confort de son coussin, elle s’est étirée de tout son long, patte droite de devant et patte gauche arrière bien droites, histoire d’équilibrer l’étirement sans s’effondrer lamentablement, puis a baillé à s’en décrocher la mâchoire.
C’est l’une des images qui ont achevé notre week-end, les autres étant le départ de la voiture de nos Français, Michel emmenant son chien se balader, puis Yolande et Emilie nous saluant de la main.
Un week-end de rêve au coeur des sommets valaisans…

Martine Bernier

Hier, en fin de journée, nous avons réemprunté la route qui mène à Chiboz, ce hameau  perché dans la montagne, au-dessus de Fully (Valais – Suisse).
Mon amie Yolande, la Dame de Chiboz, et son mari Michel nous proposaient de venir passer la soirée avec eux, de loger une nuit dans leur gîte et de profiter du petit déjeuner dans ce lieu si particulier qu’est leur restaurant, le « Relais des Chasseurs ».
Le chemin qui mène vers ce coin de paradis est escarpé, tortueux, mais parsemé de surprises.
En plaine, les abricotiers, les cerisiers  étaient lourds de fruits.
Des taches de couleurs joyeuses accentuées par les dernières touffes de coquelicots.
La vigne était bien verte, les noisetiers couverts de noisettes, des ânes et des chèvres à grandes cornes trottinaient dans les prés en pente.
A Chiboz, c’est toute une famille que nous retrouvons, toujours accueillante, souriante, chaleureuse.
C’est un lieu où tout le monde se sent bien… nous y compris.
Nous arrivions juste pendant le match de la Coupe du Monde  au cours duquel la Suisse s’est fait éjecter de la compétition par l’Argentine.
Une déception pour les amoureux de football, vite consolée par  les conversations du jour.

De ces moments d’amitié, nous garderons des sentiments de plénitude,  la générosité de  la Dame de Chiboz et de sa famille, si disponible…
Des images, aussi, comme la vision de Pomme qui, visitant avec nous deux pièces de la maison que nous ne connaissions pas encore, a mal pris son élan pour franchir le pas de porte en bois qui sépare les pièces.
Mon mini Mogwaï s’est retrouvé en équilibre sur le ventre, sur le pas de porte en question, les deux pattes de devant pendouillant d’un côté, et les deux pattes de derrière de l’autre.
Une vision irrésistible…
Nous garderons également des anecdotes, dont une n’a pas fini de nous faire rire.
Beaucoup d’hôtes de nationalités étrangères se rendent à Chiboz où tout est authentique, de la moindre poutre à l’ambiance, en passant par la cuisine, délicieuse.
Un jour, l’un d’eux, qui parlait anglais, avise un chamois empaillé accroché au mur, et demande à Laurence, l’un des sourires de l’endroit, quel est cet animal.
Laurence, qui n’en a pas la moindre idée, a recours à sa logique:
« Heu… voyons… Chamois… comment dit-on en anglais? Chat se dit « cat » et moi se dit « me ». C’est un « Cat-me! »
Réponse que le monsieur s’est empressé de répéter à son épouse: « Oh, it’s a « Cat-Me »! »

Chiboz inspire l’humour… y compris chez les enfants de la maison, comme l’a prouvé le petit Louis, haut comme trois pommes.
Comme sa tante Emilie  lui demandait « Dis-moi, Louis, quel est mon prénom? » et insistait, ne recevant pas de réponse, il a fini par  lancer:  » Mais… comment ça se fait que tu ne sais pas comment tu t’appelles? »

Chiboz c’est cela, un lieu magique et une ambiance très douce…
Au diapason du nouvel éclairage installé derrière les fleurs qui ornent les balcons.
Dorénavant, dès que la nuit tombe, le chalet est installé dans un écrin de lumière discrète qui rajoute à son charme.

