Cheffe de meute!

Mardi soir.
Tandis que mon Capitaine s’est absenté pour assister à une assemblée, je me retrouve avec Pomme et Kali, les demoiselles bichons havanais … déchaînées.
Au moindre léger bruit ou chant d’oiseau, elles foncent à la porte de la véranda en aboyant comme des furies.
Je ne sais pas ce qui leur prend, mais, clairement, leur rôle de gardiennes des lieux leur est monté à la tête.
La première fois, je les rappelle sans beaucoup de succès.
La deuxième fois, je lève un peu la voix, sans plus de résultat.
Au contraire, elles semblent trouver de plus en plus cocasse de déverser des tonnes de décibels dans mes oreilles sans la moindre raison.
La quatrième fois… j’ai craqué.
J’ai crié plus fort qu’elles, les ai ramenées dans le salon en leur servant un savon-maison, et les ai expédiées dans leurs paniers d’un « zou! » magistral.
Alors qu’elles tentaient de réaboyer, j’ai parachevé ma démonstration par un sonore « CA SUFFIT! » qui a  clôt les débats.
A son habitude, Kali a tenté de m’amadouer en se couchant sur le dos devant moi, attitude que j’ai superbement ignoré.
Elle a alors tenté une approche-charme en sautant sur le canapé et en rampant jusqu’à moi… mais je l’ai posée sur le sol sous l’oeil de Pomme.
Je savais que là, je jouais mon autorité.
Penauds, mes deux Mogwaïs n’ont plus bougé une oreille de la soirée.

Lorsque j’ai vu mon Capitaine rentrer dans la véranda un peu plus tard, je me suis dit qu’il y avait de fortes chances pour que le concert reprenne.
Je me suis levée pour aller l’accueillir… mais j’ai réalisé en chemin que Kali n’était plus là.
Je l’ai appelée… et j’ai vu arriver mon petit panda dévalant les escaliers en courant.
Elle était allée se réfugier dans la chambre où se trouve son panier de nuit, comme si elle s’auto-punissait…
Toutes deux ont reçu notre Capitaine calmement, sans cris.
La leçon avait porté…
Un peu plus tard, au moment de monter à l’étage et après avoir raconté l’anecdote de la soirée à ma Tendre Moitié, je m’adresse à mes bichons en prenant mon air le plus pompeux:
– Les filles, étant donné le refroidissement très net intervenu dans notre belle relation suite à votre comportement inacceptable, je vais laisser à Bruno le soin de vous sortir une dernière fois ce soir. De mon côté, j’attends des excuses de votre part avant de passer à autre chose.
Et là, comme si elle avait compris, Kali a bondi sur le canapé, puis sur moi, et m’a couverte de léchouilles.
C’était tellement inattendu que nous avons éclaté de rire…
Pomme a suivi le mouvement en arrivant en courant elle aussi, et en posant un délicat baiser canin sur ma joue.
Le pardon est intervenu dans la seconde… et je les ai sorties moi-même! 

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