La grammaire égyptienne de Champollion…

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Hier, mon Capitaine m’a transféré un gros document qu’il a repéré sur Gallica, le site permettant la consultation d’une partie des collections numérisées de la Bibliothèque Nationale de France.
Le trésor qu’il y a découvert cette fois?
La grammaire égyptienne ou Principes généraux de l’écriture sacrée égyptienne appliquée à la présentation de la langue parlée, de Jean-François Champollion, considéré comme le père de l’égyptologie.
Cet ouvrage est paru en 1836, quatre ans après son décès.
C’est son frère, Jacques-Joseph, qui s’est occupé de l’édition.

Jean-François Champollion
Jean-François Champollion

En écrivant ce livre qu’il couplait à son Dictionnaire égyptien en écriture hiéroglyphique  (qu’il n’a pas non plus terminé, mais qui a été publié en 1841), Champollion voulait proposer une méthode complète d’apprentissage de l’écriture hiéroglyphique.

J’ai commencé à feuilleter le document, et j’ai été happée par son contenu écrit non pas en lettres d’imprimerie, mais à la main, d’une écriture claire et élégante, ferme.
Il s’agit d’un manuscrit, de ses papiers, pas d’un livre retapé.
Découvrir l’écriture de Champollion, ses dessins minutieux dont beaucoup sont colorés, ses notes, ses ratures, est extrêmement émouvant…

Je garde précieusement ce document que je lirai lorsque j’aurai un peu plus de temps.

J’ai toujours la même admiration, inaltérable, pour cet homme qui a consacré sa vie à percer les mystères d’une civilisation, et qui nous a laissé des travaux d’une importance majeure.
Et toujours la même reconnaissance pour les concepteurs de Gallica, et tous ceux et celles qui passent un temps fou à scanner chaque page de millions de documents pour nous les offrir en consultation libre.
Selon Wikipédia, « Au 24 octobre 2016, Gallica proposait à la consultation en ligne 4 032 187 documents, avec un rythme de 1 500 pages numérisées par jour, et 4 032 205 documents, dont 694 319 livres, 1 773 014 fascicules de presse et revues, 949 240 images, 80 084 manuscrits, 102 371 cartes, 44 160 partitions, 35 212 documents sonores, 353 769 objets et 18 vidéos ».

Un trésor…

Martine Bernier

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