Martine Bernier

 

 

Nous n’étions plus retournés à Chiboz depuis notre mariage, au tout début de l’été.
Même si mes contacts avec la Dame de Chiboz sont très réguliers, nous ne nous étions revues qu’une fois par la suite, chez nous.
Le « Relais des Chasseurs », le restaurant familial tenu par la famille, est très réputé, particulièrement pour ses plats de chasse, en automne.
Pour goûter la « chasse » de Chiboz, les clients réservent des mois, voire un an à l’avance.
Nous avions donc renoncé à remonter avant le printemps prochain, sachant combien il est difficile de trouver une table… et combien mon amie de là-haut est occupée pendant cette période.
Et puis, voici quelques semaines, elle m’a proposé de trouver une date qui nous conviendrait… 
Ni mon Capitaine, ni moi, ne sommes très amateurs de plats de chasse.
Nous le lui avions dit, naïvement… lui avouant que nous ne rêvions que du gratins d’escargots à la lie, merveille savourée en toute saison.

Hier, par un soleil rayonnant, nous avons repris le chemin de Chiboz, flanqués de Pomme.
En empruntant la route qui se faufile entre les vignes et la forêt, au-dessus de Fully (VS), j’ai eu l’impression d’entrer dans un tableau vivant.
Les couleurs de l’automne étaient somptueuses…
Nous avons suivi la route piquetée d’or et de  pourpre jusqu’au hameau perché tout là-haut.
Revoir la Dame de Chiboz est toujours pour moi un plaisir immense.
Cela ne s’explique pas…. cela se vit….
Comme à chacune de nos visites, nous avons été très heureux de retrouver chaque membre de sa famille, des plus petits aux plus grands, tous habités par la même gentillesse, le même naturel .
Seul manquait le Maître des lieux, qui sillonnait ce jour-là les chemins de montagne, dans le sillage d’un bouquetin.

Nous avons très vite compris que, en effet, le restaurant vit dans une ambiance trépidante durant l’automne.
Il était plein comme un oeuf, fréquenté par des habitués de longue date ou non, des amateurs de bonne chair et de belle ambiance.
Je ne connais pas une personne, là-haut, qui ne soit souriante, chaleureuse et accueillante, y compris en plein « coup de feu ».
Cette qualité d’accueil fait partie des grands charmes du lieu…

Après  une courte réflexion, nous nous sommes dits que, pour que la carte de chasse du restaurant jouisse d’une telle réputation, il fallait vraiment qu’elle soit exceptionnelle.
Et nous avons pensé qu’il serait ridicule, voire sacrilège, de ne pas nous laisser tenter…
Mon Capitaine et moi avions tous deux à l’esprit des expériences de viandes longuement marinées, fortes, nappées de sauce épaisse et indigeste.
Des plats qui ne correspondent pas à ce que nous aimons.
Ce vendredi, nous avons découvert une chasse bien différente, et avons compris pourquoi la réputation de la maison a largement dépassé les frontières de la Suisse.
Yolande, la Dame de Chiboz, nous a expliqué qu’ici, la viande n’est pas marinée.
Nous avons dégusté des médaillons de chevreuil et de chamois, pour moi, de chamois et de sanglier pour Celui qui m’accompagne.
Un grand moment de gastronomie que nous devons à Emilie, qui règne sur la cuisine avec son équipe.

Une première fois, Yolande a tenté de trouver une chaise pour venir s’attabler avec nous.
Impossible: il n’y avait plus le moindre siège de disponible dans tout l’établissement!
Ce n’est qu’en fin de repas qu’elle a pu trouver une chaise désertée et venir partager le dessert avec nous.
Ah… les conversations partagées avec la Dame de Chiboz…
Elles sont douces, passionnantes, empreintes de sensibilité…
Je l’écouterais pendant des heures…
En nous raccompagnant à la voiture, elle a fait escale dans une annexe du restaurant pour nous offrir des légumes.
En entrant dans une deuxième cave, elle nous a confié:
– Ici, les araignées sont là depuis très, très longtemps… et nous ne les chassons surtout pas! Il paraît qu’il s’agit d’une espèce rare.
N’écoutant que mon courage, moi qui ai la phobie de ces charmantes bestioles, j’ai déserté la pièce en riant, faisant remarquer au passage que leur rareté me faisait plutôt plaisir!
Un éclat de rire de plus partagé à Chiboz…

La prochaine rencontre se fera chez nous.
Et dès que le printemps reviendra, nous remonterons  dans ce nid d’aigle  si particulier où le temps semble s’arrêter sur les plus belles heures…

 

Martine Bernier

Relais des Chasseurs